À mesure que son statut grandit, Victor Wembanyama semble de moins en moins décidé à pratiquer la langue de bois. Interrogé mercredi à Bercy, à la veille de France-Slovénie, sur ses prises de position politiques et sociétales, le nouveau capitaine des Bleus a expliqué qu’il comptait continuer à s’exprimer sur les sujets qui lui tiennent à cœur.
La question, posée par un journaliste de Sports Illustrated France, faisait notamment référence à l’élection présidentielle française de 2027 et aux interventions publiques déjà effectuées par Wembanyama aux États-Unis, notamment sur les agissements de l’ICE.
« Avec les années, j’ai de moins en moins de filtres ou peur de dire ce que je pense », a ainsi expliqué le Français. Wembanyama précise ne pas s’être encore véritablement penché sur la présidentielle et ne soutenir aucun candidat ou camp particulier. Mais cela ne signifie pas qu’il entend rester silencieux. « Je n’ai pas peur de dire mon avis, pas peur de déplaire », a-t-il notamment assuré.
Surtout, le joueur des Spurs ne considère pas nécessairement ses interventions comme de véritables prises de position politiques. Il explique plutôt réagir en fonction des principes auxquels il est attaché : « Il y a des valeurs qui me guident. Je n’appelle pas ça prendre position, j’appelle juste ça donner mon avis. »
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Il a également précisé ne soutenir « personne en particulier politiquement » et ne pas avoir de problème à parler lorsqu’il estime être confronté à quelque chose de problématique. Pour résumer sa philosophie face aux critiques, Wembanyama a sorti une référence culturelle assez inattendue.
« J’ai cette citation, mais je ne sais plus qui l’a dite. Je sais que je ne plais pas à tout le monde, mais quand je vois à qui je ne plais pas, je me demande si ça me dérange vraiment ».
La réponse qu’il cherchait ? Dikkenek, film culte belgo-français culte sorti en 2006. La réplique est prononcée par Jean-Claude, le personnage incarné par Jean-Luc Couchard.
Au-delà de la référence, le message est limpide. Wembanyama ne cherche pas à devenir un porte-parole politique et se garde pour l’instant de soutenir qui que ce soit. En revanche, son immense exposition ne semble pas devoir le pousser au silence. Au contraire : plus les années passent, plus il paraît prêt à assumer publiquement ce qu’il pense.
