Les San Antonio Spurs ont validé leur qualification en dominant Portland en cinq matchs, mais au-delà du terrain, c’est une déclaration qui fait déjà parler. Celle de Shaquille O'Neal, totalement conquis par Victor Wembanyama. Interrogé après la rencontre, l’ancien pivot n’a pas hésité à s’emballer :
“Je pense que Wemby est le premier pivot parfait jamais créé. Il peut tirer les lancers francs, défendre, attaquer. C’est un super joueur d’équipe.”
Un compliment rare venant de Shaq, connu pour son exigence envers les intérieurs modernes. Car Shaquille O’Neal n’est pas du genre à distribuer les éloges à la légère, encore moins lorsqu’il s’agit des pivots actuels. Lui-même le reconnaît sans détour :
“Je ne prends pas souvent du plaisir à regarder les pivots jouer aujourd’hui, mais lui joue de manière tellement parfaite que je l’accepte.”
Dans sa bouche, la nuance est importante. Shaq appartient à une autre école, celle des pivots dominants dans la peinture, des duels physiques, du jeu dos au panier. Un style bien éloigné de celui de Wembanyama, capable de s’écarter, de tirer, de créer. Et pourtant, le Français a réussi à le convaincre.
“Même s’il prend des tirs extérieurs, ça me va”
C’est peut-être le passage le plus révélateur de son intervention. Là où beaucoup d’anciens regrettent l’évolution du poste, Shaq accepte ici une nouvelle définition du pivot, incarnée par Wembanyama.
“S’il veut prendre des tirs en suspension, ça me va. Pour moi, c’est le pivot parfait.”
Une validation presque symbolique. Celle d’une légende qui reconnaît que le jeu a changé… et que certains joueurs réussissent à incarner cette transition mieux que les autres.
Après sa première série de playoffs remportée, Wembanyama continue d’impressionner, au point de mettre d’accord les générations. Impact défensif, polyvalence offensive, compréhension du jeu… Le Français coche tous les critères d’un joueur dominant, tout en redéfinissant les codes du poste.
Shaq, avec son sens de la formule, résume peut-être mieux que personne cette impression : celle d’un joueur unique, difficile à comparer, et déjà considéré comme une référence.
La suite ? Un duel face au vainqueur de la série entre Denver et Minnesota. Avec soit un duel fratricide face à Rudy Gobert (on en salive déjà), soit un combat face au meilleur intérieur du monde pour ce qui pourrait être un passage de flambeau qui marquera l'histoire de la grande ligue.
