Les 3 meilleurs transferts pour Russell Westbrook… et la NBA !

Les 3 meilleurs transferts pour Russell Westbrook… et la NBA !

Russell Westbrook voudrait quitter les Houston Rockets alors nous avons mis sur pied trois transferts qui peuvent assurer du spectacle en NBA.

Antoine PimmelPar Antoine Pimmel | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus

C’est la bombe du jour. Russell Westbrook voudrait quitter les Houston Rockets. Un an après avoir rejoint le Texas. Et donc encore une superstar qui réclamerait son transfert. Les échanges impliquant les meilleurs joueurs de la ligue ne sont pas faciles à mettre en place. Déjà parce que les All-Stars ne veulent pas atterrir n’importe où et ensuite parce que ces trades nécessitent souvent de nombreux assets.

Russell Westbrook veut quitter Houston et demande son trade !

Russell Westbrook au Magic

Orlando reçoit : Russell Westbrook

Houston reçoit : Aaron Gordon, Markelle Fultz, Al-Farouq Aminu, Khem Birch

Le Magic tient à se maintenir dans le grand huit de la Conférence Est. Voilà deux ans que la franchise floridienne se qualifie pour les playoffs avant de sortir dès le premier tour, à chaque fois sur le même score (4-1). Le groupe de Steve Clifford est intéressant. Mais il manque justement d’une superstar. Notamment à la création.

Russell Westbrook comblerait immédiatement ce besoin. Même si son tir lui fait défaut, même si sa santé se dégrade comparé à ses plus jeunes années, il reste un meneur capable d’être le point central d’une attaque. Encore plus avec un intérieur comme Nikola Vucevic, une machine à pick-and-roll.

Evan Fournier serait un complément intéressant dans le backcourt. Un bon deuxième playmaker, aussi à l’aise sans le ballon. Le départ d’Aaron Gordon – qui revient CONSTAMMENT dans les rumeurs chaque année – libérerait enfin la place à Jonathan Isaac… à son retour de blessure. Avec Westbrook, Fournier, Vucevic, Isaac ou encore Terrence Ross, le Magic peut espérer se rapprocher de la quatrième ou cinquième place à l’Est. C’est déjà une évolution.

NBA Evan Fournier

Pour Houston, c’est un rajeunissement. Aaron Gordon est prometteur mais il n’a pas le statut de star et tant mieux. Ça peut faciliter son entente avec James Harden. Ce qui promet, au passage, des alley-oops. Si l’intérieur développe son tir à-trois-points et ses qualités de playmaker, ce qu’il commençait à montrer depuis deux ans (3,7 passes), il peut même s’affirmer comme une deuxième option intéressante aux Rockets.

Al-Farouq Aminu est un « 3 and D » de plus, profil toujours intéressant autour du barbu. Il rejoindrait la légion formée par PJ Tucker, Robert Covington, Danuel House et consorts. Khem Birch apporterait un peu de taille à un effectif qui ne comptait plus sur ses pivots traditionnels l’an dernier.

Quant à Markelle Fultz, il prenait petit à petit ses marques en NBA. Le Magic le sacrifie là pour récupérer un meneur star mais les Rockets peuvent poursuivre sa formation. Notamment en apprenant au côté d’Harden – oui ça fait drôle à écrire – un joueur à qui il a été comparé quand il brillait à l’université.

Russell Westbrook aux Knicks, pour le kiff

New York reçoit : Russell Westbrook

Houston reçoit : Julius Randle, Dennis Smith Jr, Taj Gibson, Kevin Knox, un tour de draft des Mavericks

On vous voit déjà bondir sur votre chaise, vous précipiter sur l’espace commentaires pour nous insulter de tous les noms. Cette proposition va diviser les supporteurs new-yorkais. Ceux qui veulent une reconstruction réfléchie et ceux qui veulent kiffer un peu. Ceux qui apprécient Russell Westbrook et ceux qui ne peuvent pas l’encadrer. Parce que le personnage est clivant à ce point.

Les Knicks sont mauvais depuis un moment maintenant. Pire, ils sont dysfonctionnels. Mais ils ont promis de remettre un peu d’ordre en nommant un nouveau Président, Leon Rose, et un nouveau coach, Tom Thibodeau. La franchise va peut-être enfin repartir sur des bons rails.

Idéalement, en NBA, pour se reconstruire, il faut être patient. Ne pas brûler les étapes. Miser sur le développement des jeunes, bien les encadrer, établir une culture solide et ensuite seulement essayer de convaincre des stars de s’associer au projet. Les Knicks se sont entêtés à se griller avant même de poser des bases. Alors faire venir Westbrook, quelle idée à la con.

Russell Westbrook, le joueur parfait pour enflammer New York

Mais c’est New York bordel ! Pas Oklahoma City ou Indiana (qui, au passage, parvient à se reconstruire sans jamais piocher haut à la draft) ! Il faut une tête d’affiche ! Il faut un visage pour cette franchise ! Et ce visage, c’est Russell Westbrook !

Qui peut mieux incarner la hargne, la rage, l’envie et le spectacle que réclament sans cesse les passionnés du Madison Square Garden ? Qui peut mieux faire jumper Spike Lee ? Qui pour aller constamment au clash avec les journalistes de la grosse pomme ? Le mix promet d’être explosif. Pour le meilleur et pour le pire. Ce n’est pas le choix de la raison, c’est celui du cœur.

Il faut être réaliste : les Knicks sont très, très, très loin du titre. Même en repartant doucement sur les bons rails. Alors autant viser autre chose. Autant se faire plaisir. Avec une superstar électrique, capable de porter un effectif faible à une grosse trentaine-petite quarantaine de victoires. Un meneur en triple-double pour enfin voir un joueur de New York au All-Star Game.

Russell Westbrook New York knicks

Déjà, cassons une idée préconçue : Westbrook n’est pas un mauvais leader. Ses années sans Kevin Durant au Thunder parlent pour lui. Adulé par ses coéquipiers. Adulé par le staff. Ce sera probablement la même au Garden. Un nouveau chouchou. Du public, des jeunes, des vétérans, du personnel de sécurité, des cuistots. Tout le monde.

Ensuite, les Knicks pourront enfin peut-être accrocher un premier tour des playoffs. Ce ne sera pas facile, pas garanti, mais c’est jouable. Mitchell Robinson va se régaler avec un meneur comme Russ. Se régaler. Et RJ Barrett a de toute façon besoin d’un vrai joueur star à ses côtés pour le décharger de la pression inutile que les dirigeants lui ont collée sur les épaules. Le Canadien n’est pas encore un créateur. Il sera bien plus efficace en seconde option.

Puis dans ce deal, les New-yorkais ne perdent quasiment rien ! Dennis Smith Jr et Kevin Knox sont deux prospects énigmatiques que les Rockets auront désormais à leur charge de développer. Julius Randle fait des stats sans défendre, comme Westbrook, mais en étant trois crans en-dessous. Taj Gibson est un bon vétéran mais il faut bien respecter l’équilibre des salaires. Tandis que le pick est l’un des Dallas Mavericks – promis aux sommets avec Luka Doncic.

Et si jamais les Rockets réclament plus, il faudra gentiment leur rappeler que Westbrook est sous contrat pendant encore trois ans pour 131 millions de dollars et que c’est un gentil cadeau que leur font les Knicks en acceptant de le récupérer.

Si on relançait les Pistons ?

Detroit reçoit : Russell Westbrook

Houston reçoit : Derrick Rose, Sekou Doumbouya, le septième choix de la draft, un futur premier tour

Detroit Pistons Blake Griffin NBA

On s’est rarement autant ennuyer devant une équipe des Pistons. Sérieusement, même avec Greg Monroe et Josh Smith il y avait plus de flow. Alors pareil que New York, hop, hop, hop, un peu de spectacle. Il faut la remplir cette nouvelle salle dans Detroit où personne ne vient (après le COVID-19 bien sûr).

Russell Westbrook et Blake Griffin, voilà un bon duo pour claquer des gros dunks. Bon, c’est sûr que nous ne sommes plus en 2014 mais ils ont chacun une revanche à prendre. Autant le faire ensemble, sous la tunique d’une franchise mythique mais de plus en plus oubliée, boudée par les principaux joueurs de la ligue. Pas vraiment dans l’esprit de Detroit Basketball. Mais les temps changent.

Les Rockets miseraient plus sur l’aspect draft, contrairement aux deux autres offres. Avec le septième choix pour piocher un bon jeune et un futur pick en espérant que Westbrook et Griffin déraillent.

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