Russell Westbrook, le réveil, c’est pour quand ?

Maladroit et dépassé depuis son retour de blessure, Russell Westbrook vit des moments très compliqués sur les parquets depuis deux semaines.

Russell Westbrook, le réveil, c’est pour quand ?
Russell Westbrook est l’une des cibles préférées de la planète basket. Dès qu’il se rate, ses détracteurs débarquent en meutes pour le descendre. Et en ce moment… il se rate souvent. Si on apprécie le bonhomme, sa force de caractère, sa détermination et l’impression physique qu’il dégage à chacun de ses passages cataclysmiques – pour les adversaires mais aussi parfois pour son équipe – sur le terrain, on ne peut nier qu’il est douloureux de le regarder jouer ces derniers temps. Parce que l’ancien MVP est à côté de la plaque. Et son équipe en pâti.

« Pour l’instant, je cours juste partout », avoue même l’intéressé. « Je dois analyser les vidéos et trouver une façon pour être efficace. »

L’efficacité, c’est justement ce qui pêche. Seulement 39% de réussite aux tirs et 16% à trois-points depuis le début des playoffs. Alors le meneur All-Star dispose tout de même d’une excuse : une blessure récente aux quadriceps qui l’a fait manquer quatre matches. Mais ce n’est pas comme si le constat était complètement nouveau. Ça fait déjà plusieurs mois (deux saisons ?) que Russell Westbrook porte à merveille le pseudonyme « Westbrick ».

« Il essaye encore de retrouver son rythme », rappelle Mike D’Antoni. « Il joue avec beaucoup d’intensité. D’agressivité. Ça va aller. On ne gagnera pas sans lui. C’est un super joueur, je ne m’inquiète pas pour lui. »

CQFR : Middleton héroïque pour sauver Milwaukee, LeBron se fâche

James Harden, non plus, n’est pas inquiet : « Je pense que ça va aller. Ce qui est génial avec Russ, c’est qu’il affecte le jeu sans marquer. Il est tellement athlétique qu’il peut être excellent en défense. Il peut créer du jeu. On ne se fait pas de soucis lui. »

Cette nuit, Russ a tout de même débuté en manquant 5 de ses 6 premiers tirs tout en perdant deux fois la balle. Il a fini avec 10 points (13 rebonds) à 4 sur 15 avec plus de TO (7) que de passes décisives (4). Et un vilain -14 de différentiel. Le seul +/- négatif du cinq majeur. Le problème, c’est qu’il est tellement maladroit que les Houston Rockets se retrouvent obligés de lui filer la gonfle. Parce que la défense lui laisse beaucoup d’espaces quand il se retrouve sans ballon. Ça donne moins d’opportunité à Harden, auteur de 27 points en… 12 tirs hier. https://twitter.com/MZavagno11/status/1302828667421233152 Alors oui, nous, on s’inquiète. Pas forcément juste pour cette série mais pour la suite de la carrière de Russell Westbrook. Plus il prend de l’âge, moins ses qualités athlétiques lui permettent de faire la différence. Et sans un tir fiable, on se demande parfois quel joueur il peut devenir pour une équipe qui vise le titre. Il est énergique, il se bat, ça ne fait aucun doute. Mais pas toujours dans le bon sens. Surtout, sans un regain d’adresse, au moins sur quelques zones sûres, ça handicape clairement son équipe. L’heure du réveil a sonné.