MVP Race : Anthony Davis part fort

MVP Race : Anthony Davis part fort

Après une semaine de NBA, petit point sur la course au trophée individuel le plus attendu en fin de saison, celui de MVP de la ligue.

BasketSessionPar BasketSession  | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus
Après la Rookie Race démarrée hier, l'heure du checkpoint est venue pour le plus prestigieux des trophées individuels de la saison : le MVP.

Mention honorable

8- Joel Embiid (Philadelphie Sixers)

Stats : 29.5 points, 10.8 rebonds, 2.3 contres, à 51.9% Bilan d'équipe : 2-2 Le paramètre trashtalking n'entre pas en ligne de compte. Sinon, Embiid serait n°1 sans aucun souci. Sur le parquet, les Sixers sont assez irréguliers, mais le Camerounais est fiable comme pas deux. Avec quasiment 30 points de moyenne et une capacité à brutaliser les intérieurs adverses sans ménagement tout en assurant un service plus que minimum en défense, Embiid est sur la lancée de la saison dernière. Une fois que la machine collective se sera réellement mise en marche, il pourra lui aussi avoir des prétentions plus élevées pour le trophée individuel majeur.

7- DeMar DeRozan (San Antonio Spurs)

Stats : 29.3 points, 9 passes et 5 rebonds à 44.4% Bilan d'équipe : 2-1 Ce n'est pas parce que Kawhi Leonard est mieux classé dans cette MVP Race qu'il faut en conclure que les Spurs ont fait une mauvaise affaire. DeRozan est déjà en train de passer un cap sous la coupe de Gregg Popovich. La saison passée, on l'avait vu en nets progrès à la passe et à la création. Son entame de saison confirme cette donne, puisque "DDR" tourne à 9 passes de moyenne, tout en continuant de scorer en masse (29 points/match). Sa gestion des fins de matches (cf ses difficultés contre les Lakers) est un peu dommageable, mais l'activité, l'intensité et l'efficacité qui sont les siennes dans cette nouvelle aventure font plaisir à voir.

6- Blake Griffin (Detroit Pistons)

Stats : 36.3 points, 11.3 rebonds, 5.7 points à 53.3% (11/18 à 3 points, 61%) Bilan d'équipe : 3-0 On reste forcément sur la dernière impression épatante laissée par Blake Griffin. Mais son récital face aux Sixers est dans la continuité de son sérieux et de son application depuis le début de la saison. Detroit a remporté ses trois matches et "Quake" y est pour beaucoup. On ne sait pas jusqu'à quand durera son état de grâce à 3 points (11/18), ni s'il maintiendra la cadence au scoring (36 points de moyenne), mais avec un Griffin à ce niveau-là, la question d'un retour en playoffs des Pistons ne se posera même pas.

Cream of the Crop

5- Stephen Curry (Golden State Warriors)

Stats : 30.5 points, 7.8 passes, 5 rebonds à 52.9% (46.8% à 3 points) Bilan d'équipe : 3-1 Les Warriors sont poussifs dans ce début de saison. Pourtant avec un bilan de 3-1, les doubles champions en titre n'ont pas à s'inquiéter et peuvent sereinement bosser pour monter en puissance. Ils n'auraient sans doute pas ce loisir si Stephen Curry n'était pas aussi chaud depuis la reprise. Là où Kevin Durant et Klay Thompson, pour ne citer qu'eux, sont en difficulté avec leur shoot extérieur, Curry artille comme un chef et a pris ses responsabilités à chaque fois dans les moments chauds. Avec plus de 30 points de moyenne et une adresse extérieure superbe vu son volume de shoots, le "Baby-Faced Assassin" est sur des bases très élevées et parfaites pour alimenter une nouvelle candidature après ses sacres en 2015 et 2016.

4- Giannis Antetokounmpo (Milwaukee Bucks)

Stats : 27.3 points, 16 rebonds, 5.7 passes à 46.6% Bilan d'équipe : 3-0 Milwaukee n'a toujours pas perdu, mais les Bucks n'ont pas encore affronté d'énorme adversaire. Qu'importe, Giannis est en rodage aussi et ce qu'il propose, sans être parfait, est déjà assez époustouflant. Avec moins de balles perdues (5.7/match !) et un shoot extérieur en place (1/12 pour le moment), le "Greek Freak" grimpera tranquillement les échelon dans les semaines qui viennent. Sa moyenne de rebonds est folle (16) et sa capacité à atteindre le cercle à volonté et à organiser le jeu est intacte.

3- Nikola Jokic (Denver Nuggets)

Stats : 23.3 points, 10.5 rebonds, 7 passes à 61.2% Bilan d'équipe : 4-0 Les Nuggets marchent du tonnerre et il est normal d'appuyer la candidature de leur meilleur joueur. Sur les quatre matches, Jokic n'a pas toujours eu à forcer et il n'a même passé que 23 minutes sur le parquet face aux Kings. Mais chacun de ses passages sur le parquet est l'occasion de se régaler de ce que propose le Serbe. Au scoring, à la passe (mamma mia, quelle vision de jeu pour un big man...) et même un peu en défense, Jokic a haussé le ton par rapport à la saison dernière. Son triple-double sans rater le moindre panier contre les Suns a marqué les esprits. S'il a peu de chances d'être MVP en fin de saison, on tient là un All-Star assuré s'il ne faiblit pas trop.

2- Kawhi Leonard (Toronto Raptors)

Stats : 25.7 points, 8.7 rebonds à 45.9% Bilan d'équipe : 4-0 Le plus effrayant avec Kawhi Leonard, c'est qu'il n'est très certainement pas encore à 100%. Après une saison à 9 matches et le triste imbroglio avec les Spurs, il lui manque encore un tout petit quelque chose pour annihiler ses adversaires un par un comme jadis dans le Texas. Cela dit, son impact est déjà absolument phénoménal sur cette équipe des Raptors. Si DeMar DeRozan est performant avec San Antonio, ce qu'apporte Leonard des deux côtés du terrain est sans commune mesure avec ce dont est capable l'ancien chouchou de Toronto. Dans son sillage, les Raptors sont à 4-0 avec un sérieux et une confiance dont on ne les croyait plus capables après le passage de l'ouragan LeBron en mai dernier.

1- Anthony Davis (New Orleans Pelicans)

Stats : 30.3 points, 13 rebonds, 5.3 passes, 3.3 contres à 59% au shoot Bilan d'équipe : 3-0 On le savait en campagne pour le MVP. Il n'a pas tardé à la lancer et à montrer à la concurrence que ce serait très difficile de l'empêcher de parvenir à ses fins. Outre les trois victoires des Pelicans, on a vu un "Unibrow" dans la continuité de sa saison passée. A savoir dominant en attaque et en défense, avec toujours cette capacité à ajouter de petites choses à son jeu qui en font un basketteur théoriquement injouable. L'impression visuelle est déjà très, très violente. Et on n'a sans doute pas encore tout vu.          
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