Luka Doncic ne veut visiblement pas attendre le training camp pour prendre complètement possession des Los Angeles Lakers. À quelques semaines de sa première saison comme incontestable franchise player de l’équipe, le Slovène a décidé de réunir quasiment tout l’effectif chez lui, à Ljubljana, pour quatre jours qui doivent permettre de travailler, mais surtout de créer du lien.
Du 20 au 24 août, les Lakers vont donc délocaliser une petite partie de leur préparation en Slovénie à l’initiative de leur superstar. Au programme : séances de basket, golf, visites de Ljubljana et différentes activités de team-building. Un rassemblement qui rappelle forcément celui organisé quelques jours plus tôt en France autour de Rudy Gobert et des Minnesota Timberwolves, avec la même idée : profiter de l’été et d’un cadre différent pour souder un groupe avant que les choses sérieuses ne commencent.
Doncic a poussé le concept assez loin. Selon les informations de Marc Stein, le meneur a affrété lui-même un avion et prendra à sa charge l’intégralité des frais liés au déplacement et à l’accueil de ses coéquipiers. Pas exactement l’attitude de quelqu’un qui considère ce rendez-vous comme quelques jours de vacances entre collègues.
Et l’adhésion est presque totale. Seize des dix-sept joueurs de l’effectif hors Doncic ont accepté l’invitation, parmi lesquels Austin Reaves, Walker Kessler ou encore Bronny James, ainsi que les joueurs sous two-way contract. Le seul absent sera Cam Carr, retenu au même moment par le Rookie Transition Program obligatoire de la NBA, destiné à préparer les nouveaux venus aux différentes réalités de leur nouvelle vie professionnelle.
Surtout, le symbole est difficile à manquer.
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LeBron James n’est plus là et l’équipe qui va démarrer la saison sera, beaucoup plus franchement encore, celle de Luka. Son effectif, son projet et, forcément, une part beaucoup plus importante de responsabilité dans la culture du groupe.
Ce séjour en Slovénie ressemble ainsi à son premier véritable acte de patron. Pas simplement celui qui doit prendre 25 tirs et créer l’essentiel de l’attaque une fois les matches commencés, mais celui autour duquel une équipe se construit humainement. Dans une intersaison marquée par plusieurs changements et avec un groupe qui doit trouver rapidement ses automatismes, passer quatre jours ensemble loin de Los Angeles n'est sans doute pas anodin.
Doncic passe d'ailleurs son intersaison dans son pays natal afin de rester proche de ses deux filles. Plutôt que de quitter la Slovénie pour organiser un mini-camp aux États-Unis, il a donc décidé de faire venir les Lakers à lui.
Il faudra évidemment attendre octobre pour savoir si quelques swings de golf et des séances de travail à Ljubljana peuvent réellement produire quoi que ce soit sur un parquet NBA. Mais pour un joueur auquel on a parfois reproché par le passé de ne pas toujours incarner le leadership le plus démonstratif hors des matches, le geste est intéressant.
