LeBron James et les Lakers méritent leur « putain de respect »

LeBron James et les Lakers méritent leur « putain de respect »

Héroïque et étincelant tout au long des finales NBA 2020, LeBron James écrit une nouvelle page de sa légende avec ce titre.

Antoine PimmelPar Antoine Pimmel | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus

Un astérisque derrière le nom du champion. C’est ce que promettait Shaquille O’Neal avant que la NBA reprenne dans les circonstances si particulières du COVID-19. Comme si le titre valait moins, parce que décroché après une saison interrompue pendant cinq mois avec des playoffs disputés au sein d’une bulle. Sans déplacements, sans avantage du terrain et évidemment sans public. De nombreuses semaines plus tard, à l’issue d’une saison finalement bouclée malgré la crise sanitaire, ce sont les Los Angeles Lakers, franchise mythique du Shaq, qui finissent sacrés. Alors, astérisque ou non ? Pour LeBron James, la réponse est évidente.

« C’était vraiment très difficile. On était coupés de nos repères habituels et ça joue sur le corps et l’esprit », confiait le King qui qualifie ce titre comme l’un des « plus grands accomplissements de ma carrière. »

Le parc Disney était tout sauf une partie de plaisir pour les joueurs NBA, privés de leurs proches. Tout sauf des vacances. Il fallait rester solide mentalement. Physiquement aussi, bien sûr. Et seule une équipe de costauds aurait pu aller au bout. Les Lakers 2020 sont forts. Très forts. Tout comme leur leader finalement. Il est venu en Californie avec une mission : celle de ramener l’une des franchises les plus mythiques, tous sports confondus, au sommet. Après des années de disette. Dix ans sans sacre. Pas grand-chose à l’échelle de la ligue mais une éternité pour une organisation aussi victorieuse que celle de Los Angeles. Dix ans après le succès de Kobe Bryant et compagnie, revoilà les mauves et ors sur le toit du monde. Symbolique.

« Quand je suis arrivé ici, j’ai dit à Jeanie [Buss, la propriétaire] que j’allais remettre cette franchise à sa place. Faire partie de cette organisation est une sensation incroyable pour tout le monde ici. On veut juste le respect qui nous est dû.

Rob [Pelinka, le GM] veut du respect. Le coach Frank Vogel veut du respect. Les Lakers veulent du respect. Et je veux mon putain de respect », balançait un LeBron James particulièrement remonté.

La revanche de LeBron James

Le King cite essentiellement les personnes qui ont été vivement critiqués depuis leur nomination. Ceux qui avaient donc des choses à prouver. Des détracteurs à faire taire. LBJ étant évidemment en tête. Bien que phénoménale depuis tant d’années, il continue de diviser. D’être au cœur des débats concernant le GOAT. Présenté comme vieillissant – et c’est vrai, il était un ton en-dessous qu’il ne lui en déplaise – l’an dernier, une saison gâchée par la première vraie blessure de sa carrière et la première sans playoffs depuis 2005, il a prouvé qu’il était toujours capable de dominer la ligue à 35 ans. Bientôt 36. Et après dix-sept saisons NBA. Impressionnant.

« LeBron James, le plus grand joueur que l’univers ait jamais vu »

MVP des finales, le premier à le faire avec trois clubs différents, le natif d’Akron a survolé la compétition en compagnie d’Anthony Davis. S’il y avait une vraie lutte pour le trophée – pas si anecdotique – après deux matches, il n’y aucune contestation possible sur l’ensemble de la série. James était le patron. Le plus fort. Avec même un triple-double pour finir en beauté (28 points, 14 rebonds, 10 passes). Sa place dans l’Histoire, premier, deuxième, top-quatre, allez savoir, reste une question d’appréciation, de subjectivité. De point de vue. Mais il est évident qu’il est l’un des monuments de son sport. L’un des athlètes les plus exceptionnels de l’Histoire. Une légende. Il mérite son putain de respect.

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