Les Spurs peuvent-ils déjà prendre le game 1 à OKC ?

Le game 1 entre Oklahoma City et San Antonio, c'est cette nuit, à 2h30. Voici comment Victor Wembanyama et les siens peuvent tenter d'aller surprendre les champions en titre.

Les Spurs peuvent-ils déjà prendre le game 1 à OKC ?

Le Thunder arrive lancé comme une boule de flipper. Huit matches, huit victoires, aucune trace de doute, une défense qui étouffe tout ce qui bouge et un MVP, Shai Gilgeous-Alexander, qui donne parfois l’impression de pouvoir choisir lui-même le tempo, la zone d’attaque et le moment où il va tuer un match. Pour San Antonio, le défi est immense : aller chercher le Game 1 de la finale de Conférence Ouest à Oklahoma City, dans une salle qui n’attend qu’une chose, prolonger l’invincibilité de ses protégés dans ces playoffs. Le Thunder est bien favori de la série, même si les Spurs avaient plutôt bien réussi face à lui en saison régulière.

Le piège, pour les Spurs, serait de croire qu’il existe une formule simple. La première clé pour San Antonio sera donc la plus évidente et peut-être la plus difficile : protéger le ballon. OKC vit de sa pression, de ses mains actives, de ses aides agressives et de sa capacité à faire dérailler les possessions avant même qu’elles n’aient vraiment commencé. Si les Spurs offrent 18 ou 20 ballons perdus, ils ne survivront probablement pas au premier vrai run du Thunder. Limiter les turnovers et éviter d’alimenter la transition d’OKC est sans doute la base de tout plan de match crédible pour San Antonio.

Cela passera par Victor Wembanyama. Pas uniquement comme finisseur, mais comme point d’ancrage. Le Thunder va forcément lui proposer plusieurs lectures : Chet Holmgren en première ligne, Isaiah Hartenstein pour le bousculer, des prises à deux, des feintes d’aide, des rotations depuis les corners. Wembanyama ne devra pas se contenter de chercher le tir spectaculaire au-dessus de tout le monde. Les Spurs auront besoin de lui au poste haut, en tête de raquette, en short roll, capable de voir la coupe de Stephon Castle, le décalage pour Devin Vassell ou le corner disponible pour Julian Champagnie.

San Antonio a aussi une carte à jouer dans le rythme. Courir n’est pas forcément une mauvaise idée face au Thunder, mais courir n’importe comment serait suicidaire. Les Spurs doivent accélérer après rebond défensif ou sur panier encaissé quand OKC n’est pas encore installé, tout en refusant les attaques à une passe qui finissent en interception. C’est là que la santé de De’Aaron Fox pèsera lourd. Annoncé incertain avec une douleur à la cheville droite, il reste l’un des rares joueurs de San Antonio capables de casser une première ligne défensive par la vitesse pure et de forcer OKC à défendre en reculant. Luke Kornet est également listé incertain côté Spurs, tandis que Jalen Williams, touché à l’ischio, a indiqué être prêt pour la série côté Thunder après avoir raté les six derniers matches de sn équipe.

Stephon Castle, le joueur-clé ?

Si Fox est diminué, Stephon Castle aura une énorme responsabilité. Il sort déjà de playoffs très convaincants à la création, avec 6,1 passes de moyenne, tandis que Wembanyama mène les Spurs aux points, rebonds et contres sur cette campagne. Côté OKC, Gilgeous-Alexander tourne lui aussi à très haut régime, avec 29,1 points et 7,1 passes de moyenne. La confrontation SGA-Castle, ou plutôt SGA contre toute l’organisation défensive des Spurs, sera l’autre grande bataille.

Car il ne s’agit pas seulement de “défendre fort” sur Shai. Tout le monde défend fort sur lui. Le problème, c’est qu’il finit quand même dans la peinture, provoque des fautes, arrête sa course quand le défenseur continue, trouve le bon angle, puis le bon partenaire. San Antonio devra varier : Castle sur certaines séquences, Vassell ou Champagnie pour changer de gabarit, Wembanyama en dernier rideau, parfois plus haut sur les écrans pour ne pas laisser SGA entrer trop confortablement dans ses spots. Mais attention au piège : envoyer trop d’aide, c’est ouvrir les tirs de Holmgren, Dort, Caruso ou Jalen Williams. Ne pas en envoyer assez, c’est laisser le MVP disséquer le match.

L’autre manière de le gêner sera de le faire défendre. Les Spurs doivent l’impliquer dans des actions, le mettre dans des écrans, l’obliger à naviguer et à se battre. Plus San Antonio attaquera vite et proprement les match-up ciblés, plus OKC devra réfléchir. Wembanyama peut attirer Chet loin du cercle, Fox peut tester Hartenstein sur switch, Vassell doit être agressif dès qu’il reçoit avec un demi-avantage.

L'adresse, un élément-clé

Enfin, San Antonio aura besoin d’adresse. Ce n’est pas très original, mais contre OKC, c’est presque vital. Les prises à deux sur Wembanyama ne seront punies que si les shooteurs sanctionnent. Les pénétrations de Fox ou Castle ne vaudront vraiment cher que si les corners sont respectés. Et les minutes sans SGA devront être gagnées, ou au minimum stabilisées, parce que le Thunder a la profondeur pour écraser une série sur les passages des seconds couteaux.

Pour surprendre Oklahoma City dès le Game 1, les Spurs n’ont donc pas besoin d’un miracle. Ils ont besoin d’un match propre : moins de ballons perdus, une défense sans fautes bêtes sur SGA, Wembanyama utilisé comme cerveau autant que comme arme de destruction, et assez d’adresse extérieure pour forcer OKC à sortir de son plan initial. Facile à écrire, beaucoup moins à faire. Mais c’est exactement le genre de test qui dira si San Antonio est simplement en avance sur son calendrier ou déjà capable de bousculer le champion en titre dans sa propre salle.

Je suis d'accord avec Shaï sur tout ce qu'il a évoqué, et je dirais que le premier match à OKC serait potentiellement le plus facile à gagner : le Thunder sera peut-être hors de rythme à cause des 2 sweeps et du temps de repos entre le dernier match et celui-ci, parce que c'est le Thunder qui reçoit et qui aura donc la pression, et surtout qui dit game 1 dit pas encore d'ajustements par rapport aux games précédents. De plus si J-Dub est titulaire, ça peut enrayer la mécanique de début de match et les premières possessions seront déterminantes.
Pourtant, je pense que le Thunder est favori à juste titre, et que les duels Shai/Castle et Chet/Victor vont être un BONHEUR dingue.
Allez, on dormira plus tard.
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