Stephen Curry et les Warriors ont bien remis le moteur en marche

Stephen Curry et les Warriors ont bien remis le moteur en marche

Incandescents à partir de la fin du 3e QT, Stephen Curry et ses Warriors ont réalisé un come-back de 22 points face aux Clippers

N.SPar N.S | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus

Ils nous avaient franchement inquiété après leurs deux premières sorties. Des déroutes de trente pions à chaque fois et un niveau global très loin de ce que cette équipe doit proposer. Oui, il n'y avait pas l'âme du groupe, Draymond Green. Car il montre de plus en plus qu'on peut terminer avec un vieux 7-4-5 mais avoir un impact considérable sur ses partenaires. Il fallait aussi parler de Stephen Curry qui balançait des saucisses à tout va.

Bref, ça n'allait vraiment pas fort chez les Warriors. À tel point qu'on apercevait à nouveau le spectre d'une saison galère pointer le bout de son nez. Et puis les artistes se sont réveillés. Enfin surtout l'Artiste. Son coup de chaud à 62 points n'est pas passé inaperçu en début de semaine. Tout comme sa prestation suivante à 30 unités. Soit 92 points en l'espace de 24h et 66 minutes de temps de jeu. La bête était bien réveillé après quasiment huit mois d'hibernation.

Néanmoins, il fallait ce succès contre un gros. Les Nets et les Bucks, deux favoris, les avaient mangé tout cru. Il a failli en être de même avec les Clippers. Dans ce deuxième acte du "back-to-back" entre les deux franchises, les Clipps ont mené la vie dure aux Dubs. À 3'06 de la fin du 3e QT, l'écart était monté à +22 (85-63). Autant dire que ça sentait bien le garbage time. Sauf dans la tête de Stephen Curry qui s'est remis en mode super-héros.

Stephen Curry enfile sa cape

Il était "questionnable "avant la rencontre, la faute à cette cheville qui avait tourné 48 heures avant. Et pendant plus de trente minutes, on a senti qu'il cherchait son rythme. Jusqu'à ce tir à trois points pour lancer un incroyable come-back. En l'espace de trois minutes, le double MVP 2015 et 2016 a retourné le match à lui-seul. Des lay-ups, des shoots à 8,50m en transition, des caviars. Fin de la période : 87-81 Clippers et 19 points pour l'ami Curry.

Associé à Damion Lee, Eric Paschall, Mychal Mulder et Ken Bazemore, Stephen Curry a montré la voie à ses partenaires. Ce cinq, aussi improbable que finalement très équilibré à ce moment-là de la rencontre, a permis de retrouver de l'agressivité et de l'adresse. Steve Kerr a bien compris qu'il était temps de mettre les Wiggins et surtout Oubre Jr au frais. Ce dernier continue d'ailleurs de croire que le Chase Center n'est pas terminé et qu'il doit fournir rapidement des parpaings en masse. 34/101 aux tirs dont 6/42 à trois points en 8 rencontres, c'est très laid.

Sans leurs zombies et surtout grâce à leur go-to-guy, les Warriors ont retrouvé la vie. Et même sans le chef parti se reposer sur le banc, les autres ont su hisser leur niveau dans les douze dernières minutes. Parmi les autres héros du jour, on citera Kent Bazemore et Brad Wanamaker, auteurs de tirs assassins. Eric Paschall montre que ce rôle en sortie de banc lui va plutôt bien, lui qui, rappelons-le, avait sorti une première année assez cool la saison dernière.

"Il fait ça depuis tant et tant d'années"

Le mot de la fin est revenu à Andrew Wiggins avec ce tir pour foutre les Clippers au tapis (112-103 à 1'30 de la fin). Lui qui avait également pris un rebond offensif important quelques instants plus tôt. Mais on retiendra surtout cet élan qu'a insufflé Stephen Curry (38 points & 11 passes) pour remettre ses copains dans le droit chemin et choper cette belle victoire (on oublie de mentionner l'excellent 20/41 derrière l'arc pour les locaux et un 52-20 pour boucler l'affaire)

"C'est simplement ce que Steph est. Il fait ça depuis tant et tant d'années et c'est l'une des raisons pour lesquelles il a été deux fois MVP. Habituellement avec lui, quand il fait un mauvais match, il rebondit dès le suivant" a tancé Steve Kerr après coup.

Lui aussi n'a pas hésité à mettre ses cadres sur le banc (Wiseman et Green étaient également assis à côté de lui) quand tout allait mal. Un coup de poker qui rappelle que lui aussi reste un coach de top niveau après une année passée dans le caniveau.

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