Comment Luka Doncic a cimenté la nouvelle équipe des Lakers

Les Lakers veulent construire une équipe plus jeune, plus profonde et plus soudée autour de Luka Doncic. Rob Pelinka et JJ Redick ont notamment salué le minicamp organisé par le Slovène, symbole du rôle de leader qu’il prend dans ce nouveau groupe.

Comment Luka Doncic a cimenté la nouvelle équipe des Lakers

Un séjour en Slovénie, du basket, du golf et, pour finir, des petits mots écrits à la main. Jeudi, lors de leur conférence de presse de présaison, Rob Pelinka et JJ Redick ont raconté comment les Lakers avaient commencé à construire leur cohésion autour de Luka Doncic. Selon le dirigeant, chaque joueur a remis à son hôte une lettre de remerciement à la fin du voyage organisé cet été.

Pour Redick, cette initiative illustre concrètement l’investissement du meneur dans ses nouvelles responsabilités.

« Les actes parlent plus fort que les mots. Et vous l’avez déjà vu avec Luka, dans la manière dont il a organisé ce voyage. »

L’entraîneur avait passé 48 heures avec Doncic en Europe la semaine précédant le minicamp, partageant notamment 72 trous de golf avec lui. Il avait alors pu mesurer l’attention portée à la préparation du séjour.

« Je voyais à quel point il était enthousiaste et combien il avait réfléchi à ce voyage. Et les gars ont tous apprécié. »

Les Lakers avaient également envoyé quelques entraîneurs et membres du staff pour accompagner les séances. Mais Doncic était bien au centre de cette initiative, entre entraînements et moments partagés hors du terrain. Une démarche qui correspond au message porté par Redick : « Les meilleures équipes sont les équipes les plus soudées. »

« Avec la popularité de 2K, de la machine à transferts d’ESPN, des paris sportifs et de tout le reste, il est facile de regarder des tableaux pour construire un effectif ou analyser un match. Alors, pourquoi cette équipe bat-elle cette autre équipe ? C’est un sport humain, et je parle tout le temps de cette dimension humaine. Construire une alchimie, une camaraderie, de la confiance, du respect mutuel : c’est un processus permanent, et il n’est jamais trop tôt pour commencer. »

Cette volonté accompagne une transformation importante de l’effectif après le départ de LeBron James. Pelinka a ouvert la conférence en exprimant sa gratitude pour les huit saisons du joueur à Los Angeles, précisant que la séparation s’était déroulée à l’amiable et avec professionnalisme.

« Le sentiment que les pièces s’emboîtent vraiment. »

La suite du projet s’est articulée autour de trois priorités : conserver Austin Reaves, recruter un pivot appelé à s’inscrire durablement dans le projet avec Walker Kessler, puis ajouter des joueurs plus jeunes capables de dribbler, passer et tirer.

Les engagements sur plusieurs saisons de Kessler, Quentin Grimes, Sandro Mamukelashvili et Collin Sexton répondent aussi à une volonté de continuité. L’âge moyen du groupe est autour de 26 / 27 ans, en cohérence avec celui de Doncic.

Pour Pelinka, les Lakers doivent pouvoir rivaliser avec des équipes comme Oklahoma City et San Antonio sans passer par plusieurs saisons de défaites pour accumuler les meilleurs choix de Draft. Il mise notamment sur la complémentarité du trio Doncic-Reaves-Kessler et des joueurs réunis autour de lui.

Redick affiche, de son côté, une confiance particulière dans l’assemblage de cet effectif.

« Avec ce groupe, c’est probablement la première fois depuis mes trois années ici que j’ai le sentiment que les pièces s’emboîtent vraiment. »

Reste à traduire cette impression sur le terrain. Mais avant même le début du training camp, l’entraîneur estime que les premières bases collectives sont déjà là.

« Il y a eu des moments l’an dernier, et lors de ma première année, où l’équipe était soudée. Je crois vraiment que ce groupe le sera dès le premier jour. Et il l’est déjà. »

L’avantage financier colossal des Lakers sur leurs rivaux