Onyeka Okongwu est votre nouveau joueur préféré, mais vous ne le savez pas encore

Onyeka Okongwu est votre nouveau joueur préféré, mais vous ne le savez pas encore

Quand on connait l’histoire personnelle de certains joueurs, on ne peut qu’avoir envie de les voir réussir. Onyeka Okongwu est de ceux-là.

Théophile HaumesserPar Théophile Haumesser  | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Portrait

Peu importe qui finira Rookie Of the Year 2021, niveau réussite, Onyeka Okongwu a déjà une longueur d’avance sur tous ses concurrents. On sait bien que, pour n’importe qui, les chances d’arriver à se hisser jusqu’en NBA sont extrêmement minces. Mais dans le cas d’Onyeka Okongwu, les probabilités auraient dû chuter encore bien plus.

Après avoir grandi en Californie de parents récemment immigrés depuis le Nigeria, Onyeka s’est mis au basket parce qu’il voulait à tout prix tout faire comme son idole, son modèle, son grand frère Nnamdi, de quatre ans son aîné. C’est lui qui l’a initié au basket et qui a commencé à lui donner envie de rêver de NBA.

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Au lycée de Chino Hills, où il jouait avec Lonzo et LiAngelo Ball, Nnamdi, 17 ans, commençait à se faire un nom et une jolie réputation et Onyeka ne rêvait que de lui emboiter le pas. Sa vie, c’est comme ça qu’il l’imaginait. Et puis un jour, le drame que rien ne pouvait permettre d'anticiper.

Victime d’un accident de skateboard, Nnambi Okongwu est transporté d’urgence à l’hôpital. Onyeka, 13 ans, l’y rejoint dès que possible et tombe sur sa mère, en pleurs.

« - Pourquoi est-ce que tu pleures ?

- Ton frère.

- Qu’est-ce qui s’est passé ?

- Il a eu un accident.

- Il va s’en sortir ?

- Non. »

Trois lettres qui tombent comme un couperet. Infirmière de profession, la mère des deux frères savait bien que tout espoir de retrouver son aîné était perdu et qu’il ne servait à rien de bercer son jeune frère d'illusions. Avec la perte de son mentor, c’est tout son monde qui s’effondrait.

« J’ai arrêté de jouer pendant un bon moment », confiait-il à Mirin Fader, du Bleacher Report.

« Je me demandais ‘‘Est-ce que j’ai vraiment envie de continuer ?’’. »

Et puis, finalement, comme souvent dans ces cas-là, il a tiré de cette immense douleur la motivation nécessaire pour se lancer avec deux fois plus de hargne dans la bataille. Pas uniquement pour accomplir son destin, mais pour réaliser le rêve de son frère.

Il a commencé par se démener pour mériter une place dans l’équipe de lycée de Chino Hills.

« Quand il est arrivé, on est tous allé le voir et on lui a dit ‘‘On est tous tes frères ici’’ », raconte Andre Ball, l’un des cousins de Lonzo et LaMelo.

« C’était dur, mais on était là pour lui et, dès qu’il a pu se faire une place sur le terrain, il n’avait plus l’air déprimé. Il a changé d’état d’esprit. Pour lui, il était temps de taffer. »

Durant la saison 2015-2016, l’équipe s’est même offert le luxe de terminer invaincue avec un bilan de 35-0 en battant ses adversaires d’une marge moyenne de 28,4 points, le tout avec deux freshmen dans le 5 majeur (LaMelo et Onyeka), deux juniors (LiAngelo et Eli Scott) et un senior : Lonzo Ball. Pas mal, non ?

« Il n’y a pas beaucoup de lycées publics qui peuvent se vanter d’avoir trois joueurs qui ont été choisis dans le Top 10 de la draft et je suis sûr qu’Eli Scott viendra nous rejoindre l’an prochain », promet Onyeka.

Depuis qu’il a multiplié les efforts, les résultats ne se sont pas fait attendre, puisque sa montée en puissance depuis est terrifiante de régularité. Vif, athlétique et mobile, Okongwu a commencé à développer un bon petit tir à mi-distance qui devrait étendre sa zone de confort jusqu’à la ligne à trois-points à mesure qu’il continue de bosser sur son jeu.

« Le basket est devenu son coin de paradis », sa mère.

« Je suis super fier de lui », salue Lonzo.

« Il est tout le temps à la salle et il a un énorme potentiel. »

Au moment de clore sa carrière lycéenne et de s’envoler vers USC pour continuer sa route, Onyeka Okongwu avait ajouté trois titres de champion de l’état et deux trophées de Mr. Basketball. Qu’il n’ait pas été sélectionné pour participer au McDonald All-American est totalement incompréhensible, mais ce n’est clairement pas ça qui allait entamer sa détermination.

« Le basket est devenu son coin de paradis », explique sa mère, Kate.

« C’est là qu’il a trouvé la paix, là qu’il a trouvé son âme. »

A USC, il a poursuivi sur sa lancée et s’est très vite imposé comme le meilleur scoreur et rebondeur de son équipe. Au passage, il a signé une saison statistique magnifique pour un freshman. Dans toute l’histoire, en tant que première année, seuls Zion Williamson, Anthony Davis, Kevin Love, Karl-Anthony Towns et Michael Beasley ont posté de meilleurs Boxcores Plus Minus 2.0 que lui ! ça classe un bonhomme, quand même...

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En mettant la main sur lui avec leur 6ème pick de la draft 2020, les Atlanta Hawks ont clairement fait une bonne affaire et figurent d’ailleurs parmi les grands vainqueurs de l’intersaison. D’autant que s’il y a bien une chose qu’on a apprise, c’est de ne jamais parier contre Onyeka Okongwu.

Pour aller vite, il vaut mieux marcher seul, mais pour aller loin, il vaut mieux être accompagné. A son poignet, à son chevet et jusqu’à son locker, Onyeka n'est jamais seul. Nnamdi est toujours avec lui.

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