Les Knicks ont réalisé l’un des plus grands comebacks de l’histoire des playoffs NBA. La clé de cette remontée ? Une stratégie simple : attaquer James Harden encore et encore. Et Jalen Brunson s'est régalé.
Mené de 22 points dans le quatrième quart-temps du Game 1 des Finales de conférence Est, New York a complètement renversé Cleveland avant de s’imposer 115-104 après prolongation. Et après le match, Mike Brown a confirmé ce que tout le monde avait vu.
« De même que nous devons trouver des moyens de défendre sur Harden et Donovan Mitchell, eux doivent trouver des moyens de défendre sur Jalen », a expliqué le coach des Knicks. « Mais ce n’était un secret pour personne : on attaquait Harden. »
Le plan a fonctionné à merveille.
Longtemps gêné par la défense des Cavaliers, Jalen Brunson a totalement changé le visage du match en ciblant systématiquement Harden dans le quatrième quart-temps. A grands coups de pick-and-rolls, les Cavaliers changeant quasi systématiquement, et d’isolation.
Après trois quart-temps compliqués, le meneur des Knicks a donc inscrit 15 points dans le dernier acte avec un 7/9 au tir, en profitant presque systématiquement des isolations face à l’ancien MVP.
Les chiffres illustrent parfaitement le problème rencontré par Cleveland. Dans le quatrième quart-temps, Harden a été ciblé huit fois en isolation. Ce n’est arrivé que 30 fois depuis que la NBA enregistre ces données en 2013. Sur ces 30 occurrences, c’est Harden qui a concédé le plus de points.
Au total, dans le 4e quart et en prolongation, James Harden a dû défendre sur 21 situations de pick-and-roll, ainsi que sur neuf isolations directes.
Les Knicks ont inscrit 1,6 point par possession sur ces pick-and-rolls ciblant Harden et 1,9 point par possession sur les isolations contre lui. Des chiffres extrêmement élevés à ce niveau des playoffs, voire totalement dingues dans le cas des isolations.
C'est donc une soirée bien compliquée qu'a vécue Harden, incapable de stopper Jalen Brunson. Notons quand même que Brunson était monstrueux et qu'Harden a contesté malgré tout certains tirs, sur toute cette séquence. En vain.
Jalen Brunson Hunting James Harden pic.twitter.com/rlyEGCbdlf
— Coach Gibson Pyper (@HalfCourtHoops) May 20, 2026
Notons également que Kenny Atkinson n'a pas proposé grand-chose pour changer le cours des événements, alors que Brunson empilait les points. Il n'a pas pris de temps-mort, et n'a pas semblé donner des consignes fortes du banc de touche. Idem offensivement, quand ses joueurs ont totalement arrêté de faire vivre la balle.
Ce qui a contribué à ce qu'au-delà de ses difficultés défensives, Harden a aussi vécu une soirée très compliquée en attaque avec seulement 15 points à 5/16 au tir.
Au final, Kenny Atkinson a refusé de sortir son meneur vétéran pendant la remontée new-yorkaise. Comme il a refusé de l’accabler après la rencontre :
« Écoutez, il a été l’un de nos meilleurs défenseurs et l’un de nos joueurs les plus importants en playoffs », a assuré le coach des Cavaliers. « J’ai confiance en lui. Il est intelligent, il a de grandes mains. »
Donovan Mitchell a lui aussi refusé de pointer Harden du doigt.
« Au final, ce n’est pas de sa faute, c’est de notre faute à tous », a déclaré Mitchell. « Ce n’est pas la faute d’une seule personne. Il est dans cette ligue depuis assez longtemps pour comprendre ça. »
Mais après ce premier match, une question revient déjà avec insistance : Cleveland peut-il continuer à laisser Harden aussi exposé défensivement contre Brunson dans cette série ? Comment les Cavs vont s’ajuster pour éviter qu’une telle situation se reproduise ?
Effondrement et naufrage, qu’est-il arrivé aux Cleveland Cavaliers ?
