Preview – Kevin Durant : et maintenant ?

A trois ans de la fin de son contrat avec OKC, et alors qu'il vient de s'engager dans l'écurie de Jay-Z, Kevin Durant a répété son impatience de devenir le n°1. Avec le Thunder... ou ailleurs ?

FX RougeotPar FX Rougeot | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus
Preview – Kevin Durant : et maintenant ?
Kevin Durant en a marre d'être deuxième. Il l'avait confié en avril dernier à Sports Illustrated, qui en avait fait sa Une, quelques jours - le destin est parfois capricieux - avant la blessure de Russell Westbrook, rédhibitoire pour OKC dans la course aux Finales/titre NBA.
"J'ai été deuxième toute ma vie. J'étais le deuxième meilleur joueur en high-school. J'ai été le deuxième choix de draft (ndlr : derrière Greg Oden...). J'ai terminé trois fois deuxième dans le course au MVP. J'ai été deuxième lors des Finales. Je suis fatigué d'être deuxième. Je ne vais pas me contenter de ça. J'en ai fini avec ça", confiait ainsi le franchise player d'OKC, dans ce qui ressemblait à un (d)étonnant mélange de conviction et d'auto-persuasion.
Alors qu'il s'apprête à entamer sa septième saison NBA - dire qu'il n'a que 25 ans... -, on se demande bien ce que Durant peut attendre de cet exercice, qu'Oklahoma débutera sans son imprévisible meneur Russell Westbrook. Certes, Kevin Durant est un joueur phénoménal, et il l'a encore prouvé - si besoin était - en pré-saison, en collant 36 points en 23 minutes aux Nuggets. Certes, il pourra encore s'appuyer sur ses soldats, au premier rang desquels Serge Ibaka, Thabo Sefolosha, Kendrick Perkins et bien sûr Westbrook, paraît-il déjà en train d'abîmer le plafond à l'entraînement. Donc, sauf incident regrettable, OKC devrait accrocher l'un des quatre premiers spots à l'Ouest cette saison. OK. Et après ? KD l'a dit, il veut être premier. Donc champion NBA. Pour cela, son équipe devra passer sur le corps - pour ne citer qu'eux - de Spurs revanchards, et probablement du Heat du quadruple MVP LeBron James, favori logique à sa propre succession. Le roster de Scott Brooks est-il assez profond pour parvenir un tour de force de cet acabit ? On en doute fort, et la récente défaite contre Phoenix alors que Durant était laissé au repos a (re)mis en lumière le manque de solutions offensives d'OKC en l'absence de son triple meilleur scoreur (2010, 2011 et 2012). Certains diront que la présence de Westbrook (qui est sous contrat avec OKC jusqu'en 2017) changerait la donne. Qu'avec lui, OKC a terminé la saison régulière 2012-2013 à la première place. Mais en noircissant - à peine - le tableau, on peut se demander si le Thunder, même avec son duo de All-Stars (dont l'association ressemble de plus en plus à un point faible), aurait pu se hisser en Finales au printemps dernier. Après tout, le Thunder - avec James Harden - n'a pas fait le poids en Finale contre le Heat en 2012. Pourquoi et comment aurait-il inversé la donne - sans James Harden, parti à Houston - face aux Spurs ou à ces mêmes Floridiens ? Et pourquoi et comment surprendrait-il son monde - sans Kevin Martin, parti à Minnesota - la saison prochaine ? Les mêmes causes entraînent bien souvent les mêmes conséquences, et, aussi stable soit la franchise d'OKC (effectif, dirigeants...), déjà, des voix s'élèvent pour dire que Kevin Durant est "condamné" aux places d'honneur d'ici la fin de son présent contrat avec le Thunder, en 2016 (et trois saisons, c'est long). Clairement, les derniers playoffs ont marqué un coup d'arrêt dans les ascensions parallèles du Thunder et de KD. Même avec son n°35 omniprésent et "sur-utilisé" (28,8 pts, 10,4 rbds, 6,6 assists en... 45,7 minutes), OKC n'a pas résisté au collectif de Memphis.

L'évolution d'OKC depuis la draft 2007, celle de Durant :

  • 2007-08 : Seattle, 20-62 (15e à l'Ouest) ===> pas de playoffs - Durant élu « rookie de l’année » (20,3 pts/match)
  • 2008-09 : OKC, 23-59 (13e à l'Ouest) ===> pas de playoffs - Durant à 25,3 pts/match
  • 2009-10 : 50-32 (8e à l'Ouest) ===> premier tour (2-4 face aux Lakers) - Durant meilleur marqueur NBA à 30,1 pts/match
  • 2010-11 : 55-27 (4e à l'Ouest) ===> Finales de conférence (1-4 contre Dallas) - Durant meilleur marqueur NBA à 27,7 pts/match
  • 2011-12 : 47-19 (2e à l'Ouest) ===> Finales (1-4 contre Miami) - Durant meilleur marqueur NBA à 28 pts/match
  • 2012-13 : 60-22 (1er à l'Ouest) ===> demi-finale de conférence (1-4 contre Memphis) - Durant 2e meilleur marqueur NBA à 28,1 pts/match
  • 2013-14 : ?
Le dernier shoot décisif tenté par Kevin Durant, joueur clutch parmi les joueurs clutches, demeure cette égalisation manquée dans le match 5, face aux Grizzlies. [youtube hd="0"]http://www.youtube.com/watch?v=RdcUrXCX8yE[/youtube]  

OKC, UN PORTLAND VERSION DREXLER ?

A coup sûr, ces "échecs" renforcement le mental de Kevin, comme cela avait le cas pour son ami et rival LeBron James, qui avait dû attendre ses 27 ans et sa 9ème saison dans la ligue pour enfin soulever son premier trophée... face aux jeunes loups d'OKC, dont KD. [caption id="attachment_84240" align="alignleft" width="300"] KD restera-t-il coincé dans l'ombre de LBJ comme Drexler dans celle de Jordan ?[/caption] Kevin Durant pourra-t-il offrir un titre au "petit marché" que symbolise Oklahoma lors des trois saisons qui s'annoncent ? Evidemment, l'ombre de LBJ (28 ans) plane encore et toujours au-dessus de lui, et certains observateurs, amateurs de comparaisons plus ou moins heureuses, voient déjà en OKC une version moderne des Blazers de Clyde Drexler, condamnés au beau jeu et... aux accessits du fait de la présence de Jordan chez les Bulls (après tout, 23, c'est mieux que 22...). D'ailleurs, le Thunder est la seule franchise pro d'Oklahoma, comme les Blazers sont les seuls à occuper l'espace à Portland (si l'on met de côté les Timbers de Frédéric Piquionne et Mikaël Sylvestre, en MLS). Dans le cas du franchise player du Thunder, si la question d'un éventuel couronnement se pose, c'est qu'il a l'étoffe d'un très grand, pour plusieurs raisons. D'abord, il est l'attaquant le plus fluide et le plus racé de la ligue avec Melo, et sa somptueuse saison "50-40-90" est là pour confirmer qu'on peut allier efficacité et élégance (il n'est pas loin d'avoir atteint son meilleur niveau, même si sa défense, très perfectible, est encore pointée du doigt). Ensuite, ce côté "soft" qui faisait dire à certains qu'il resterait toujours deuxième s'estompe au fil du temps, du fait de ses "échecs", de l'expérience accumulée, mais aussi de l'engouement croissant qu'il suscite. Qu'il le veuille ou non, dans le monde très "marvelisé" de la NBA, Kevin Durant symbolise aux yeux du grand public une sorte d'"anti-LeBron" - même si avec le temps, ces ressentis d'images s'équilibrent, LBJ ayant rectifié la sienne, et KD ayant quelque peu "durci" son attitude (cf. ses 12 fautes techniques et sa première exclusion en carrière contre BK, la saison passée). [youtube hd="0"]http://www.youtube.com/watch?v=Q4rRDxVZ76s[/youtube]  

L'AVENIR, C'EST KEVIN DURANT ?

Nul doute que les médias US continueront d'opposer les deux superstars, sous le regard approbateur de David Stern et Adam Silver ("Money, Money"), et qu'à l'usure, cela poussera probablement Durant à s'affirmer encore plus. Au passage, sa récente association avec l'influent Jay-Z (via Roc Nation Sports, qui "couve" aussi des joueurs NFL et MLB) apparaît tout sauf anodine, en ce qu'elle donne davantage de poids - notamment médiatique - au natif de Washington, perçu par certains comme l'avenir de la NBA... une fois que LeBron aura pris sa retraite, ou alors qu'il commencera à s'approcher du générique de fin (un peu comme James a pris progressivement le dessus sportivement sur Kobe Bryant ces dernières saisons). Pour rappel, c'est la deuxième fois en deux ans qu'il change d'agent. L'an passé, sa collaboration avec Rob Pelinka, de Landmark Sports (celui qui représente aussi les intérêts de Kobe et... Harden), lui avait permis d'être le joueur le plus vu à la télévision, par le biais de ses contrats publicitaires avec les marques Nike, Degree (déodorants) ou ecore Sprint (téléphonie). Avec Jay-Z, habitué à faire les choses en - très - grand (sa renommée et son ambition ont largement contribué au développement récent de BK, ndlr), Durant devrait encore passer à la vitesse supérieure, en parallèle à sa réussite strictement sportive. Comme LeBron James avant lui, aussi, même si ce dernier a depuis son adolescence dû gérer la pression entourant son image de "Chosen One". En des termes strictement sportifs, la différence d'âge entre Durant et LeBron James joue en faveur du premier cité, puisqu'il aura en quelque sorte "deux chances" de remporter une - ou plusieurs - bague(s), que ce soit pendant l'ère-LeBron (après tout, rien ne dit que le Heat restera imbattable si longtemps) ou lorsque s'ouvrira la fenêtre de tir "post-LeBron". KD est le joueur le plus dominant de sa génération et de celles qui suivent, il n'y a donc pas de raison - sauf incident, toujours - que cela ne finisse pas par payer un jour ou l'autre, à l'image de... Drexler en 1995, ou plus récemment, de Dirk Nowitzki en 2011, qui semblait pourtant destiné à terminer dans le club des Hall of Famers sans bague (Barkley, Stockton, Miller, Ewing...). D'une certaine façon, la NBA a besoin - et tout intérêt - à ce qu'il se révèle et remporte un ou plusieurs titre(s), si possible face à LeBron. A l'image de Rafael Nadal sur terre battue, James et Miami cannibalisent quelque peu le championnat, et cela pourrait bien, à l'usure, engendrer une baisse d'intérêt du grand public - notons que si les attentes suscitées sur le papier par des franchises comme Indiana, Brooklyn, New York et Chicago se révèlent être fondées cette saison, cette dernière devrait plus que jamais offrir un scénario "Tous contre le Heat".

OKC, C'EST TROP PETIT

Oui mais voilà, au-delà du talent de Kevin Durant, il y a ce ressenti : la franchise d'OKC semble trop petite pour son envergure de condor, comme Cleveland semblait a posteriori trop peu clinquant pour LeBron. Et s'il ne veut pas plafonner - et on doute fort qu'il accepte de "perdre" du temps en route -, il lui faudra probablement aller chercher son dû ailleurs, donc reproduire le schéma établi par LeBron James à l'été 2010. Certains, à l'image de Dwyane Wade, pensent qu'il n'est de toute façon pas en capacité d'exploiter totalement son potentiel - sportif, marketing, droits télé de sa franchise, etc... - dans un marché "médiatique" de la taille d'OKC, l'un des plus petits de la ligue aux côtés de NOLA et Memphis.
[superquote pos="d"]"Jouer à Oklahoma affaiblit son rayonnement" Dwyane Wade[/superquote]"Cela dépend d'où vous jouez. S'il était à Los Angeles, Chicago ou quelque part comme ça, ce serait un peu différent", confiait D-Wade au début des Finales 2012, au micro de Ben Golliver. "Le fait de jouer à Oklahoma affaiblit un peu son rayonnement, non pas sur le terrain, mais en dehors. Il n'y a rien de bien excitant qui se passe là-bas."
Après s'être engagé aux côtés de Jay-Z, KD a nié (c'est parfois un aveu, en soi…) avoir entrepris cette démarche dans l'optique d'un transfert vers un "big market".
"J'ai d'abord pensé à moi et à comment je pourrais me sentir mieux en dehors du terrain, parce que ça va de pair avec le jeu. Je ne peux pas oublier que je dois m'occuper de ça (de l'extrasportif, ndlr), et ils (Roc Nation) ont une grande équipe, qui va m'y aider. (...) Je suis impatient de devenir le n°1 (il dit "the first basketball guy"). Je suis impatient de travailler avec tous ces gens qui vont gérer les choses hors du terrain pendant que je vais m'occuper de mon basket", a-t-il notamment déclaré à Darnell Mayberry, du journal local The Oklahoman.
Sans mettre en doute sa parole, on peut se demander si, le temps passant, à l'usure, son couplet rassurant pour les fans d'OKC ("(Jay-Z) has nothing to do with if I’m going to leave OKC or none of that, he knows his lane with me”) ne va pas finir par sonner creux, et s'il ne va pas être contraint de revoir sa position. Après tout, à l'exception de Duncan et TP avec les irréductibles Spurs (San Antonio compte environ 1,3 M d'habitants, mais ne jouit pas d'une cote débordante outre-Atlantique), toutes les superstars ont eu besoin, dans un passé plus ou moins récent, de porter sur leurs épaules les espoirs d'une ville qui "pèse" dans le paysage économique et médiatique nord-américain. [caption id="attachment_122647" align="alignright" width="300"] KD devra-t-il quitter OKC pour espérer pouvoir battre LeBron ?[/caption] Ainsi, depuis le début des années 90, Jordan, Pippen (Chicago), Olajuwon (Houston), Kobe, Shaq (Los Angeles), Billups, les "frères" Wallace (Detroit), Wade (Miami), Pierce, KG, Allen (Boston), Nowitzki (Dallas) et James (Miami) ont atteint les sommets sous le jersey de franchises qui, du fait de leur aura naturelle (LA, Boston, Chicago, Detroit...) ou de leur ambition dévorante (Houston, Dallas, Miami), ont semblé au diapason du talent de leur(s) star(s). Comprenez-bien : voir le "Cendrillon" Oklahoma City (29ème ville du pays, environ 600 000 habitants) sacré champion NBA en 2012 aurait eu de l'allure, surtout au regard de l'engouement suscité par ses rafraîchissants représentants (Durant, Westbrook, Harden...). Mais cela aurait aussi mis en lumière l'absence des "big markets", à commencer par Los Angeles, Boston et New York. Trois villes "mythiques" dans le paysage NBA, et justement taillées pour un joueur du calibre de Kevin Durant, comme, sans doute aussi, Brooklyn (et on n'ose même pas imaginer une alliance Pop/Durant aux Spurs). Los Angeles pense sans doute déjà à l'après-Kobe (l'idée d'une passation de pouvoir entre ces deux joueurs élégants a d'ailleurs de l'allure...), Boston est en reconstruction totale (Rondo attend un grand nom, et après tout, Durant a toujours dit s'être "inspiré" de Larry Bird...), et New York se prépare (encore !) à vivre un "Melo-drama". Bien sûr, rien ne dit que Kevin Durant, dont la loyauté envers Oklahoma n'est plus à prouver, ne décide pas de poursuivre - voire de terminer - sa carrière au Thunder, où il s'était empressé de signer son extension de contrat de 5 ans en juillet 2010. Une chose est sûre : d'ici à 2016, la pression autour de "The Decision" version Durant risque d'accoucher de scénarii en pagaille (du type de celui établi par Jalen Rose, qui imagine déjà Durant à Houston, avec Harden et Howard), et plusieurs franchises vont s'agiter - et s'agitent déjà - en interne pour monter le deuxième (décidément...) plus gros transfert de la décennie.

PLAYMAKER PAR DEFAUT ?

Cette présaison, Durant l'a abordé en faisant part de son intention de se muer davantage encore en "playmaker" (il tournait déjà à 4,6 assists l'an passé, soit son meilleur total en carrière). On l'a notamment vu distiller 12 assists face aux Sixers, soit un meilleur total que son record en saison régulière. L'intention est louable, mais ce vœu pieu ressemble aussi à un début d'aveu de la "faiblesse" de l'attaque d'OKC. En clair, cela incite surtout à penser qu'il est plus esseulé que jamais. En tout cas, il n'y a pas là de motif à tomber dans un optimisme débordant. Lors de sa dernière saison à Cleveland, en 2009-2010, James est monté jusqu'à 8,6 assists de moyenne (dans un collectif au profil quelque peu similaire à celui de cet OKC sans Westbrook), avant... de filer à Miami. [caption id="attachment_95690" align="alignleft" width="300"] KD a-t-il le soutien nécessaire pour remporter un titre ?[/caption] Aussi bon et complet soit-il, un franchise player ne peut pas tout faire : Jordan comme James - pour ne citer qu'eux - ont eu besoin d'un lieutenant fiable (Pippen, Wade…) et de "role players" dévoués et de première catégorie (Horace Grant, Kukoc, Kerr / Allen, Bosh, Haslem…), pour porter Chicago et Miami vers les sommets. Et sans faire injure à Westbrook, Ibaka ou Sefolosha, Durant ne semble pas jouir d'un pareil soutien à OKC. Se posera aussi sans doute la question du mentor, en tout cas du coach (Phil Jackson à Chicago) ou du dirigeant (Pat Riley à Miami) capable, en usant au passage de son charisme, de tirer la quintessence de son joyau. Scott Brooks (48 ans) a prouvé, même si certains fans déplorent le manque de pertinence de certains de ses choix dans les moments chauds en playoffs, qu'il avait l'étoffe d'un bon coach. Mais à terme, au gré de résultats "défavorables", son discours ne risque-t-il pas de s'éroder aux yeux de Durant ? Quant au GM Sam Presti, son choix de transférer James Harden n'aurait-il pas acté, avec le recul, une cassure dans l'idylle Durant - OKC ? Pour devenir un "tueur", comme l'est devenu James à Miami, Kevin Durant aura sans doute besoin de ressentir le soutien d'une "figure" au CV éloquent, d'un personnage passé maître dans l'art de jouer les paravents (cf. Riley, notamment après la défaite de James face à Dallas). Bref, de quelqu'un qui sache le booster dans les vestiaires tout en le déchargeant d'un peu de pression médiatique, afin de lui permettre de se libérer totalement et sereinement. Car à OKC, KD est directement exposé. Et plus le temps va passer, plus le phénomène risque de s'amplifier. Il faudra selon toute vraisemblance à Durant une franchise qui a la culture de la victoire encrée en elle (donc pas New York ?), où, du sommet à la base de la pyramide, tout sera réuni pour que son épanouissement soit total. Pour l'instant, il est largement dans les temps de passage. A 25 ans, il a déjà vécu une Finale NBA, deux Finales de conférence et connu son lot d'expériences formatrices (transfert contesté d'Harden, blessure de Westbrook). Les trois prochaines saisons d'OKC décideront de la suite. Ces derniers temps, la star d'OKC discutait de son surnom, confiant largement préférer "KD" à "Durantula". Les - très - mauvaises langues diront que pour l'instant, il demeure "The Chosen Two". Mais on se risque à le dire : au rythme où il déploie ses ailes, Kevin Durant ne devrait pas trop tarder à s'asseoir sur le trône du King.
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