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Stephen Curry fait une vraie saison de malade quand même

Antoine PimmelPar Antoine PimmelPublié

Revenu en force de sa blessure à la cheville, Stephen Curry s'impose sans faire de bruit comme l'un des joueurs les plus performants depuis le début de la saison.

« Quand vous avez un gars aussi talentueux que Steph dans votre équipe, vous vous attendez à ce qu’il réussisse ce genre de performances. » David West a résumé simplement la victoire des Golden State Warriors contre les Denver Nuggets cette nuit. Stephen Curry est venu, il a vu et il est reparti vainqueur de l’Oracle Arena. Comme d’habitude. Cela fait déjà cinq victoires de suite pour les champions en titre, confortablement installés en tête de la NBA avec 80% de succès (32 victoires, 8 défaites). Et dire que leur superstar se remet tout juste d’une blessure à la cheville. Elle n’est même pas au top de sa forme physique.

« Je ne pense même pas qu’il ait si bien joué que ça », balance Steve Kerr au sujet des 30 points à 9/17 et 9 passes décisives de son joyau. « Mais c’est Stephen Curry. Il peut dominer même sans être le meilleur de lui-même. »

Les standards du bonhomme sont effectivement tellement dingues, tellement uniques, que l’on peut considérer qu’il n’est pas actuellement au sommet de son art. Aussi stupide et absurde cela puisse paraître. Mais c’est évident que Curry monte en puissance. Il le fait justement à l’heure où d’autres patrons NBA accusent légèrement le coup. James Harden est out pour deux semaines et ses Houston Rockets traversaient une période délicate avant qu’il rejoigne l’infirmerie. LeBron James a encaissé son différentiel le plus négatif de sa carrière et ses Cleveland Cavaliers sont eux aussi en difficultés.

Pendant ce temps, les Warriors flambent. Ils enchaînent les victoires sans même jouer au complet. Ils sont en roue libre. Et leur meneur All-Star est au cœur de ces performances. Une fois de plus. A ce rythme, il est susceptible de rapidement d’immiscer dans la course au MVP. Jugez plutôt.

Stephen Curry, candidat au triplé ?

14-15, Stephen Curry  (MVP) : 23,8 points, 48% aux tirs, 44% à trois-points, 91% aux lancers, 4,3 rebonds, 7,7 passes, 2 steals, 32 minutes, +11,5
15-16, Stephen Curry (MVP) : 30,1 points, 50% aux tirs, 45% à trois-points, 90% aux lancers, 5,4 rebonds, 6,7 passes, 2,1 steals, 34 minutes, +12,9
16-17, Stephen Curry (pas MVP) : 25,3 points, 46% aux tirs, 41% à trois-points, 89% aux lancers, 4,5 rebonds, 6,6 passes, 1,8 steal, 33 minutes, +12,8
17-18, Stephen Curry (MVP ?) : 27,9 points, 49% aux tirs, 41% à trois-points, 92% aux lancers, 5,2 rebonds, 6,4 passes, 1,7 steal, 32 minutes, +11,8

James Harden 17-18 : 32,3 points, 45% aux tirs, 39% à trois-points, 86% aux lancers, 5 rebonds, 9,1 passes, 1,8 steal, 36 minutes, +7,4
LeBron James 17-18 : 27,2 points, 55% aux tirs, 38% à trois-points, 77% aux lancers, 8,2 rebonds, 9 passes, 1,7 steal, 36 minutes, +1,5

OK, Curry n’est pas aussi impressionnant qu’en 2016. Mais il est en progression par rapport à la saison précédente. Et les Warriors sont repartis pour une saison autour des 65 victoires. Ce qui constituerait évidemment l’enchaînement le plus fou de l’Histoire sur quatre années de suite. Avec un dénominateur commun à chaque fois : Steph. Il est trop tôt pour parler de MVP. La preuve, les candidats d’hier (Giannis Antetokounmpo) peuvent être vite distancés alors que ceux de demain (Curry) ne sont pas à l’abri d’une blessure ou d’une panne. Mais notons juste que le triplé du numéro 30 de Golden State n’est pas une issue complètement improbable dans la course au trophée.