Zion, Doncic, Bazooka, LeBron kidnappé… NBA APOCALYPSE part en vrille

Zion, Doncic, Bazooka, LeBron kidnappé… NBA APOCALYPSE part en vrille

Dans un univers ravagé par un virus et dans une ambiance cataclysmique, LeBron James a pour mission de sauver le monde. Ça, c’est notre nouvelle série, NBA APOCALYPSE.

Antoine PimmelPar Antoine Pimmel | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Fiction

2032. Voilà plus de dix ans que la planète est ravagée par une crise sanitaire sans précédent. Civilisations détruites, villes abandonnées, populations déplacées, décimées, survivants calfeutrés. Le chaos règne dans les rues devenues irrespirables, désertes et pourtant dangereuses. Certains groupes tentent de reconstruire un nouveau monde tandis que d’autres pillent, terrorisent et s’approprient les rares zones où l’eau est encore potable. C’est dans ce contexte apocalyptique que LeBron James… se retrouve enchaîné à un poteau ! « What the f… ?» Debout, adossé contre une colonne de métal, les mains liés dans le dos, un vent de panique l’envahit. « Que s’est-il passé ?» Cagoule sur la tête, il devine des ombres autour de lui mais ne peut distinguer précisément où il est. Aussi loin qu’il se souvienne, lui et ses camarades se reposaient après une escarmouche.

NBA APOCALYPSE

LeBron James : Chris ? Chris t’es là ? Tarik ?

Chris Paul : Je suis là. Quelqu’un comprend comment on s’est retrouvé ici ?

Trae Young : Je suis attaché.

Voix inconnue : Vous vous êtes endormis dans la mauvaise grotte. Maintenant, taisez-vous. Ils arrivent.

Effectivement, des bruits de pas lourds et des grognements se font entendre. Deux hommes, a priori. LeBron sent l’agitation grandissante autour de lui. Ses ravisseurs passent et repassent sans vraiment émettre un son autre que des onomatopées. Puis, d’un coup, une main arrache le sac qui lui masquait la vue. Le voilà nez-à-nez avec un colosse moustachu, les deux mètres aisément dépassés, le torse massif, les cheveux longs, lâchés au vent. Son compère n’a rien à lui envier. Lui aussi moustachu mais les cheveux plus court, bien que plus touffu, grand et costaud. Il enlève les masques de Chris, Trae, Richard et Channing. En tournant brièvement sa tête sur la droite, LeBron repère un sixième captif, le visage encore masqué. Le soleil vient à peine de se lever. Et la petite compagnie est au beau milieu du désert.

Chris Paul : Oh putain.

LeBron James : Quoi ?

Chris Paul : J’en connais un des deux. Hey Steve ! Steve ! Steve libère moi tout de suite. C’est moi, c’est Chris !

Interpellé, l’un des deux gaillards se retourne. Le regard un peu vide, il fait de grands signes incompréhensibles avec ses bras.

Steven Adams : MOI MANGER TOI. HUM. MIAM MIAM.

Channing Frye : Il est complètement con ton pote.

L’espace d’un instant, LeBron croit halluciner mais il réalise que c’est bien Channing qui ose émettre des doutes sur les capacités intellectuelles d’un autre être vivant.

Chris Paul : Steve, regarde-moi. C’est moi, Chris ! Tu me connais… NON STEVE, POSE LE COUTEAU ! POSE LE COUTEAU !

Steven brandit la lame… et l’écrase sur le sol, éventrant un lézard qui passait par là. Il porte alors sa proie jusqu’à sa bouche et gobe l’animal mort d’une bouchée, le sang dégoulinant sur sa moustache joufflue.

Trae Young (dégoûté) : Beurk.

LeBron James : Je savais que le virus les rendait agressif mais je ne savais pas que ça les rendait complètement débiles.

Chris Paul : Ah non, non, il a toujours été comme ça.

Enes Kanter (montrant l’horizon) : BUNGA. BUNGA. BUNGA. GROSSE CARAVANE.

Un énorme bourdonnement brise alors le silence de la contrée aride. Au loin, les points noirs montrés par Enes grossissent de plus en plus. Camions citernes, voitures, quads… toute une horde motorisée qui se dirige vers la position. Quelques minutes plus tard, les véhicules encerclent le campement et une dizaine de guérilleros viennent à la rencontre des deux malabars.

Steven Adams (en pointant du doigt les prisonniers) : EUX POUR NOUS. NOUS MANGER EUX. MIAM MIAM.

Ja Morant : Pas l’élu. L’élu est à nous, on vous l’a confié mais c’est notre seul moyen de prendre New York au Syndicat du crime et de quitter ce désert pourri. Vous pouvez bouffer les autres.

Trae Young : Mais de qui ils parlent ?

LeBron James : Ben voyons mon bon Taboul, ça me semble évident.

(Silence)

LeBron James : De moi bien sûr ! L’élu, ça ne peut être que moi.

Brandon Ingram (s’approchant de LeBron, une machette à la main) : L’élu revient aux Grizzlies mais celui-là est pour moi. Ça fait longtemps que je rêve de te saigner l’ancien.

LeBron James (un peu déboussolé) : Mais vous venez de dire que l’élu…

Ja Morant : Soit, tu peux garder le chauve. Je prends l’élu avec nous dans le camion. Ainsi je l’ai décidé. C’est clair pour tout le monde ?

Tous les guérilleros en cœur : Oui chef.

Enes Kanter : NON. NON. NOUS MANGER CHAUVE.

Steven et Enes repoussent alors brutalement Brandon, qui vole à deux mètres. Lonzo et Jrue arrivent de suite à la rescousse du gringalet. Les esprits s’échauffent. Plusieurs bandes se forment et se toisent, certains dégainent même leurs armes.

Richard Jefferson (se grattant le nez) : Pst, LeBron.

LeBron James : Mais… mais… mais comment tu as fait pour te détacher ?

Richard Jefferson (interrogateur) : Hein ? Me détacher ? Mais je n’étais pas attaché moi.

LeBron James : Quel couillon… Enfin bref, ce n’est pas grave, vite, vient nous libérer.

Richard s’exécute sans que les agresseurs, trop occupés à se disputer, se rendent compte que leurs otages vont se faire la malle.

Trae Young (en pointant du doigt l’homme toujours cagoulé) : Et lui, on en fait quoi ?

LeBron James : On l’emmène.

Trae détache l’inconnu et lui retire sa capuche. Une chevelure blonde, soyeuse, un corps d’athlète, bien qu’un brin grassouillet, et une gueule d’ange.

Luka Doncic : Merci petit.

La réponse de Trae se voulait cinglante mais LeBron l’attrape par la manche avant qu’il ait le temps d’ouvrir la bouche. Les six fuyards se jettent dans l’un des camions. LeBron au volant, Trae et Luka juste à côté de lui. Chris s’installe sur la sulfateuse installée juste au-dessus de la cabine du poids lourd. Richard et Channing s’agrippent aux portières. Les clés sont déjà sur le contact.

LeBron James : C’est parti !

L’engin démarre. Le bruit attire enfin l’attention des membres des différents gangs.

Ja Morant : ILS PARTENT AVEC L’ELU ! ILS PARTENT AVEC L’ELU ! TOUS A VOS POSTES BANDE D’INCAPABLES !

Dès lors, la racaille se rue sur les bécanes, camionnettes transformées en machine de guerre et autres chars de combat. Ils se lancent tous à la poursuite de nos héros.

Trae Young : On a de la compagnie !

Luka ouvre la boite à gant située devant lui et sort deux flingues. Il en file à Trae.

Luka Doncic : Tiens petit, montre-moi ce que tu sais faire.

Un premier bolide a déjà rattrapé le camion, bien plus lent. Nick Young est au volant, assisté de Lance Stephenson et JaVale McGee. Bien que leur véhicule soit d’un plus petit gabarit, ils prennent l’étrange décision d’essayer de renverser la citerne en fonçant dessus à pleine vitesse. Leur carriole rebondit avant d’être projetée sur le côté. JaVale veut alors riposter en balançant une grenade à l’intérieur de la cabine mais il trébuche et la lâche à ses pieds. L’explosion découpe en deux la voiture qui finit sa course contre des rochers. Boom. Les amis ne sont pas sortis d’affaire pour autant. Car derrière, Ja et ses troupes leur collent aux basques.

LeBron James : Chris, à toi !

TAC TAC TAC. Chris embraye la sulfateuse et se met à allumer. TAC TAC TAC TAC. Les balles pleuvent, les douilles jonchent le sol, la sueur coule du front du gunner, les muscles contractés pour tenir le poids de la mitrailleuse lourde. Les dégâts se multiplient. Mais ça ne suffit pas pour semer les assaillants de plus en plus nombreux.

LeBron James : Ils sortent des collines !

En effet, au détour d’une dune, plusieurs motos se sont mêlées à la course épique du camion. Dont une bien connue, celle de Russell Westbrook, désormais équipée d’un side-car. Son nouveau copilote envoie rafales sur rafales en direction de Chris.

James Harden : YAAAAAAAAAAAAAAAH !

Luka décide de prendre les choses en main. Il passe son corps à l’extérieur de la cabine, en se tenant fermement avec un bras. De l’autre, il arrose quiconque se rapproche. Pris de court, Trae décide de faire de même.

Luka Doncic (compte ses victimes) : Et de deux. Trois. Cinq.

Trae Young : Cinq aussi. Six !

Luka Doncic : Je suis déjà à neuf petit, t’as du retard mais tu progresses !

Les deux tireurs d’élite éloignent petit à petit les guérilleros quand soudain…

Richard Jefferson (apeuré) : ROCKET ! TIR DE ROCKET !

Un pick-up s’est mis à la hauteur du camion conduit par LeBron, à environ une dizaine de mètres sur la gauche. Lonzo est au volant et un type à l’allure herculéenne est installé sur la plage arrière, découverte. Encore une montagne de muscles. En débardeur. Des chaînes autour du torse et surtout un bazooka à la main.

Zion Williamson : MUHAHAHAHAHAHA.

Sa première fusée passe juste au-dessus de la cabine. Mais Zion recharge et envoie une autre rocket. Celle-ci fait mouche. En plein sur la sulfateuse, qui vole en éclat, Chris avec.

LeBron James : CHRIS !

Le choc du missile a failli renverser le poids-lourd et sans un coup de volant brusque de LeBron, le tonneau était inévitable. Zion est en train de placer deux nouvelles munitions dans son RPG. Il faut trouver une solution. Et vite. Surtout qu’un canyon se pointe devant eux. Bloqués. Ils sont bloqués… à moins que… Non ! Un passage étroit se dessine au cœur de la montagne de roches. Peut-être de la largeur d’une voiture, voire deux grand maximum.

Channing Frye : On ne passera jamais !

LeBron James : L’impossible n’est rien. Luka, dès que je te fais signe, tu lâches la remorque pour boucher le passage derrière. FOLLOW MY LEAD AND STRIVE FOR GREATNESS !

Le camion prend alors de la vitesse tandis que Luka est sorti de la cabine pour se préparer à détacher la remorque. Zion est bientôt à portée de tir. Ce n’est plus qu’une question de secondes maintenant. Dans un dernier effort, LeBron appuie encore sur l’accélérateur et se place pile dans le centre du passage.

LeBron James : MAINTENANT !

Luka défait le crochet d’attelage pile au moment où la cabine commence à s’engouffrer  - tout juste – dans le chemin sinueux. La remorque se coince entre les rochers, explosant en partie avec le choc. Ils ont réussis ! Sauvés. Nos compagnons sont sauvés. Ils ont perdu Chris mais les voilà enfin hors de danger. Ouf.

NBA APOCALYPSE A SUIVRE

Prochain épisode de NBA APOCALYPSE le mardi 14 avril

NBA APOCALYPSE LeBron James

Si vous avez manqué les épisodes précédents :

 

Illustration par Vladislav Lakshe, suivez-le d'urgence sur Instagram : @lakshepassion

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