Les Warriors ont arraché leur survie en dominant les Clippers 126-121 lors du play-in, mais au-delà des 35 points de Stephen Curry, c’est bien la défense de Draymond Green qui a fait basculer la rencontre.
Dans un match où Golden State a dû remonter un déficit conséquent, le tournant s’est joué dans le money-time. Alors que Kawhi Leonard cherchait à faire la différence dans le money time, Draymond Green est intervenu a deux reprises avec deux interceptions cruciales dont celle décisive sur un drive de Leonard qui scelle la victoire des Warriors. Une action dans la pure tradition du vétéran, capable de changer le cours d’un match sans forcément passer par le scoring.
Sur l’ensemble de la rencontre, Green compile 7 points, 6 rebonds, 9 passes et 4 interceptions, mais son impact va bien au-delà des statistiques. Leader vocal, chef d’orchestre défensif, il a multiplié les ajustements et les aides pour perturber l’attaque des Clippers, notamment dans les dernières minutes.
Et la meilleure preuve de son influence vient directement de Kawhi Leonard lui-même. Muselé dans le quatrième quart-temps, limité à deux petits points et quasiment invisible offensivement, l’ailier des Clippers a reconnu en conférence de presse la supériorité du dispositif mis en place par Golden State. « C’est exactement ça. Ils avaient un très bon plan de jeu. »
Leonard détaille ensuite les difficultés rencontrées face à cette défense agressive. « Ils ont été physiques tout le match, en s’assurant que je n’aie pas de tirs en catch-and-shoot. Ils blitzaient tous les pick-and-rolls. Quand j'allais au poste, je voyais toujours deux défenseurs. »
Avant de conclure avec un hommage clair à son bourreau du soir. « Et puis Draymond, c’est un défenseur niveau Hall of Fame. Donc oui, c’était difficile, même simplement pour réussir à prendre des tirs. »
Une déclaration qui résume parfaitement la fin de match : Kawhi Leonard, pourtant référence offensive de la ligue, n’a jamais trouvé la solution face à l’intensité et à l’intelligence défensive des Warriors.
Golden State prolonge ainsi sa saison et se donne le droit d’y croire encore, avec un dernier match à jouer face aux Suns pour décrocher une place en playoffs. Et si Curry a brillé, cette victoire porte clairement la signature d’un Draymond Green version patron, au meilleur moment.
