Adam Silver était évidemment présent à Oklahoma City pour assister à l’un des matches de playoffs les plus attendus de ces dix dernières années. Le choc au sommet entre le Thunder, champion en titre, et les Spurs de Victor Wembanyama. Le commissionnaire en a aussi profité pour donner à Shai Gilgeous-Alexander son trophée de MVP. Le Canadien a été récompensé pour la deuxième saison de suite et c’est logique après avoir bouclé le dernier exercice avec plus de 31 points par match à 55% de réussite aux tirs. Il est peut-être aujourd’hui le meilleur joueur du monde, même si son adversaire du soir (et évidemment Nikola Jokic) sont des concurrents féroces.
Alors, forcément, en tant que superstar, il est ciblée par les schémas défensifs adverses. Tout est fait pour lui rendre la vie difficile et, si possible, l’empêcher de scorer à profusion. Une mission parfaitement accomplie par San Antonio la nuit dernière. Les Spurs ont constamment conservé un joueur entre SGA et le panier, quitte à laisser seul derrière l’arc un Alex Caruso chaud comme la braise (8 paniers primés, 31 points).
Comment les Spurs ont réussi à faire totalement déjouer le Thunder
Du coup, le leader offensif du Thunder a terminé avec 24 points mais à 7 sur 23 aux tirs, le tout sur 51 minutes. Ses 12 passes décisives atténuent à peine sa contre-performance. « On être meilleur, et moi en particulier », admet l’intéressé. « Je dois faire mieux, surtout contre une équipe de ce calibre. Je sais ce dont mes coéquipiers sont capables. C’est dommage que je n’ai pas pu être la meilleure version de moi-même ce soir. »
Shai Gilgeous-Alexander n’avait pas l’air abattu pour autant. Il a déjà prouvé par le passé qu’il savait rebondir et il n’est pas du genre à paniquer. En revanche, c’est déjà son troisième match à 35% de réussite ou moins sur ces playoffs, ce qu’il ne lui était arrivé qu’à trois reprises durant l’intégralité de la saison régulière.
