Vingt-sept ans après leur dernière apparition en Finales, les Knicks retrouvent enfin la plus grande scène du basket mondial. Face aux Spurs de Victor Wembanyama, New York part outsider selon la plupart des observateurs. Pourtant, plusieurs éléments plaident clairement en faveur d'un premier titre depuis 1973. Voici pourquoi les fans new-yorkais ont le droit d'y croire.
Ils arrivent lancés à pleine vitesse
Aucune équipe n'aborde ces Finales avec autant de confiance que New York. Les hommes de Mike Brown restent sur onze victoires consécutives en playoffs après avoir balayé Philadelphie puis Cleveland. À ce stade de la saison, la dynamique compte souvent autant que le talent. Les Knicks jouent avec une certitude collective impressionnante et n'ont plus perdu depuis plus d'un mois.
Jalen Brunson est le meilleur créateur de la série
Victor Wembanyama est probablement le meilleur joueur de ces Finales. Mais lorsqu'il s'agit de contrôler le rythme d'un match, peu de joueurs dans la ligue rivalisent actuellement avec Jalen Brunson.
Le meneur des Knicks a porté son équipe tout au long des playoffs grâce à sa capacité à créer un tir de qualité dans n'importe quelle situation. Face à la défense des Spurs, il représente l'arme la plus fiable pour casser les systèmes, provoquer des fautes et ralentir les runs adverses.
Dans les fins de match serrées, son expérience et sa maîtrise du tempo pourraient faire la différence.
Les Knicks possèdent davantage de solutions offensives
L'un des grands débats de cette série concerne la dépendance des Spurs à Victor Wembanyama.
San Antonio possède de nombreux talents autour du Français, mais l'attaque texane repose encore énormément sur son influence. À l'inverse, New York peut compter sur plusieurs options majeures : Brunson, Karl-Anthony Towns, Mikal Bridges, OG Anunoby ou encore Josh Hart sont capables de prendre feu à tour de rôle.
Cette diversité rend les Knicks particulièrement difficiles à préparer sur une série longue.
Leur repos pourrait peser lourd
Pendant que New York profitait de plusieurs jours de récupération après son sweep contre Cleveland, les Spurs ont dû survivre à une série éprouvante de sept matches contre Oklahoma City.
La fraîcheur physique pourrait rapidement devenir un facteur déterminant.
Même si Victor Wembanyama est capable d'enchaîner les performances monstrueuses, les Finales sont souvent une affaire de jambes. Les Knicks arrivent avec davantage de repos, moins de minutes accumulées et davantage de temps pour préparer leur plan de jeu.
Ils ont déjà montré qu'ils pouvaient battre San Antonio
Contrairement à certaines affiches où l'une des équipes semble avoir trouvé la formule contre l'autre, les Knicks abordent cette série avec la conviction qu'ils peuvent faire tomber les Spurs.
Ils ont remporté deux des trois confrontations disputées cette saison et avaient notamment dominé San Antonio lors de la finale de la NBA Cup.
Cela ne garantit évidemment rien sur une série en sept matches, mais cela enlève une partie du facteur intimidation que pourrait représenter la présence de Victor Wembanyama.
Le poids de l'histoire
Les Knicks n'ont plus été champions NBA depuis 1973. Toute une ville attend ce moment depuis plus d'un demi-siècle. Cette équipe semble portée par quelque chose de particulier depuis le début des playoffs : une confiance totale, un collectif soudé et une capacité à écraser ses adversaires que personne n'avait vu venir à ce niveau.
Les Spurs possèdent peut-être le meilleur joueur de la série. Les Knicks, eux, ont l'impression d'être une équipe en mission.
