Les « Jordan Rules » des Pistons dévoilées dans « The Last Dance »

Les « Jordan Rules » des Pistons dévoilées dans « The Last Dance »

Dans l'un des deux épisodes du jour de "The Last Dance", il est question des crashs de Michael Jordan sur les Pistons. Et donc des fameuses "Jordan Rules"

N.SPar N.S | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus

Avant de connaître sa plénitude, et les six titres acquis en huit ans avec les Bulls entre 91 et 98, Michael Jordan n'a pas eu la vie tranquille dans la conférence Est. S'il a connu ses premières distinctions personnelles entre 1985, son année rookie, et 1988 où il est élu MVP (à 35 points de moyenne) et meilleur défenseur, His Airness ne faisait pas gagner les siens. La faute essentiellement à une seule équipe, les Detroit Pistons. Pendant trois années de suite, entre 1988 et 1990, la bande à Isiah Thomas a barré la route des Bulls. Le plan de jeu était simple, limiter l'apport de Jordan avec un système défensif connu sous le nom de "Jordan Rules". Les derniers épisodes de The Last Dance reviennent dessus.

Un stratagème mélangeant polyvalence et jeu très physique qui dépassait souvent les limites. Joe Dumars et Dennis Rodman, avec leurs styles différents, se relayaient sur lui, avant que les aides ne prennent le relais dès qu'ils étaient passés. Des aides qui n'hésitaient pas à sortir les coudes et les baffes pour éviter deux points. Encore aujourd'hui, Michael Jordan admet qu'il conserve cette haine contre ces "Bad Boys".

Pas de main droite et pas de ligne de fond

Pendant ces trois années, le jeune MJ au shoot pas encore régulier s'est cassé les dents sur ce mur dressé face à lui. Il lui a fallu attendre 1991 pour conjurer le sort et enfin accéder aux Finales NBA. Mais revenons sur ces célèbres "Jordan Rules" qui lui ont tant mené la vie dure. Dans l'un des deux épisodes de "The Last Dance" sorti aujourd'hui, Brandon Malone, assistant de Chuck Daly chez les Pistons à l'époque, dévoile de manière claire ses directives pour limiter le monstre offensif qu'était Michael Jordan et l'isoler de ses coéquipiers.

Première consigne tout d'abord : lorsqu'il était sur une aile, le pousser à aller dans l'axe afin que les aides défensives puissent intervenir. Il était interdit de le laisser partir ligne de fond, endroit privilégié de Jordan et là où, dans les règles NBA, l'aide est la moins efficace. Deuxième cas de figure, lorsque son Altesse était dans l'axe. Processus assez simple, l'orienter au maximum sur sa main faible, c'est à dire la gauche, quitte même à exagérer. Le travail d'aide faisait ensuite son travail dans une zone qu'il affectionnait moins, puisque moins naturel pour un droitier.

Si aucune de ses règles ne fonctionne...

Dans son jeu, Michael Jordan appréciait tout particulièrement recevoir le ballon poste bas. Une caractéristique qui s'est intensifiée chez lui au fur et à mesure de sa carrière, notamment lorsque ses qualités athlétiques ont diminué. Pour Brandon Malone, il n'y avait là pas de question à se poser, on trappe pour le forcer à lâcher la balle. S'il la conservait, il forçait et augmentait les probabilités d'un ballon perdu ou d'un mauvais choix.

Voilà les trois règles claires établies, auxquelles s'est ajouté une dernière, plutôt visible. Si aucun des trois plans énoncés ne fonctionne, et que Jordan arrive à rentrer dans la peinture, on le bastonne. Un rôle qui est souvent revenu à Bill Laimbeer dont les coudes tranchants étaient rentabilisés au maximum. Ce "spectacle" défensif n'a plus été revu depuis, la faute à de nombreux changements de règles et le désir de la Ligue de se faire une meilleure image.

Les fameuses Jordan Rules anti Michael Jordan en images

Afficher les commentaires (0)
Atlantic
Central
Southeast
Pacific
Southwest
Northwest