Preview NBA : Les notes de l’intersaison – Atlantic Division

La saison débute dans un mois, l’occasion de faire un bilan de l’été avec une Preview NBA qui retrace les mouvements pour chaque franchise de la division Atlantic.

Preview NBA : Les notes de l’intersaison – Atlantic Division

Preview NBA : Les notes de l’intersaison

New York Knicks : B-

On a beau chambrer, railler, moquer, taquiner – insérez ici le synonyme de votre choix – les New York Knicks à chaque fois que l’on en a l’occasion, force est de constater que les nouveaux dirigeants font plutôt du bon boulot depuis leur nomination. Steve Mills et Scott Perry relèvent doucement la franchise depuis le licenciement de Phil Jackson. Déjà, ils ont bien drafté, ce qui était aussi l’un des points forts du Zen Master (peut-être le seul aspect positif de son bilan à la tête de l’organisation). Kevin Knox, neuvième choix, a brillé pendant la Summer League. Il a les atouts pour se distinguer dans le basket moderne. Et le potentiel suffisamment intéressant pour faire saliver les nombreux supporteurs des Knicks. Peut-être l’ailier du futur à NY, surtout si un certain Kevin Durant ne se pointe pas à Manhattan en 2019. Plus fort encore, les dirigeants ont tenté un pari avec Mitchell Robinson. Un pivot de 20 berges qui a zappé la case NCAA pour se préparer seul pour la draft. Ses dimensions (2,16 m) et sa mobilité en font l’intérieur idéal pour la NBA actuelle. Lui aussi s’est mis en valeur lors de ses sorties estivales. Leurs arrivés font pencher la note des Knicks au-dessus de la moyenne (le C). Ajoutez-y la venue d’un nouveau coach, David Fizdale, respecté et vous obtenez un projet sympathique. On a aussi apprécié la signature de Mario Hezonja pour seulement 6,5 millions de dollars sur un an. Il peut (re) lancer sa carrière dans la grosse pomme. C’est sympathique tout ça.

Philadelphia Sixers : C

Avant toute chose, précisons que les notes dépendent aussi des attentes et des ambitions de chaque franchise. Les Philadelphia Sixers, par exemple, espéraient recruter une superstar cet été. C’était l’un des objectifs avoués du club. Ils ont échoué. Paul George ne leur a pas prêté d’intérêt, LeBron James a filé à Los Angeles et Kawhi Leonard a été envoyé à Toronto. Les dirigeants ont réussi à conserver quelques vétérans importants comme J.J. Redick, T.J. McConnell et Amir Johnson. Mais ils ont perdu deux membres clés du banc, les gâchettes Marco Belinelli et Ersan Ilyasova. Tous les deux remplacés respectivement par Wilson Chandler et Mike Muscala, acquis via des trades. Attention, ça reste correct. D’où le C. Difficile pour nous d’attribuer une meilleure note. Surtout après le fiasco Bryan Colangelo (viré et pas encore remplacé). La draft de Zhaire Smith, déjà blessé, nous a aussi laissé sur notre faim. Pourvu que Markelle Fultz carbure fortement pour sa deuxième (et finalement vraie première) saison en NBA.

Toronto Raptors : B+

OK, les Toronto Raptors ont pris un risque en récupérant le contrat expirant de Kawhi Leonard. Mais quelle affaire sur le papier – SUR LE PAPIER. Ils ont lâché un All-Star au jeu un brin démodé et unidimensionnel, qui plus est souvent à côté de la plaque en playoffs, et l’ont remplacé par un ancien candidat au MVP, MVP des finales 2014, plus fort, plus complet et bien meilleur défenseur. KL peut s’imposer comme le boss de la franchise et éventuellement mener Toronto aux premières finales NBA de son Histoire. Masai Ujiri a même réussi à conserver le jeune et prometteur OG Anunoby (comparé à Kawhi, même si le rapprochement est évidemment exagéré). Danny Green apporte lui aussi son expérience, sa défense et peut-être même son adresse extérieure s’il retrouve la mire. L’effectif est armé pour aller loin. On aurait même pu donner un A. Mais le licenciement de Dwane Casey, COY, et l’incertitude qui en découle ainsi que l’image peu flatteuse donnée au management suite à la gestion du transfert de DeRozan nous ont poussé à baisser légèrement la note.

Brooklyn Nets : B+

Dans l’ombre, toujours dans l’ombre. Personne n’en parle parce que 1) tout le monde s’en fout 2) les Brooklyn Nets ne sont pas excitants (et donc tout le monde s’en fout) mais Sean Marks abat un job phénoménal depuis qu’il a repris le navire qui coulait avec des fissures partout sur la coque. Il ne fait pas dans le bling-bling. Il n’y a pas de grands noms à BK. Pas encore. Mais c’est solide. Les dirigeants ont réussi à faire de belles économies en refourguant le contrat de Timofey Mozgov pour celui de Dwight Howard, coupé dans la foulée en acceptant un rabais de 5 millions. Jeremy Lin a aussi été envoyé ailleurs. On y ajoute les signatures de Shabazz Napier, Ed Davis ou Joe Harris (convoité mais prolongé) et on obtient une équipe qui peut bousculer un peu de monde dans cette Conférence Est en reconstruction. Pas sûr que ça joue les playoffs dès cette saison (pas impossible non plus, une surprise est envisageable) mais il y a de la matière pour bosser. En attendant l’intersaison 2019 qui s’annonce déjà plus clinquante.

Boston Celtics : B-

Le taff, Danny Ainge et les dirigeants l’ont déjà fait. En amont. Mais on n’est jamais à l’abri d’un grand transfert avec les Boston Celtics. Parce que la franchise s’endort tranquillement chaque soir avec un trésor de guerre sous le matelas depuis le braquage de Brooklyn. Ils ont donc fait dans le sobre cet été. Robert Williams a été drafté en fin de premier tour. Il a les attributs pour s’imposer comme un pivot moderne, l’un des rares capables de VRAIMENT switcher sur les écrans. Mais il devra d’abord apprendre à faire preuve de professionnalisme. Le jeune homme a été un peu chahuté avec une panne de réveil puis un vol raté dans les jours qui ont suivis sa draft. Les Celtics ont ensuite prolongé Marcus Smart pour 52 millions (sur quatre ans) et c’était finalement le plus important. Boston a assuré l’essentiel. Les deux vraies recrues restent de toute façon Kyrie Irving et Gordon Hayward, les deux All-Stars blessés lors des derniers playoffs.