Les résultats de la nuit en NBA
Sixers @ Celtics : 91-123
Suns @ Thunder : 84-119
Magic @ Pistons : 112-101
Blazers @ Spurs : 98-111
San Antonio 1-0 Portland
Victor Wembanyama et San Antonio n’a pas raté leur entrée en matière dans ces playoffs NBA 2026. Pour ce game 1 1 face à Portland, les Spurs ont tenu leur rang avec une victoire (111-98) sereine, avec une impression de sérieux du début à la fin. Il y a bien eu un moment de flottement au retour des vestiaires, quand les Blazers sont revenus à deux points après un 8-0 d’entrée de seconde période, mais les Texans ont rapidement repris la main pour ne plus la lâcher.
Forcément, tous les regards étaient tournés vers Victor Wembanyama, qui disputait à 22 ans le tout premier match de playoffs NBA de sa carrière. Il a largement répondu présent. Wembanyama a signé une première déjà marquante avec 35 points, 5 rebonds, 1 passe et 3 contres, en seulement 32 minutes. Il a shooté à 13 sur 22 au tir, dont un superbe 5 sur 6 à 3 points.
L'aisance de Victor a rapidement sauté aux yeux. Avec 21 points dès la première mi-temps, il a même signé un record NBA pour une première apparition en playoffs depuis le début de l’ère play-by-play en 1997. Ses 35 points constituent également le meilleur total de l’histoire des Spurs pour un premier match de playoffs, devant les 32 de Tim Duncan en 1998. Pour un baptême du feu, difficile d’imaginer beaucoup mieux.
WEMBY’S PLAYOFF DEBUT WAS HISTORIC 👽
35 PTS
5 THREES
2 BLK
GAME 1 WINHe sets the Spurs franchise record for MOST PTS in a playoff debut AND becomes the ONLY player in NBA history with at least 35 PTS & 5 3PM in a playoff debut! pic.twitter.com/uHBFmQyN6k
— NBA (@NBA) April 20, 2026
Autour de lui, les Spurs ont aussi été à la hauteur. De’Aaron Fox et Stephon Castle ont ajouté 17 points chacun, tout en combinant 15 passes décisives, pendant que Devin Vassell en inscrivait 15. San Antonio a surtout fait la différence par son adresse collective avec un solide 15 sur 33 de loin (45,5 %). Les Spurs ont compté jusqu’à 21 points d’avance et n’ont jamais réellement perdu le contrôle.
En face, Deni Avdija a livré un gros match avec 30 points, 10 rebonds et 5 passes, mais Portland a manqué trop de tirs extérieurs pour espérer mieux.
Detroit 0-1 Orlando
Elle est là, la surprise de la nuit ! Orlando est allé chercher le game 11 sur le parquet des Pistons (112-101). Au regard de la dynamique récente des deux équipes et du statut de n°1 de Detroit, ce n'était pas simple à pronostiquer, mais le succès du Magic n'est pas un hold-up. Orlando n’a jamais été mené, a imposé son intensité très tôt et a affiché une maîtrise bien supérieure à ce qui était attendu.
Paolo Banchero a donné le ton avec 23 points, 9 rebonds et 4 passes, pendant que Franz Wagner ajoutait 19 points, dont 11 dans le quatrième quart-temps pour refroidir les dernières velléités de retour des Pistons. Mais au-delà des deux têtes d’affiche, c’est surtout l’équilibre collectif d’Orlando qui a marqué les esprits : les cinq titulaires ont tous inscrit au moins 16 points, avec aussi 17 unités pour Desmond Bane, 17 pour Wendell Carter Jr. et 16 pour Jalen Suggs. Le Magic a terminé à 48,9% au tir et a également dominé au rebond. Le Magic n’a donc pas seulement résisté, il a dicté le ton du match.
PAOLO BANCHERO JUST HIT THE DREAM SHAKE FOR THE SCORE! 😳 #NBAPlayoffs pic.twitter.com/3QWfC45nQe
— TSN (@TSN_Sports) April 20, 2026
En face, Cade Cunningham a tout tenté avec 39 points, mais il a été beaucoup trop seul pour empêcher Detroit de subir ce faux départ. Les Pistons ont bien essayé de se relancer par séquences, poussés par leur salle et par leur meneur, mais Orlando a systématiquement répondu sans perdre le fil. Cette victoire ne suffit évidemment pas à retourner toute la lecture de la série, mais elle change déjà le décor. Detroit reste favori sur la durée, mais ce premier match a rappelé qu’Orlando a les armes pour rendre cette confrontation bien plus pénible que prévu.
OKC 1-0 Phoenix
Oklahoma City a lancé sa campagne de playoffs comme un champion en titre sûr de sa force. Opposé à Phoenix dans ce match 1, le Thunder a rapidement pris la mesure des Suns avant de s’échapper pour de bon, jusqu’à une victoire sans appel, 119-84. Il y a eu un petit round d’observation, quelques minutes brouillonnes, puis la machine d’OKC s’est mise en route. Une fois le rythme trouvé, les hommes de Mark Daigneault ont imposé leur défense, leur vitesse et leur profondeur de banc. Phoenix n’a jamais vraiment eu les armes pour répondre.
Les Suns avaient pourtant bien démarré avec un 5-0 initial, mais le Thunder a immédiatement repris la main avec une grosse séquence en fin de premier quart-temps. Chet Holmgren a d’ailleurs conclu la période avec un tir primé au buzzer pour donner dix longueurs d’avance aux siens (35-20). À la pause, l’écart était déjà conséquent (65-44), et le troisième quart-temps a définitivement enterré le suspense. Oklahoma City menait 97-66 avant d’ouvrir largement son banc dans le dernier acte.
CHET AT THE BUZZER WOAH pic.twitter.com/F6Of1LUOSD
— 𝗠𝗔𝗟 (@MindOfBron) April 19, 2026
Shai Gilgeous-Alexander a terminé meilleur marqueur avec 25 points. Sa soirée au tir (5 sur 18) n’a pas été la plus propre, mais il a puni Phoenix sur la ligne avec un 15 sur 17 aux lancers, tout en distribuant 7 passes sans perdre le moindre ballon. Jalen Williams a ajouté 22 points, 7 rebonds et 6 passes, pendant que Holmgren apportait 16 points et sa présence des deux côtés du terrain. Comme souvent avec OKC, la force collective a sauté aux yeux : neuf joueurs ont disputé au moins 13 minutes, preuve d’un effectif profond et serein.
En face, Devin Booker a limité la casse avec 23 points, Dillon Brooks a inscrit 18 points mais sur un poussif 6 sur 22, et Jalen Green a été contenu à 17 unités. Plus inquiétant encore pour Phoenix : 34,9% au tir, 19 ballons perdus et seulement 84 points marqués. Sur ce premier match, l’écart entre une équipe rodée au très haut niveau et un outsider encore fragile a été flagrant.
Boston 1-0 Philadelphie
Boston n’a pas perdu de temps pour poser le décor. Dans ce match 1, les Celtics ont étouffé Philadelphie d’entrée, pris les commandes dès le premier quart-temps et n’ont jamais laissé les Sixers respirer, jusqu’à une victoire nette, 123-91.
L’impression générale est assez simple : on a vu une équipe prête pour les playoffs, en rythme, sûre de sa force, face à un adversaire trop limité pour suivre sans Joel Embiid. Boston menait déjà 33-18 après douze minutes, puis 64-46 à la pause, avant de dérouler sans véritable frayeur. Les Celtics n’ont jamais été menés et ont même compté jusqu’à 35 points d’avance.
Comme souvent, le duo Jaylen Brown-Jayson Tatum a donné le ton. Brown a terminé meilleur marqueur avec 26 points, pendant que Tatum signait un match très complet avec 25 points, 11 rebonds et 7 passes. Il avait déjà inscrit 21 points à la mi-temps, preuve que Boston avait décidé de frapper vite et fort. Derrière eux, le collectif a suivi : 16 paniers à 3-points, 50% au tir, 12 joueurs utilisés par Joe Mazzulla, et cette sensation permanente que les Celtics pouvaient hausser ou calmer le tempo quand ils le souhaitaient. Sam Hauser a aussi apporté son tir longue distance, tandis que Neemias Queta a ajouté 13 points dans une rotation qui a encore montré la profondeur de Boston.
En face, les Sixers ont surtout confirmé à quel point l’absence d’Embiid pèse lourd. Toujours en convalescence après une appendicectomie subie le 9 avril, le pivot camerounais laisse Philadelphie sans point d’ancrage intérieur ni vraie solution pour punir Boston. Tyrese Maxey a bien fini avec 21 points et 8 passes, Paul George avec 17 unités, mais les Sixers ont sombré collectivement, notamment avec un très vilain 4 sur 23 derrière l’arc. Sans Embiid, l’écart de talent, de maîtrise et de densité a sauté aux yeux. Et après cette entrée en matière, on voit mal comment cette série pourrait devenir simple pour Philadelphie...
