À la veille d’un duel couperet entre les Warriors et les Clippers, les déclarations de Darius Garland sur Stephen Curry ont donné un premier ton à l’affiche. Entre respect générationnel et envie d’en découdre, les deux meneurs avancent avec des intentions claires.
Dimanche, lors du dernier match de saison régulière remporté 115-110 par les Clippers, Stephen Curry a terminé meilleur marqueur avec 24 points en 29 minutes, tandis que Darius Garland compilait 15 points et 6 passes en 26 minutes. Une répétition générale avant un affrontement bien plus tendu, où une saison peut basculer en quarante-huit minutes.
Après cette rencontre, Garland n’a pas caché son excitation à l’idée de défier Curry dans un contexte à élimination directe.
« C’est vraiment cool d’affronter un joueur du top 75 comme lui, un futur Hall of Famer dès le premier tour. Ça va être génial de rivaliser avec un gars comme ça. Son talent et ses qualités ont influencé mon jeu. C’est incroyable de voir ça de l’autre côté. Ça va être fun.
À chaque fois que tu joues contre un joueur du top 75, un futur Hall of Famer ou quelqu’un qui t’a inspiré quand tu grandissais, c’est toujours spécial de l’affronter et d’aller le chercher un peu. Je suis super excité, mais mon objectif principal reste de gagner le match, c’est tout ce qui compte pour moi. »
Informé de ces propos, Stephen Curry a accueilli le compliment avec un mélange de sourire et de lucidité sur le temps qui passe.
« C’est surréaliste de se dire que tu es aussi avancé dans ta carrière et que tu as cet impact. Quand il est arrivé à Cleveland, on savait qu’il allait être un problème dans cette ligue avec ses qualités, son calme, évidemment sa vitesse. C’est un compétiteur. Je sais qu’il a eu des blessures en début de saison et au fil de sa carrière, mais quand il est sur le terrain, il est toujours une menace.
C’est super de le voir continuer à progresser et, même dans un nouvel environnement, trouver ses repères. »
Depuis son arrivée aux Clippers à la deadline, Garland tourne à 19,9 points et 6,4 passes de moyenne avec une adresse solide, notamment à trois points. En face, Curry sort de l’une de ses meilleures saisons offensives récentes avec 26,6 points de moyenne, confirmant qu’il reste le moteur principal de Golden State.
Dans ce contexte de play-in, l’enjeu est limpide : le vainqueur prolonge sa saison, le perdant rentre chez lui. Entre l’élève admiratif et le maître toujours aussi dangereux, la confrontation promet un mélange de respect et de compétition pure, avec une seule vérité au bout du compte : survivre ou disparaître.
