Les « Rodman Rules » expliquées : pourquoi Dennis Rodman était le meilleur

Les « Rodman Rules » expliquées : pourquoi Dennis Rodman était le meilleur

Dans un épisode de "The Last Dance" consacré à Dennis Rodman, BJ Armstrong est revenu sur l'importance de "The Worm" dans le deuxième Three Peat.

N.SPar N.S | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus

Quand on parle des Chicago Bulls des années 90, on pense évidemment à Michael Jordan. Puis à Scottie Pippen et Phil Jackson. Logique puisque les trois hommes sont indissociables dans ces six titres acquis entre 1991 et 1998. La star, le lieutenant et le chef d'orchestre. Au cours du deuxième triplé de cette escouade mythique, un autre homme s'est hissé dans ce trio. Dennis Rodman.

Celui-là même qui a brisé certains rêves de Jordan de 1988 à 1990 lorsqu'il évoluait aux Pistons. Personnage mythique, joueur incroyable dans son domaine, le phénoménal rebondeur, fraîchement débarqué des Spurs, a été ce quatrième maillon dans le second cycle des Bulls, après la première retraite de Jordan.

Du haut de ses 2,01m, "The Worm" avait cette faculté sensationnelle à gober tous les tirs ratés par l'adversaire, ou ses propres coéquipiers. En carrière, Dennis Rodman a tourné à plus de 13 rebonds de moyenne. Dont une série invraisemblable entre 1991 et 1998 où il attrapait entre 15 et 18,7 prises. Dans l'un des épisodes de "The Last Dance", où il est question de Dennis Rodman, BJ Armstrong a expliqué qu'il n'aurait peut-être pas été question de dynastie, voir même de titre, sans la présence de l'ancien Bad Boy.

"La chose que j'ai le plus admirée chez lui est qu'il était un joueur très, très intelligent. Derrière ses cheveux colorés, ses frasques, se cachaient un très bon joueur de basket, fondamental.

Je peux argumenter en disant qu'il aurait été très difficile pour les Bulls de gagner sans lui. C'est compliqué de gagner sans un grand capable de mettre l'intensité nécessaire pour remporter le championnat. Et Dennis avait ce challenge. Il avait toujours cette énergie en lui qui était contagieuse."

 

Les "Rodman Rules" de Paul Silas

Car pour adopter le Worm, il a fallu l'apprivoiser, le comprendre, et même s'adapter à lui par moments. Steve Kerr s'est accordé à dire que l'entente a pu se faire dès que les Bulls ont laissé de l'espace à leur intérieur fantasque. Notamment avec cette fameuse permission de 48 heures accordée pour se rendre à Las Vegas.

Reste que Dennis Rodman leur a bien rendu, avec cet abattage de tous les instants dans la raquette. Et surtout ce don unique au rebond. Il savait instinctivement comment se placer, où le ballon allait se diriger. À tel point que Paul Silas, alors assistant à Charlotte, avait ses propres instructions pour tenter de le contenir : Les "Rodman Rules".

"Ce gars comprenait juste comment prendre un rebond. Nous avions un assistant à ce moment-là, Paul Silas", explique BJ Armstrong du temps où il évoluait aux Hornets.

"Paul nous disait toujours que ce que faisait Dennis, on ne pouvait pas s'y préparer. Il était si fort. Vous ne pouviez pas faire de box-out. Vous deviez rester face à face avec lui.

La raison pour laquelle il était un immense rebondeur est qu'il comprenait les schémas adverses et donc les timings de tous les tirs. Toutes les choses qui se sont passées avec lui, c'était juste Dennis.

Mais n'en doutez pas, quand il était encadré, c'était un excellent basketteur."

L'un des meilleurs défenseurs de l'histoire, et sans doute le meilleur rebondeur All-Time.

 

Le jour où Dennis Rodman a pris 34 rebonds (!!)

La technique redoutable de Dennis Rodman au rebond et en défense

 

 

 

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