Le retour de Victor Wembanyama sur les parquets, mardi face aux Grizzlies, n’a pas modifié la ligne directrice des San Antonio Spurs. Avant même cette rencontre, l’entraîneur Mitch Johnson avait clairement posé le cadre : la santé du Français restera une priorité absolue, au-delà du résultat immédiat.
« Il a énormément travaillé, on a vu suffisamment de choses et Victor a senti qu’il pouvait tenter le coup », expliquait Johnson en conférence de presse. « Mais on va être extrêmement attentifs à cette situation, comme on l’a toujours été et comme on continuera de l’être. C’est quelque chose qu’on va devoir gérer et équilibrer en permanence, et je ne pense pas que ce soit seulement pour cette saison. »
Un retour encadré, malgré l’impact immédiat
Sur le parquet, Wembanyama n’a pourtant pas tardé à rappeler son importance. En seulement 21 minutes, l’intérieur français a inscrit 30 points, entrant dans l'histoire des Spurs, avant de rester sur le banc dans le money time, lorsque l’avance de San Antonio s’est progressivement évaporée.
Un choix qui a pu surprendre, mais qui s’inscrit pleinement dans la logique assumée par le staff texan. Plus tôt dans la saison, les Spurs avaient déjà opté pour une gestion conservatrice après une blessure au mollet, allant jusqu’à faire sortir Wembanyama du cinq majeur pendant plusieurs semaines.
« Sa posture est toujours la même : “Je peux jouer. Je suis prêt.” On respecte cette mentalité et cette compétitivité », a poursuivi Mitch Johnson.
« Mais notre rôle, en tant qu’organisation, est parfois de le protéger de lui-même. »
Le long terme avant les récompenses individuelles
Cette prudence pourrait avoir des conséquences sur l’éligibilité de Wembanyama aux trophées individuels, notamment avec la règle des 65 matches imposée par la NBA. Un paramètre que les Spurs assument sans détour.
« Victor a 22 ans, cette équipe est au début de son parcours, et tout ça est bien réel », a rappelé Johnson. « Le succès qu’on a eu, qu’il ait été attendu ou non, est réel aussi. Mais la priorité reste claire. »
Le coach texan insiste avant tout sur la nécessité de préserver son joueur sur la durée.
« Sa santé à long terme est le plus important, s’adorer contre le protège de lui-même et de sa compétitivité. On veut qu’il soit en bonne santé pour des années, pas simplement pour essayer de gagner quelques matches à court terme. On discute constamment de ces sujets, et rien n’est gravé dans le marbre. »
Une responsabilité qui dépasse les Spurs
Depuis son arrivée en NBA, Victor Wembanyama est présenté comme l’un des visages du futur de la ligue. Une dimension que Mitch Johnson intègre pleinement dans sa réflexion.
« Vic est probablement l’un des joueurs dont on parle le plus dans cette ligue. Il est direct, franc, et sa réponse est toujours la même : “Je peux jouer, je suis prêt.” », explique-t-il.
« Mais ça nous rappelle aussi que nous avons un devoir : le soutenir d’une manière qui est dans son meilleur intérêt aujourd’hui et pour très longtemps. Parce qu’il est trop important pour cette ligue. Il mérite ça. »
Un discours fort, qui éclaire les décisions prises ces derniers jours par San Antonio, et confirme que, malgré l’urgence du présent, les Spurs entendent construire autour de Wembanyama avec une vision résolument tournée vers l’avenir.
