Tous les héros ne portent pas de cape : Robin Lopez découpe Enes Kanter et Royce White

Robin Lopez a répondu avec un savoureux sens du sarcasme aux provocations d’Enes Kanter et Royce White autour de la WNBA et des athlètes transgenres.

Tous les héros ne portent pas de cape : Robin Lopez découpe Enes Kanter et Royce White

Robin Lopez n’a peut-être jamais été All-Star, mais il vient de signer l’une des plus belles performances de sa carrière. Pas sur un parquet : sur X, où l’ancien pivot NBA a méthodiquement découpé Enes Kanter Freedom et Royce White après leur numéro autour de la Draft WNBA.

On vous parlait récemment de Kanter, qui a annoncé vouloir se présenter à la Draft WNBA 2027 pour tourner en dérision les règles concernant l’éventuelle participation d’athlètes transgenres. Royce White a décidé de rejoindre le spectacle quelques heures plus tard. L’ancien 16e choix de la Draft 2012 a affirmé être transgenre et « parfois s’identifier comme une femme pour les besoins du basket professionnel », avant d’annoncer lui aussi sa candidature à la Draft. Une démarche dans la même veine provocatrice que celle de Kanter.

C’est là que Robin Lopez est entré dans la conversation.

Enes Kanter en WNBA ? Une mauvaise blague pour un faux problème

Interrogé sur les deux candidatures, l’ancien intérieur a d’abord soulevé, avec beaucoup de sérieux évidemment, le principal obstacle à leur sélection :

« Le plus gros problème, c’est qu’en draftant quelqu’un, vous dites en gros : “On veut t’avoir avec nous pendant quatre ans.” Et j’ai du mal à imaginer quelqu’un vouloir Enes Kanter ou Royce White avec lui pendant même quatre minutes. »

Déjà très propre.

Mais Lopez n’avait pas terminé. Il a ajouté que l’expérience avait déjà montré le problème chaque fois que Kanter se retrouvait près de la Turquie… ou que Royce White s’approchait « de la logique ou de la réalité ».

On était déjà sur un très joli KO. White a pourtant décidé de se relever.

Visiblement piqué, il a répondu à Lopez en le menaçant notamment de lui mettre une gifle, façon Pootie Tang, avant d’assurer qu’il était prêt à « se battre pour les droits trans ». Mauvaise idée.

Robin Lopez a alors dégainé une dernière réponse :

« Oui, on a compris, tu adores gifler des gens avec des prénoms de femmes. »

Rideau.

Au-delà du plaisir assez simple de voir Robin Lopez manier une nouvelle fois l’autodérision et le sarcasme avec beaucoup plus d’adresse qu’un hook main gauche, sa réponse pointe assez bien l’absurdité du cirque monté par Kanter et White.

On peut évidemment discuter sérieusement des conditions dans lesquelles une athlète transgenre pourrait participer à une compétition professionnelle féminine. Il existe des questions d’équité sportive qui méritent d’être étudiées lorsqu’un cas concret se présente.

Mais Kanter et White ne font rien de tout cela. Aucun des deux n’a effectué de transition et tous les deux utilisent simplement l’auto-identification comme ressort comique pour fabriquer le scénario le plus caricatural possible : celui de deux anciens joueurs NBA décidant soudainement qu’ils sont des femmes afin d’aller dominer la WNBA.

Un scénario qui n’existe aujourd’hui que dans leur propre démonstration. Robin Lopez aurait pu écrire quinze paragraphes pour expliquer le problème. Deux tweets ont suffi.