Le Game 7 a montré les limites actuelles de Cade Cunningham

Très bon cette saison, Cade Cunningham a malgré tout montré en Game 7 qu’un vrai écart existe encore avec les superstars NBA.

Le Game 7 a montré les limites actuelles de Cade Cunningham

L’élimination des Detroit Pistons face aux Cleveland Cavaliers dans un Game 7 brutal a laissé une drôle d’impression. Pas seulement parce que Detroit a complètement craqué à domicile après avoir réussi à arracher un match décisif à Cleveland. Mais aussi parce que cette rencontre a servi de révélateur assez violent concernant Cade Cunningham.

Oui, Cade Cunningham est déjà un très gros joueur NBA. Oui, il a porté les Pistons toute la saison, parfois presque à lui seul offensivement. Oui, Detroit a énormément progressé autour de lui et personne n’imaginait cette équipe à ce niveau il y a encore un an. Mais ce Game 7 a aussi rappelé qu’il existe encore un vrai écart entre Cunningham et les joueurs capables de contrôler totalement une série de playoffs.

Le contraste avec Donovan Mitchell a d’ailleurs été saisissant dès les premières possessions. Là où le leader des Cavaliers a immédiatement imposé son agressivité, attaqué la raquette, créé des décalages et mis toute la défense des Pistons sous pression, Cunningham a semblé subir le rythme du match.

Le meneur de Detroit a terminé avec 13 points à 5 sur 16 au tir et un terrible 0 sur 7 derrière l’arc. Mais les statistiques ne racontent pas tout. Ce qui a surtout marqué, c’est cette sensation permanente de lenteur dans le jeu des Pistons. Le ballon restait énormément dans les mains de Cunningham, les possessions s’étiraient, et l’attaque donnait souvent l’impression d’attendre quelque chose qui ne venait jamais.

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Encore loin d'un Doncic

C’est là que la comparaison avec Luka Doncic devient intéressante. Les deux joueurs ont des similitudes évidentes : des grands meneurs physiques, capables de jouer à leur propre rythme et de dicter certaines séquences sans forcément miser sur l’explosivité pure. Sauf qu’aujourd’hui, Doncic maîtrise ce tempo avec une efficacité et une lecture largement supérieures.

Quand Luka ralentit un match, il donne souvent l’impression d’endormir volontairement la défense avant de frapper. Quand Cunningham a ralenti le jeu dimanche, cela ressemblait davantage à une équipe incapable d’accélérer ou de créer suffisamment de mouvement offensif.

Évidemment, tout ne repose pas sur lui. Detroit manque encore énormément de talent offensif autour de son franchise player. Lorsque Cunningham est moins bon, il n’existe pratiquement aucune solution de secours crédible. Tobias Harris a terminé à 5 points avec un 0 sur 6 au tir, et les Pistons ont rapidement sombré dans une attaque prévisible et statique.

Cette dépendance offensive commence même à devenir problématique. Toute la saison, Cunningham a porté une charge immense dans la création, parfois jusqu’à l’épuisement. Et sur ce Game 7, il a aussi donné l’impression d’un joueur qui tirait un peu la langue physiquement et mentalement après une campagne extrêmement exigeante.

Pour autant, cette série ne doit surtout pas devenir un procès contre lui. À seulement 24 ans, Cade Cunningham vient déjà de remettre Detroit sur la carte NBA et d’emmener cette franchise beaucoup plus loin que prévu. Il a même reçu des votes MVP cette saison, preuve du respect qu’il inspire déjà dans la ligue.

Simplement, les playoffs rappellent toujours la même vérité : entre une jeune star très talentueuse et un véritable monstre capable de dominer des matchs à élimination directe, le fossé est immense. Et dimanche soir, ce fossé s’est vu très clairement.

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