Le film de leur saison : "Mighty Ducks" ("Les Petits Champions en VF)

Le pitch du film "Mighty Ducks", les "Petits Champions" en VF, a logiquement de quoi faire penser aux aspirations des Philadelphia Sixers cette saison.

"Une équipe de jeunes hockeyeurs enchaîne les défaites chaque saison et est la risée de la ville. Subitement, un avocat qui avait perdu la passion pour son sport se retrouve contraint de les coacher. Transformés et transfigurés, les losers deviennent vainqueurs et déchaînent les passions".

Dans ce film avec Emilio Esteves en coach et quelques "child actors" qui deviendront connus par la suite (Joshua Jackson, le Pacey de Dawson's Creek, ou Elden Henson, le "Foggy" de Daredevil), tout se finit bien puisque les Ducks gagnent le championnat grâce à une botte secrète en finale. On n'ira pas jusque-là pour Philly, mais sur le côté "équipe sympa qu'on a tous envie de supporter", la troupe de Brett Brown se pose là.

Dans une Conférence Est qui se dépeuple un peu plus chaque année, pourquoi ne pas imaginer les Philadelphia Sixers 8èmes si tout "clique" et que les starlettes sont épargnées par les blessures ? Avec un effectif très médiocre mais un Joël Embiid apte, Philadelphie était dans le positif la saison passée. Ce n'est qu'un échantillon d'une trentaine de matches, mais on peut raisonnablement penser que le Camerounais en jouera au moins le double ce coup-ci.

Comme pour Emilio Esteves, on estime que Brett Brown a suffisamment souffert dans sa vie de coach depuis son départ de San Antonio pour mériter un peu de bonheur...

Le casting des Philadelphia Sixers

Le cinq attendu des Philadelphia Sixers : Markelle Fultz - JJ Redick - Robert Covington - Ben Simmons - Joel Embiid.

On se concentre à juste titre sur les jeunes talents (Fultz, Simmons, Embiid, Saric, Luwawu, Korkmaz) qui seront titulaires ou très utilisés en sortie de banc, mais ce serait faire injure à un banc plutôt expérimenté et pas ridicule du tout. En bons soldats, Amir Johnson, Kris Humphries, Jerryd Bayless et Emeka Okafor vont encadrer cette joyeuse (pour le moment en tout cas...) colonie de vacances.

On inclurait bien Jahlil Okafor dans ce roster intéressant, mais il y a de bonnes chances de le voir quitter les Sixers assez rapidement pour trouver un meilleur fit.

Le scénario

Le début de saison des Philadelphia Sixers est canon et on les retrouve même au 3e rang devant les Cavs, mais derrière les Celtics et les Wizards après 35 matches. Ben Simmons fait une Blake Griffin en réussissant une saison rookie épatante après une saison blanche. Il exécute même la demande de sa soeur et de Joel Embiid en dunkant "aussi fort que possible sur Lonzo Ball" lors de leur premier affrontement à Los Angeles le 15 novembre.

L'Internet est cassé, comme le pied de Joel Embiid juste avant le All-Star Game malheureusement. Les Sixers chutent radicalement au classement mais s'accrochent.

Héroïquement et sans leur indispensable "Process", ils arrachent la 8e place à Detroit grâce à un shoot au buzzer de JJ Redick le 4 avril, juste avant la fin de la saison régulière.

L’acteur à suivre : Ben Simmons

Sur quelques échantillons, on a pu voir de quoi était capable l'Australien au lycée, à la fac et en Summer League. Impossible toutefois de définir précisément quel joueur il est, où celui qu'il deviendra. Superstar ou bust ?

Son shoot est décrié, mais Simmons peut théoriquement tout faire sur un terrain grâce à des qualités physiques et techniques effrayantes. S'il s'avère être aussi rapidement qu'on le pense au sortir de sa saison blanche, il deviendra très vite le joueur le plus déterminant des Sixers et un motif d'espoir supplémentaire pour ramener la franchise au premier plan.

Un candidat évident au titre de rookie de l'année.

La note League Pass

8/10. Pas sûr que le niveau de jeu en lui-même soit dément, mais comment ne pas avoir envie de voir comment tout ça va fonctionner ? Embiid à lui seul vaut un bon 7/10 et les débuts de Simmons et Fultz sont des must-see également.

Le saviez-vous

Lors d'une enquête réalisée en fin de saison dernière, Hoopshype a déterminé que les Sixers possédaient avec TJ McConnell l'un des joueurs les plus sous-estimés de toute la ligue. Plusieurs joueurs interrogés sous couvert d'anonymat l'ont cité spontanément pour cette catégorie, l'un d'entre eux expliquant notamment :

"Il ne fera jamais des stats dingues, mais ce petit fils de p*** est tough. Je me souviens m'être dit que j'allais pouvoir poser un petit écran tranquille sur ce petit blanc, mais il se bat sur tout. [...] Si vous ne le respectez pas au début du match, vous le respecterez à la fin".