Les San Antonio Spurs ont grillé une cartouche en s’inclinant à domicile contre les New York Knicks (95-105) en ouverture des finales NBA. L’un des plus mauvais match de Victor Wembanyama et de ses partenaires sur ces playoffs. La situation exigeait une meilleure prestation, mais ce n’est pas comme si cette jeune équipe s’était écroulée sous l’enjeu. Plutôt qu’elle n’a pas attaqué la rencontre avec l’état d’esprit nécessaire pour vraiment s’imposer contre une formation new-yorkaise plus disciplinée. Peut-être que, d’une certaine manière, les éperons ont un peu le sentiment d’être déjà arrivés. La bonne nouvelle, c’est qu’ils sont toujours prompts à réagir. Une capacité à rebondir qui est une force, mais aussi peut-être une faiblesse, comme le soulignaient les journalistes français présents à San Antonio.
« Je suis totalement d'accord. Je pense que c'est dû au manque d'expérience et à la jeunesse à la fois. On joue contre des équipes, le meilleur exemple est New York, qui sont expérimentées et réalisent leur chance d'être en finale, et que ce n'est pas garanti que ça puisse se reproduire. Et nous, on est comme des enfants gâtés. On est en finale dès notre deuxième ou troisième saison, et on ne s'en rend pas compte en fait, on ne réalise pas la chance qu'on a », rétorquait Victor Wembanyama.
L’insouciance des Spurs leur permet de ne pas paniquer. Mais il va falloir prendre conscience de l’urgence de la situation. Le Oklahoma City Thunder s’est un jour retrouvé en finales avec Kevin Durant, Russell Westbrook et James Harden dans son effectif. L’avenir semblait radieux, tout comme celui du groupe composé de Wembanyama, Stephon Castle et Dylan Harper. KD et sa bande se sont retrouvés très tôt proches de gagner, eux aussi. Mais ils n’ont pas complètement saisi les moments où la série se jouait contre le Miami Heat de LeBron James. Le Thunder est retourné en finales seulement 13 ans plus tard, avec Shai Gilgeous-Alexander et compagnie.
Les joueurs de Mitch Johnson vont devoir éviter de faire la même erreur. Comme le dit leur superstar, même si le potentiel est effrayant, rien ne garanti que San Antonio aura à nouveau cette opportunité de décrocher une bague. Et ça se joue presque déjà dès le Game 2.
Wembanyama rejoint Shaq et Olajuwon dès ses débuts en Finales NBA
