Les Spurs peuvent-ils gagner un match de playoffs sans Victor Wembanyama ?

Possiblement privés de Victor Wembanyama pour le game 3 contre Portland, les Spurs sont confrontés à un vrai défi.

Les Spurs peuvent-ils gagner un match de playoffs sans Victor Wembanyama ?

L’hypothèse n’est plus théorique. Après sa sortie sur protocole commotion lors du Game 2, Victor Wembanyama est très incertain pour le match 3 face aux Portland Trail Blazers. Forcément, toute la série change de dimension.

Sur la saison régulière, San Antonio Spurs ont pourtant montré qu’ils savaient survivre sans leur franchise player : 11 victoires pour 5 défaites sans Wembanyama, soit un rythme de 56 victoires sur 82 matches. Ils ont battu notamment Portland, Denver, les Lakers, les Clippers ou Memphis dans cette configuration. Les revers ? Minnesota, Cleveland, Phoenix, Denver et… Portland.

Autrement dit : sans Victor, San Antonio reste une vraie bonne équipe. Mais en play-offs, le problème est différent. Il n’y a plus l’effet de surprise, plus de calendrier dilué, plus d’adversaire qui gère son énergie. Portland va cibler chaque faiblesse sur 48 minutes.

La bonne nouvelle pour les Spurs, c’est que certains cadres montent naturellement d’un cran sans Wembanyama.

De'Aaron Fox affiche 24,6 points, 6,3 passes et 4,3 rebonds en 16 matches sans lui cette saison. Il devient le vrai moteur du jeu demi-terrain et le créateur principal en fin de possession.

Stephon Castle a aussi pris de la place : 18,4 points, 6,8 rebonds, 7,1 passes sur les matches recensés sans Wemby. Son impact physique et sa polyvalence deviennent essentiels.

Devin Vassell devra lui apporter le spacing et le scoring extérieur, tandis que Luke Kornet a déjà montré dans le Game 2 qu’il pouvait stabiliser la raquette quelques séquences.

Alors, peuvent-ils gagner ? Oui. Sur un match, avec Fox dominant, Castle agressif et une adresse correcte à 3-points, San Antonio a les armes. Portland n’est pas un ogre, et le match 2 a surtout montré que les Spurs pouvaient rester compétitifs longtemps sans Wembanyama.

L’enjeu reste important et l’absence du DPoY, s’il elle se confirme sera un tedt énorme pour Mitch Johnson et son groupe.

Mais peuvent-ils contrôler la série sans lui ? Là, c’est une autre histoire. Car Wembanyama n’apporte pas seulement des points : il change les tirs adverses, protège le cercle, aspire les prises à deux et donne une marge d’erreur énorme.