Le grand ménage continue à Dallas. Quelques semaines après le départ de Nico Harrison et alors que Masai Ujiri vient tout juste de prendre les commandes des opérations basket, Jason Kidd ne sera plus le coach des Mavericks. Une séparation présentée comme mutuelle, mais qui ressemble surtout à la conclusion logique d’un cycle arrivé à son terme.
Arrivé en 2021 sur le banc texan, Kidd avait pourtant rapidement relancé Dallas. Dès sa première saison, les Mavericks avaient retrouvé les finales de conférence, avant d’atteindre les Finales NBA en 2024 autour de Luka Dončić. À l’époque, l’ancien meneur semblait avoir trouvé la bonne formule : une équipe dure, disciplinée et capable de défendre à un niveau rarement vu dans le Texas moderne.
Encore une conséquence du trade de Luka Doncic
Mais depuis cette finale perdue contre Boston il y a près de deux ans, tout s’est progressivement fissuré. Les choix sportifs contestés, les tensions internes puis surtout le départ extrêmement clivant de Doncic ont plongé la franchise dans une période de turbulence permanente. Dans ce contexte, voir Masai Ujiri arriver pour reconstruire l’organigramme et choisir son propre coach paraissait presque inévitable.
Le bilan de Kidd reste malgré tout loin d’être anodin : 205 victoires pour 205 défaites en saison régulière, plusieurs campagnes de playoffs marquantes et surtout le mérite d’avoir maintenu Dallas compétitif pendant une bonne partie de son mandat. Cette dernière saison, malgré un bilan catastrophique de 26-56, il aura aussi accompagné les premiers pas NBA de Cooper Flagg et participé à poser certaines bases du futur projet texan.
La séparation ressemble donc davantage à une divergence de trajectoire qu’à une rupture brutale. Kidd reste un coach coté dans la ligue, avec une vraie réputation auprès des joueurs et un CV qui continue d’attirer du monde. À 53 ans, difficile d’imaginer qu’il restera longtemps sans projet.
Pour nous cette annonce a aussi une résonance particulière puisque Kidd faisait justement partie des figures mises en avant dans le dernier Mook consacré aux Warriors et à la baie de San Francisco. Légende d’Oakland, Hall of Famer et immense meneur, il laisse à Dallas une trace forcément contrastée, entre vrai succès sportif et sensation persistante d’inachevé.
