Stephen Curry est sur une autre planète, ne l’oubliez pas pour le MVP !

Stephen Curry est sur une autre planète, ne l’oubliez pas pour le MVP !

Stephen Curry fait une saison monstrueuse avec Golden State. Et si on arrêtait de banaliser ce qu'il fait avec les Warriors ?

Shaï MamouPar Shaï Mamou  | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus

Les espoirs d'un retour au premier plan des Golden State Warriors avaient pris un méchant coup après l'annonce de la grave blessure de Klay Thompson. On commençait déjà à imaginer une deuxième saison de suite dans les abysses du classement pour l'ancienne dynastie de la Bay Area.

Sauf qu'il y a quand même une différence majeure avec la saison dernière : Stephen Curry est là et il n'a absolument pas l'intention de partir à nouveau en vacances prématurément pour aller écumer les tournois de golf caritatifs.

Depuis le début de la saison, le meneur des Warriors porte l'équipe sur ses épaules. On ne l'avait sans doute pas vu aussi affuté, tranchant et enivrant depuis 2016 et sa deuxième saison de MVP.

Sa forme actuelle est assez démentielle et il y a quand même cette impression que les prestations du "Baby-Faced Assassin" passent un tout petit peu en dehors du radar par rapport à d'autres cracks de la ligue. Sur les 5 derniers matches, Stephen Curry est sur des bases insensées.

Le double MVP tourne à 36 points de moyenne sur des pourcentages d'adresse effrayants : 58% en global, 54% à 3 points (en prenant 12 tirs extérieur par match !) et 100% sur la ligne. Sur le strict art du shoot, Curry est sur une véritable masterclass, puisque c'est majoritairement à 3 points qu'il sème la désolation, en allant seulement 5 fois par match sur la ligne sur cette période.

Stephen Curry : le joueur le plus essentiel de NBA ?

Stephen Curry n'est clairement pas le favori du moment pour le titre de MVP. Ses Warriors pointent au 8e rang et d'autres prétendants ont des stats encore plus ronflantes. En revanche, si on s'en tient à la strict définition du terme "valuable" que l'on retrouve dans MVP, ils ne sont plus beaucoup à pouvoir causer avec la superstar californienne.

Enlevez Kevin Durant à Brooklyn, LeBron James à Los Angeles, Kawhi Leonard chez les Clippers ou même Nikola Jokic à Denver. Il est probable que sur une durée relativement courte, ces équipes bien articulées parviennent à survivre sans leur patron.

On a vu la saison dernière ce que donnaient les Warriors sans Stephen Curry. Ce ne serait sans doute pas beaucoup mieux cette saison avec Andrew Wiggins et Kelly Oubre comme options offensives principales.

A l'heure qu'il est, ce n'est pas une hot take que de dire qu'il est sans doute le joueur le plus irremplaçable pour son équipe. Tous les adversaires de Golden State lui envoient des prises à deux ou mettent leur meilleur défenseur sur son dos. Malgré ça, il affiche quand même des stats phénoménales et parvient à garder les Warriors dans la conversation pour les playoffs.

Steve Kerr dit lui-même qu'il trouve que c'est peut-être la meilleure version qu'il a jamais vu de Stephen Curry. C'est évidemment discutable. Mais c'est aussi la première fois qu'il démarre une saison dans ces conditions, sans son Splash Brother Klay Thompson ou Kevin Durant pour détourner l'attention des défenseurs.

Tourner à 29,4 points, 6,1 passes et 5,4 rebonds à 48,1% en global et 42,5% à 3 points n'est pas réalisable pour le commun des mortels en NBA. Le faire tout en essayant au maximum d'impliquer les autres et de les aider à se fondre dans la culture Warriors, pas si simple à assimiler comme peuvent en témoigner Andrew Wiggins ou Kelly Oubre, est encore plus exceptionnel.

On ne va pas vous spoiler le prochain épisode de notre MVP Race, mais il ne faudra pas être surpris d'y retrouver Stephen Curry très, très haut...

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