Une autre franchise NBA menacée après les Clippers ?

La NBA enquête sur l’étonnant contrat de Gary Trent Jr. Un précédent historique pourrait placer les Milwaukee Bucks dans une situation très inconfortable.

Une autre franchise NBA menacée après les Clippers ?

La sévérité des sanctions infligées aux Clippers pourrait-elle annoncer de nouveaux coups de tonnerre en NBA ? La ligue enquête également sur le contrat signé par Gary Trent Jr. avec les Milwaukee Bucks, un accord dont la construction intrigue depuis plusieurs mois.

Le verdict rendu dans l’affaire Kawhi Leonard a envoyé un message particulièrement clair aux trente franchises NBA : la ligue n’entend pas plaisanter avec les tentatives de contournement du salary cap. Cette décision replace immédiatement sous les projecteurs un autre dossier potentiellement sensible, celui de Gary Trent Jr. et des Milwaukee Bucks.

La NBA a déjà ouvert une enquête sur le contrat de quatre ans et 64 millions de dollars signé par l’arrière au cours de l’été. À ce stade, aucune infraction n’a été établie et rien ne permet d’affirmer que Milwaukee sera sanctionné. Mais le parcours contractuel du joueur et l’importance soudaine de son nouvel accord ont éveillé les soupçons.

Gary Trent Jr. avait rejoint les Bucks en juillet 2024 avec un contrat d’un an au salaire minimum, estimé à 2,6 millions de dollars. Il avait ensuite prolongé pour 7,5 millions sur deux saisons avant de décliner sa player option pour 2026-2027 et de décrocher ce nouveau contrat nettement plus lucratif.

Un salaire qui a intrigué la NBA

L’accord a d’autant plus surpris que Trent sortait d’une saison individuelle plutôt décevante. En 65 rencontres, l’arrière de 27 ans a tourné à 8,1 points, 1 rebond et 1,2 passe décisive en un peu plus de 21 minutes par match.

Il a également terminé la saison à 38,7 % de réussite aux tirs et 36 % à trois points. Hormis son année rookie, il n’avait jamais affiché une moyenne de points ou une adresse générale aussi faibles depuis son arrivée en NBA.

Ces performances ne signifient évidemment pas que le contrat est illégal. Une franchise reste libre de rémunérer un joueur selon sa propre estimation de sa valeur, de son rôle futur ou de son importance dans le vestiaire. La question posée par l’enquête est différente : la NBA cherche à déterminer si les précédents contrats à prix réduit de Trent étaient liés à la promesse d’une rémunération beaucoup plus importante par la suite.

Si une telle entente secrète existait, elle constituerait un contournement direct du salary cap. Dans le cas contraire, Milwaukee pourra simplement défendre une succession de décisions contractuelles autorisées par le règlement.

Le précédent Joe Smith inquiète forcément Milwaukee

La situation rappelle l’un des plus grands scandales financiers de l’histoire de la NBA. En 1999, Joe Smith avait renoncé à une prolongation de 80 millions de dollars proposée par Golden State pour signer plusieurs petits contrats successifs avec Minnesota.

Les Timberwolves lui avaient secrètement promis un contrat beaucoup plus lucratif une fois ses Bird Rights obtenus. La manœuvre devait leur permettre de conserver davantage de flexibilité salariale avant de récompenser le joueur. Lorsque l’accord clandestin a été découvert, la NBA avait lourdement puni la franchise et annulé le contrat de Smith.

Le chemin suivi par Gary Trent Jr. présente certaines ressemblances, avec deux accords relativement modestes avant une importante augmentation. Mais cette proximité ne constitue pas une preuve. Toute la différence reposera sur l’existence éventuelle d’une promesse préalable entre le joueur, son entourage et les Bucks.

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