Les surnoms chinois des joueurs NBA sont magiques

BasketSessionPar BasketSession Publié

La traduction littérale des surnoms usuels des joueurs NBA ne donne pas grand-chose de pertinent en chinois. Alors les fans locaux ont créé les leurs. Et certains sont excellents.

La Chine est un immense marché pour la NBA et les stars de la grande ligue sont des icônes pour les fans locaux. Mais ceux-ci ne s’y retrouvent pas vraiment avec les surnoms des joueurs et ne sont pas satisfaits de la transcription phonétique faite par les sources officiels. Les internautes chinois évoquent donc les joueurs avec d’autres surnoms, plus adaptés au fait que les caractères chinois (qui vont bien au-delà des simples lettres des écritures alphabétiques) peuvent être des idéogrammes ou des idéophonogrammes.

Et parmi ces surnoms, que Nick Kapur a listés dans un thread, il y a bien sûr quelques pépites.

LeBron James : « The Little Emperor » ou « Le Petit Empereur »

Un jeu de mots avec King. C’était utilisé par tout le monde à ses débuts, mais maintenant plutôt par ses haters.

Le syndrome du Petit Empereur, c’est en gros l’enfant pourri gâté, version chinoise. Petit Empereur est en effet le terme « argotique » utilisé pour désigner les enfants uniques (très nombreux avec la politique de l’enfant unique mise en place sur une grosse partie de la population chinoise dans les 70s) qui ont reçu un peu trop d’attention et qui se comportent en tyran.

James Harden : « Le maire de Jingdezhen »

Jingdezhen, c’est un peu le Limoges chinois. La ville est réputée pour faire de la porcelaine fragile. Et les fans chinois utilisent souvent le terme « Son of Jingdezhen » pour désigner un mec qui floppe. Et comme James Harden est perçu comme le maître de cette discipline, ils lui ont donc donné le titre de maire.

Russell Westbrook : « Wei Dude »

Le nom Westbrook en phonétique est visiblement trop long, donc ils sont partis sur « le gars Wei ». A noter que l’idéogramme utilisé pour le son « wei » (puisqu’il y en a plusieurs) signifierait « dominant ». Normal…

Stephen Curry : « Fucks the sky »

C’est un jeu de mots lié à son nom phonétique et aux différentes significations des caractères composant son nom phonétique.

Giannis Antetokounmpo : « Letters bro »

Tout simplement parce que son nom a bien trop de lettres.

Tony Parker : « The Little French Sports Car »

La petite voiture de sport française.

A noter que Dirk Nowitzki est lui aussi évoqué comme un véhicule. Moins mobile mais destructeur : « The German Panzer Tank ».

Pau Gasol : « La belle-soeur »

D’après Nick Kapur, les Chinois aiment donner des surnoms féminins aux joueurs qu’ils considèrent « soft ». Et comme « jia sao » qui signifie « belle-soeur » ressemble un peu phonétiquement à Gasol…

L’Espagnol n’est pas le seul à avoir un surnom féminin :

  • Gordon Hayward : « la neuvième soeur » puisqu’il a été choisi en 9ème position à la draft.
  • Boogie Cousins : son nom de famille a été traduit directement en chinois, mais de la manière la plus féminine possible.

Charles Barkley : « The flying pig »

Pas besoin d’expliquer…