Effondrement et naufrage, qu’est-il arrivé aux Cleveland Cavaliers ?

Les Cleveland Cavaliers ont vécu un naufrage dans le game 1 contre New York alors qu'ils menaient de 22 points dans le 4e quart-temps. Mais que s'est-il passé ?

Effondrement et naufrage, qu’est-il arrivé aux Cleveland Cavaliers ?

Les Cleveland Cavaliers avaient le game 1 en main. Mieux encore, ils semblaient avoir pris l’ascendant psychologique sur ces Knicks parfois à bout de souffle offensivement. Puis tout s’est écroulé. Complètement. Dans ce qui restera peut-être comme l’un des plus gros craquages vus en finales de conférence ces dernières années, Cleveland a encaissé un invraisemblable 44-11 sur les 7 dernières minutes 45 du temps réglementaire… puis en prolongation.

Une séquence irréelle, presque incompréhensible au vu de la physionomie du match jusque-là. New York a soudainement retrouvé de l’adresse, de l’énergie et une agressivité folle des deux côtés du terrain, pendant que les Cavs perdaient totalement le fil. Les Knicks ont terminé ce run en shootant à un monstrueux 15 sur 20, alors que Cleveland s’est enlisé dans un terrible 4 sur 18, incapable de générer le moindre panier facile ou de stopper l’hémorragie.

Comment Jalen Brunson a sauvé les Knicks

Quand les possessions deviennent brûlantes, les stars prennent toute la lumière. Jalen Brunson a été monumental dans le money time avec 17 points à 8 sur 10 au tir sur cette seule séquence finale. Le meneur des Knicks a puni chaque hésitation défensive, contrôlé le tempo et donné l’impression de jouer avec un calme absolu au milieu du chaos. En face, Donovan Mitchell et James Harden ont traversé cette tempête comme des fantômes : 3 petits points cumulés, à 1 sur 10 au tir. Deux leaders offensifs totalement neutralisés au pire moment possible.

Harden a symbolisé le naufrage en étant exploité et abusé à répétition par les pénétrations des Knicks, notamment de Jalen Brunson, qui a exposé les difficultés de l'ancien MVP dans ces situations.

Un gouffre au net rating

Les chiffres avancés traduisent eux aussi la violence du basculement. Sur cette fin de match, les Knicks ont affiché un offensive rating délirant de 173,2, pendant que les Cavaliers s’effondraient à 50,6. Un gouffre. Un match qui semblait pouvoir tourner en faveur de Cleveland s’est transformé en démonstration de résilience new-yorkaise et en cauchemar absolu pour les Cavs, incapables de reprendre le moindre contrôle une fois la machine lancée.

Le Madison Square Garden a explosé, Brunson a encore renforcé son statut de patron de ces playoffs, et les Cavaliers vont désormais devoir digérer un scénario qui pourrait laisser des traces bien au-delà de ce seul Game 1.