Les Clippers, nos chouchous à l’Ouest

Antoine PimmelPar Antoine PimmelPublié

Les Los Angeles Clippers sont l'une des équipes favorites de la rédaction de BS. Parce que ce groupe est vraiment sympathique à suivre.

J’ai encore une fois pris du plaisir en regardant les Los Angeles Clippers ce matin alors je me suis dit qu’il était temps d’en parler. Surtout que c’est une équipe qui est finalement peu médiatisée malgré son implantation dans l’un des plus grands marchés du monde. Parce qu’il n’y a pas de superstar charismatique pour la tirer vers le haut depuis que Blake Griffin et Chris Paul ont été transférés. Paradoxalement, c’est depuis qu’ils ne sont plus là que la franchise est vraiment devenue séduisante. J’ai donc demandé à mon acolyte Shai Mamou (@ShaiMamou, allez suivre) s’il estimait que l’on pouvait qualifier les Californiens comme les « chouchous » de la rédaction à l’Ouest. Réponse sans appel : « Ouais, clairement. Ça fait quelques matches que je les vois jouer parce que [Zach] Lowe et [Bill] Simmons les kiffent et je comprends pourquoi. » Moi aussi.

Shai est un supporteur du Magic et moi des Blazers – et ouais les gars, vous avez les rédacteurs que vous méritez ! Les Clippers ne forment donc pas notre équipe préférée. Mais par « chouchous », on entend cette petite formation qui finit par te faire vibrer. Vu qu’on se lève très tôt pour voir les matches, on se retrouve souvent sur des games de la Conférence Ouest. Et donc souvent les Clips. Et c’est vrai qu’ils sont vraiment sympathiques à regarder. Rien que là, récemment, trois rencontres serrées contre les Bucks, les Warriors et les Spurs cette nuit. Trois succès des joueurs de Doc Rivers. Au bout du suspense, à chaque fois.

Parce que mine de rien, ça joue bien. C’est solide. La meilleure franchise de L.A. (Big Up, Clippers France) occupe actuellement la quatrième place de la Conférence avec 9 victoires en 14 matches. Et c’est en plus l’une des plus plaisantes à suivre. Parce ça joue bien et ça joue dur. Les Clippers mettent de l’intensité chaque soir. Pas question de tanker. Ça se bat pour aller chercher des victoires. Et vu qu’ils ne peuvent pas reposer sur une star dominante, ils se donnent tous. Ils vont au charbon. Il y a de la motivation, de la combativité. La bonne attitude. Certes, ils n’ont pas d’alpha dog mais il y a du talent à tous les postes et un mix intéressant de vétérans expérimentés au sommet de leur art et de jeunes loups au potentiel intrigant.

Le plus intéressant de ces talents de demain étant évidemment Shai Gilgeous-Alexander, onzième choix de la dernière draft. Je soupçonne d’ailleurs Shai d’aimer les Clippers juste parce qu’un rookie porte son prénom et que ça ne lui était probablement jamais arrivé (je reste invaincu avec Antawn Jamison et Antoine Walker). Mais je le comprends. L’ancien joueur de Kentucky est atypique – un long meneur à la Shaun Livingston – mais il est déjà précieux au sein de la rotation. Le joueur de 20 ans s’est d’ailleurs imposé comme le titulaire à la mène. S’il est moins flashy que ses camarades de promotion comme Luka Doncic, Trae Young ou Deandre Ayton, il demeure l’une des valeurs sûres parmi les débutants. 10,1 points par match, 48% aux tirs, 36% à trois-points, 3,4 rebonds, 3 passes, de la défense, des dunks spectaculaires et des passes lumineuses. Notre chouchou parmi les chouchous.

Les Los Angeles Clippers ont un effectif complet, ce qui les rend d’autant plus intéressants. Ils sont constamment à même d’aligner des bons basketteurs sur le terrain. Leur ticket gagnant est d’ailleurs presque composé de deux remplaçants. Parce que le tandem formé par Lou Williams et Montrezl Harrell est sacrément efficace. Un vétéran et un jeune. Un arrière et un intérieur. Deux machines à marquer sur pick-and-roll. Ils ont tué les Spurs ensemble cette nuit avec 23 points pour Lou et 14 pour Harrell. Ensemble, ils terrorisent les deuxièmes unités de la NBA. Parce que Williams – qui a prolongé pour pas cher après sa superbe saison passé – est toujours un scoreur d’élite, capable de planter des paniers décisifs (buzzer beater contre Golden State, encore un trois-points clutch cette nuit).

Harrell continue lui de se révéler. Il a progressé saison après saison depuis son arrivée en NBA en 2015 et il tourne désormais à plus de 14 points par match en à peine 23 minutes. Propre. Ajoutez-y Tobias Harris, Danilo Gallinari, le guerrier Patrick Beverley, le géant Boban Marjanovic et vous obtenez un effectif complet. Le supporting cast idéal pour n’importe quelle star ! C’est justement le « problème », il manque une vraie première option pour passer un cap. Parce qu’on sait bien, par expérience, que les équipes sans All-Star vont rarement loin en playoffs.

Mais il ne faudrait pas n’importe quel joueur majeur. Si possible un type capable de s’intégrer et à ce qui est déjà en place tout en tirant la franchise sensiblement vers le haut. En fait, il faudrait un Kawhi Leonard… ça tombe bien, il est pressenti pour signer aux Los Angeles Clippers l’an prochain (même si, vu la saison que fait Toronto, ça ne sera pas une mince affaire de le convaincre). Ce serait le mariage parfait. Et les Clippers auraient soudainement beaucoup plus de fans. En attendant, n’hésitez pas, montez dans le wagon, il y a encore de la place.