LeBron James accusé de « ring chasing » : Eddie Johnson monte au créneau

« Avec LeBron James, les standards deviennent impossibles à suivre » : Eddie Johnson défend l'ailier après sa signature aux Sixers, qui a suscité des critiques de la part des observateurs.

LeBron James accusé de « ring chasing » : Eddie Johnson monte au créneau

La signature de LeBron James à Philadelphie, pour un salaire bien inférieur aux standards auxquels il peut prétendre, a logiquement soulevé quelques questions. Elle a surtout réveillé un vieux refrain, celui du « ring chasing », ce dont on accuse les vétérans en fin de carrière prêts à tout pour décrocher une bague de plus.

Eddie Johnson, dix-sept ans de carrière en NBA et aujourd'hui consultant pour divers médias, trouve la critique injuste en ce qui concerne le « King » et son arrivée aux Sixers. « Depuis quand vouloir gagner est-il devenu une insulte ? », écrit-il dans une tribune pour HoopsHype.

Pour lui, le traitement réservé au quadruple champion est injuste. « Arrêtons de faire semblant que cette conversation parle de basket », attaque l'ancien meilleur sixième homme de l'année. Depuis vingt ans, estime Johnson, chaque geste de LeBron James est perçu à travers le prisme du débat sur le GOAT, sans jamais pouvoir satisfaire les observateurs. « Quand il restait chez des Cavs en galère, on lui demandait pourquoi il ne partait pas. Quand il est parti, on l'a accusé de choisir la facilité. Avec LeBron, les standards deviennent impossibles à suivre. »

L'ancien ailier pointe surtout un deux poids, deux mesures. D'autres athlètes, comme Tom Brady ou Shaquille O'Neal, ont changé d'équipe pour un titre de plus sans que personne ne s'en offusque. À 41 ans, James n'a plus rien à prouver aux yeux de Johnson, qui estime qu'il peut regarder Michael Jordan dans les yeux.

« Ce qui le motive aujourd'hui, c'est la même chose qui le motivait quand il est arrivé dans la Ligue à 18 ans : gagner », glisse-t-il. « C'est ça, la grandeur. Et peut-être que si certains ont du mal à l'accepter, ce n'est pas parce que LeBron court après un nouveau titre. C'est parce que chaque récompense le rapproche un peu plus de la réécriture du plus grand débat que le basket ait jamais connu. »

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