Pendant quelques minutes, le Thunder a cru récupérer l'une de ses pièces maîtresses au meilleur moment. Absent lors des trois précédentes rencontres en raison d'une blessure aux ischio-jambiers, Jalen Williams avait finalement reçu le feu vert pour participer au Game 6 face aux Spurs. Une nouvelle forcément encourageante pour Oklahoma City, à une victoire d'une qualification pour les Finals.
Quelques heures plus tard, l'ambiance n'était plus du tout la même. Le Thunder venait d'encaisser une lourde défaite 118-91 à San Antonio, la série était relancée et le retour de Williams avait davantage soulevé des questions qu'apporté des réponses.
Le All-Star n'a inscrit qu'un seul point en dix minutes passées sur le parquet. Oklahoma City a été dominé de 18 points pendant sa présence et, visiblement diminué physiquement, il n'a jamais réussi à avoir le moindre impact sur la rencontre. Les signes étaient pourtant là avant même le coup d'envoi.
Williams avait été annoncé disponible seulement quelques minutes avant le début du match. Plus révélateur encore, il n'avait rejoint ses coéquipiers pour les exercices d'échauffement qu'à cinq minutes de la présentation des équipes. Pour un joueur qui n'avait plus joué depuis le Game 2 de la série, le contexte était loin d'être idéal.
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Sur le terrain, le manque de rythme a rapidement sauté aux yeux. Williams a semblé manquer d'explosivité, de confiance dans ses appuis et de repères. Il a même perdu le ballon en dribblant directement hors des limites du terrain, une action rare pour un joueur de son calibre. Après la rencontre, il a quitté la salle sans s'exprimer devant les médias. Son entraîneur Mark Daigneault n'a en revanche laissé aucun doute sur l'état physique de son joueur.
« Il n'est évidemment pas à 100%. Il ne savait pas à quoi s'attendre. Je ne savais pas à quoi m'attendre non plus. L'idée était de le remettre progressivement dans le bain et de voir ce qu'il pouvait apporter. »
Le coach du Thunder a surtout tenu à défendre son ailier.
« C'est un All-Star. C'est un joueur All-NBA. Il n'a pas suivi un protocole de retour complet comme il l'aurait fait en saison régulière et pourtant il voulait simplement faire tout ce qu'il pouvait pour aider l'équipe. Je lui donne énormément de crédit pour avoir réussi à être sur le terrain. Il a fait de son mieux. Il n'est certainement pas la raison pour laquelle nous avons perdu. »
Le problème pour Oklahoma City est que ce retour intervient dans une saison déjà marquée par les blessures pour Williams. Après son opération du poignet l'été dernier, l'ailier n'avait disputé que 33 matches de saison régulière. Puis une première blessure aux ischios était venue perturber son printemps avant cette nouvelle alerte dans le Game 2 de la finale de conférence.
Dans ce contexte, le Thunder se retrouve désormais face à un choix délicat avant le Game 7. Faut-il lui redonner un rôle important dans la rotation ? Ou au contraire limiter au maximum son utilisation pour éviter qu'un joueur diminué ne perturbe davantage les équilibres de l'équipe ? Daigneault n'a d'ailleurs pas souhaité s'engager sur la question après la rencontre.
« Il y a beaucoup de discussions à avoir. Je n'ai pas encore d'information sur la manière dont il a récupéré après le match. Compte tenu de la situation, j'ai trouvé qu'il avait plutôt bonne mine, mais nous allons voir comment il se sent. Nous allons tout faire pour le préparer, puis nous prendrons une décision. »
Le Thunder a encore une occasion de décrocher son billet pour les Finals. Mais après ce Game 6, une certitude s'impose : le retour tant attendu de Jalen Williams n'a pas offert le coup de boost espéré à Oklahoma City. Au contraire, il a rappelé à quel point les playoffs peuvent parfois être cruels avec les joueurs qui tentent de revenir avant d'être totalement prêts.
