Draft 2000 : Il y a vingt ans, l’une des pires cuvées de l’Histoire

Draft 2000 : Il y a vingt ans, l’une des pires cuvées de l’Histoire

Retour sur la Draft 2000, il y a vingt ans, une promotion faible qui n'a pas marqué les esprits mais avec tout de même quelques joueurs cultes.

Antoine PimmelPar Antoine Pimmel | Publié

Hier, Kenyon Martin Jr se déclarait à la prochaine Draft – bien que personne ne sache exactement quand elle aura lieu. Vingt ans après son papa, l’ailier athlétique s’apprête à rejoindre la NBA. Ça nous replonge dans des souvenirs lointains. Kenyon Martin… Sr, star de Cincinnati, premier choix de la draft 2000. Quelle cuvée. Mystique. Et avec le recul, vraiment faible. Peut-être pas la pire de tous les temps mais certainement pas la plus brillante. Flashback.

Le top 10 de la draft 2000

Premier choix, Kenyon Martin (New Jersey Nets)

C’était l’évidence. Pas de Twitter, de YouTube ou d’Instagram pour relayer les exploits de l’intérieur spectaculaire des Bearcats. Un cursus complet en NCAA pour devenir le prospect numéro un du pays. Martin était LE joueur à prendre et les Nets n’ont pas laissé passer cette occasion.

Quelque part, le fait qu’il soit le talent incontournable de cette promotion en dit long sur le niveau de la cuvée – même si K-Mart était présenté comme un futur très bon basketteur à l’époque. Il a eu un parcours plus qu’honorable avec une sélection All-Star en quinze saisons NBA et deux finales perdues avec New Jersey en 2002 et 2003. Aujourd’hui, il investit du temps et de l’argent dans de nombreuses œuvres caritatives tout en suivant la carrière montante de son fils.

Deuxième choix, Stromile Swift (Vancouver Grizzlies)

Une énigme. Tout au long de sa carrière. Un ailier-fort hyper athlétique, ancien participant au concours de dunks, qui avait les qualités physiologiques pour s’imposer en NBA. Le résultat ? Neuf saisons dans trois équipes différentes, 547 matches pour seulement 97 dans la peau d’un titulaire, 8,4 points et 4,6 rebonds de moyenne. Très loin des standards d’un second choix de draft.

Troisième choix, Darius Miles (Los Angeles Clippers)

Un joueur qui avait tellement de flow ! Il pouvait devenir une icône. Sorti directement du lycée, long, athlétique, des nattes collées, un bandeau… mais très certainement pas prêt à affronter le milieu terrible de la NBA à seulement 18 ans. D’abord très prometteur, il a fortement contribué au regain de popularité des Clippers au début des années 2000 avant de se perdre aux « Jailblazers » de Portland (surnom donné à une équipe qui accumulait les problèmes judiciaires et les caractères de cochon). Des blessures et une maladresse chronique aux tirs ont eu raison de Miles. 10 points et 5 rebonds sur l’ensemble de sa carrière. Un potentiel gâché. Depuis, il anime un podcast très intéressant avec son ancien coéquipier Quentin Richardson.

Quatrième choix, Marcus Fizer (Chicago Bulls)

Les Bulls ne savaient vraiment pas drafter à l’époque. Risée de la ligue, les taureaux ont misé sur un ailier-fort obscure, Marcus Fizer, alors qu’ils possédaient déjà le jeune CO-ROY Elton Brand au même poste. Difficile pour l’ancienne star d’Iowa de se faire une place malgré un statut de top-5 pick. Fizer n’a quasiment jamais été titulaire tout au long de ses six petites saisons NBA (35 en 289 matches). Il a rapidement disparu des radars. Pour la petite anecdote, il est l’un des joueurs les plus tatoués de l’Histoire de la ligue avec 31 tatouages. Chacun ses accomplissements.

Cinquième choix, Mike Miller (Orlando Magic)

Le Rookie Of The Year de la promotion ! Miller, qui a été un joueur de devoir très respecté en NBA, est finalement l’un des meilleurs éléments de cette draft 2000. ROY avec 12 points de moyenne en profitant de la blessure de Kenyon Martin. Quelle tristesse. Miller s’est d’abord affirmé comme un titulaire en puissance à Orlando et Memphis avant de devenir le sixième homme de luxe et le spécialiste du tir essentiel au sacre de Miami en 2012 et 2013.

Sixième choix, DerMarr Johnson (Atlanta Hawks)

Superstar au lycée, coéquipier de Kenyon Martin à Cincinnati, prospect très attendu… et très décevant. Sept saisons en NBA avant de parcourir la planète de l’Italie au Venezuela pour continuer à vivre de sa passion.

Septième choix, Chris Mihm (Cleveland Cavaliers)

Une machine à double-double à la fac, une machine à double-single en NBA.

Huitième choix, Jamal Crawford (Chicago Bulls)

Le meilleur joueur de cette cuvée, le seul à être encore en NBA aujourd’hui… et il n’a pourtant jamais été All-Star ! Gâchette de luxe, Jamal Crawford a su passer de star qui fait des statistiques dans des équipes mauvaises à sixième homme pour des candidats aux playoffs. Une crème et un régal à voir jouer.

Neuvième choix, Joël Przybilla (Milwaukee Bucks)

Une époque où le simple fait de pouvoir protéger le cercle était quasiment l’assurance d’être pris dans le top-10 de la draft.

Dixième choix, Keyon Dooling (Los Angeles Clippers)

Une carrière discrète de back-up dans plusieurs équipes. Il a révélé après sa carrière avoir été abusé sexuellement pas un coach quand il était enfant.

Autre choix notables

Onzième choix, Jerome Moïso (Boston Celtics)

Le deuxième français à avoir joué en NBA et certainement celui dont le public se souvient le moins. Un personnage énigmatique mais un joueur terriblement doué, qui aurait sans doute été plus courtisé dans la ligue actuelle. Ancien coéquipier de Baron Davis à UCLA. Il n’a pas eu la carrière qu’il méritait.

Dix-neuvième choix, Jamal Magloire (Charlotte Hornets)

Un joueur de devoir qui a réussi à se retrouver All-Star en 2004 et qui a même failli finir MVP du match. En dehors de ça ? 7 points et 6 rebonds de moyenne en 680 matches.

Quarante-troisième choix, Michael Redd (Milwaukee Bucks)

Le vrai meilleur joueur de cette draft, il faut le trouver au second tour. Michael Redd. L’un des trois All-Stars de la promotion. Celui qui était parti pour devenir une superstar NBA, avec même une saison à presque 27 points par match (et cinq autres à plus de 20 points). Mais des blessures au genou ont tout gâché.

 

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