Trop vieux, vraiment ? Les Warriors ont répondu avec leurs anciens

Portés par Stephen Curry, Al Horford et Draymond Green, les Warriors ont survécu face aux Clippers. Le sursis de Golden State a un goût de fin de cycle.

Trop vieux, vraiment ? Les Warriors ont répondu avec leurs anciens

On les disait trop vieux, trop entamés, trop usés pour espérer. Pourtant, au moment où il a fallu activer le mode survie, les Warriors ont été sauvés par leurs anciens. Dans ce play-in remporté contre les Clippers, Golden State a tenu debout grâce, entre autres, à trois vétérans qui ont rappelé qu’en avril, l’expérience compte.

Stephen Curry a remis le feu à l’attaque, Al Horford a planté des tirs déterminant, et Draymond Green a transformé le quatrième quart-temps en cours magistral de défense et en enfer pour l'un des meilleurs joueurs du monde.

Curry, d’abord. Voir Stephen Curry prendre feu offensivement reste un spectacle que la NBA ne propose presque plus ailleurs sous cette forme. Il y a toujours chez lui cette capacité à faire basculer un match dans une autre dimension, à le rendre irrationnel pour l’adversaire, presque cruel. Quelques tirs, deux ou trois déplacements, une poignée de secondes, et toute la défense d’en face se met à paniquer.

À 38 ans, il continue de produire ce chaos organisé que lui seul maîtrise vraiment. Dans un match où Golden State avait besoin de ça, il a encore répondu présent : 35 points à 7/12, le panier primé assassin pour reprendre les devants dans le money time et une copie globale qui, en prenant en compte qu'il n'est pas à 100%, est impressionnante.

 

Comment Draymond Green a étouffé Kawhi Leonard et sauvé les Warriors

 

Horford, ensuite. La pertinence de son arrivée n’a pas toujours sauté aux yeux cette saison. Les pépins physiques l’ont freiné, le rythme a parfois été compliqué à trouver, et on a pu se demander si ce pari n’était pas un peu trop tardif pour les Warriors. Cette nuit, ce run du quatrième quart-temps où il a enquillé 4 paniers à trois points consécutifs a complètement retourné la rencontre.

 

Et puis il y a Draymond Green. On pense ce qu’on veut du personnage, du passif, de la réputation, de tout ce qui accompagne le bonhomme depuis des années. Mais ce qu’il a produit défensivement face à Kawhi Leonard a été magnifique.

Kawhi arrivait en confiance, en forme, avec des jambes fraîches, et Green l’a littéralement étouffé. Sur l’homme, sur les aides, sur les anticipations, sur les angles de passe, sur le timing. Il a tout lu, tout senti, tout contesté.

Ce genre de séquence rappelle une vérité simple : Draymond Green est un génie défensif. Et ce n’est pas un mot lancé au hasard. Des défenseurs aussi intelligents, aussi complets, aussi capables de détruire le confort d’une superstar adverse, on les compte sur les doigts d'une main.

Steph Curry et Jimmy Butler se lâchent dans le vestiaire

Alors oui, ce n’est peut-être qu’une parenthèse enchantée. Golden State doit encore aller gagner à Phoenix pour arracher la 8e place, et derrière, Oklahoma City ramènerait sans doute pour ramener tout ce petit monde à une réalité plus brutale. La jeunesse, la profondeur, les jambes, la pression constante : sur une série, le défi paraît immense.

Mais il y a quand même quelque chose de beau dans ce sursis arraché par les anciens. Voir Curry incendier un match en attaque et Draymond déployer son génie défensif, ça reste un spectacle formidable. On ne sait pas combien de fois on reverra ça. Alors il faut peut-être simplement en profiter. Parce que ça ressemble de plus en plus à un chant du cygne.

Pour la suite, la question est là : est-ce que les Warriors peuvent vraiment espérer davantage qu’une meilleure santé et un recrutement clinquant ? Rien n’est impossible avec Curry, mais bâtir sur des fondations aussi vieillissantes, c’est vivre au bord de la rupture permanente. Sur la durée, ça sent la fin de cycle. Sur un soir, ou une série, en revanche, on en reprendrait bien encore un peu...

Très bel article et conclusion qui résume un peu mon état d'esprit : il n'y a plus grand chose à attendre, mais un petit coup d'éclat suplémentaire fait toujours plaisir. Même si taper Phoenix sera encore une autre histoire, et ne pas se prendre 4 blowouts par OKC encore plus
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