Les Minnesota Timberwolves n’ont pas seulement remporté le Game 3 face aux Denver Nuggets (113-96). Les coéquipiers de Rudy Gobert et Anthony Edwards ont aussi marqué l’histoire des playoffs NBA.
Grâce à une défense exceptionnelle, la franchise est devenue selon OptaStats la première équipe à contenir deux joueurs à plus de 25 points de moyenne sous les 30 % de réussite au tir, avec au moins 15 tentatives chacun, sur un même match de playoffs.
Les deux joueurs concernés : Nikola Jokic et Jamal Murray.
Cette stat peut sembler tirée par les cheveux, mais elle est révélatrice du match plus que compliqué que les Wolves ont fait vivre aux Nuggets.
Malgré ses 27 points et 15 rebonds, Nikola Jokic a vécu une soirée très compliquée à l’adresse. Le pivot des Nuggets a terminé à 7 sur 26 au tir, soit 26,9 %, loin de ses standards habituels.
Même constat pour Jamal Murray, limité à 16 points avec un 5 sur 17 (29,4 %), dont un 0 sur 5 à trois points.
Avec une raquette blindée, des tirs contestés et chaque possession rendue difficile, Denver n’a jamais trouvé de rythme et de continuité offensive. Et les Nuggets ont terminé collectivement la rencontre à seulement 34,1 % au tir et 25 % à trois points.
Pire, à aucun moment, ils n’ont semblé avoir le moindre momentum, la plus petite séquence où ils ont donné l’impression d’être capable de se relancer. La domination défensive était totale.
Avec cette victoire, les Timberwolves mènent désormais 2-1 dans la série. Après avoir déjà montré des signes défensifs solides, Minnesota a cette fois livré une prestation historique face à l’une des meilleures attaques de la ligue.
Au-delà du score, ce Game 3 pourrait devenir un match référence dans cette série. Ralentir Nikola Jokic et Jamal Murray à ce niveau d’inefficacité reste extrêmement rare, et encore plus en playoffs.
Minnesota a envoyé un message clair : la série se jouera d’abord en défense.
