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Jusqu’où peut aller le Jazz en 2019 ?

Antoine PimmelPar Antoine PimmelPublié

Quatrième à l’Ouest et demi-finaliste de Conférence l’an passé, le Utah Jazz est-il vraiment prêt à franchir un palier de plus cette saison ?

Cela fait maintenant deux ans que le Jazz est installé dans le quatuor de tête de la Conférence Ouest. Et pourtant, le groupe a été chamboulé d’une année sur l’autre. Pas dans ses grandes largeurs. En 2017, Gordon Hayward et George Hill drivaient la franchise de Salt Lake City vers une demi-finale de Conférence après avoir terminé quatrièmes de la saison régulière. Les deux compères, meilleurs marqueurs et meilleurs passeurs de l’équipe, ont pourtant mis les voiles quelques semaines plus tard. Direction Boston pour l’ailier All-Star et Sacramento pour le meneur.

Et voilà Quin Snyder presque contraint de repartir de zéro. Du moins c’est ce qui était attendu. Mais Donovan Mitchell, treizième choix de la draft, s’est révélé en devenant le premier rookie à 20 points par match depuis Blake Griffin. 48 victoires plus tard, Utah terminait cinquième à l’Ouest et accédait une nouvelle fois aux demi-finales de Conférence après avoir sorti le Thunder au premier tour.

Il faut maintenant confirmer. Dès cette saison. Le groupe est resté quasiment le même : Derrick Favors, Raul Neto et Dante Exum ont été prolongés. Grayson Allen est arrivé via la draft. Le Jazz est typiquement l’équipe que l’on a envie d’aimer. Un excellent coach. Un bon groupe. Une jeune star en devenir en la personne de Mitchell. Des bons joueurs de basket qui ont le sens du collectif. Et même un superbe maillot violet rétro lancé cette saison qui devrait faire le bonheur des supporteurs de l’organisation. Ça donne envie d’y croire. Mais quel objectif l’organisation peut-elle vraiment se fixer ?

Comme l’an dernier déjà, les résultats seront assez étroitement liés au développement de Mitchell. Il n’était pas nécessairement le meilleur joueur, ni même le plus important mais sa capacité à scorer à débridé le flow offensif du Jazz. Mais Il les a porté jusqu’en playoffs. Il les a fait passer le premier tour en dézinguant Oklahoma City. Pour que la formation mormone passe un cap, il faudra qu’il fasse de même. Il l’a justement plus ou moins déjà fait lors des playoffs. Le rookie était passé de 20,5 points (43% et 34% à trois-points) et 3,7 passes à 24,4 pions (42% et 31%) et 4,2 caviars par rencontre.

Le jeune homme sera nettement plus attendu – et donc ciblé – à partir de la rentrée. Marquer lui sera plus difficile. Les coaches et les joueurs adverses ont désormais ont le temps de vraiment étudier ses tendances. Alors ce sera à lui de montrer qu’il a bossé cet été pour étendre sa palette. Après tout, l’ancien joueur de Louisville n’était pas attendu aussi haut. Peut-il encore grimper de manière fulgurante ? Les plus optimistes espèrent une évolution à la Dwyane Wade. Mais même ‘Flash’ a été drafté en cinquième position d’une cuvée extrêmement forte. Ses performances n’étaient pas aussi surprenantes que celle de Mitchell.

Le nouveau visage du Jazz a eu la chance de se retrouver au bon endroit au bon moment. Ses partenaires manquaient d’un talent offensif capable de faire la différence en tête-à-tête. C’est justement sa spécialité. Mais le reste de son jeu ne demande qu’à être poli. Heureusement, il est bien entouré. Et c’est ce qui fait la force de cette team. Les Ricky Rubio ou autres Joe Ingles qui libèrent des espaces pour leur coéquipier. Leur altruisme. Leur défense. Si Mitchell parvient à titiller la barre des 25 points par match (et de s’inviter parmi les All-Stars ?), alors Utah peut peut-être commencer à viser un peu plus haut que la quatrième place. Le trio de tête n’est pas inconcevable.

Rudy Gobert, DPOY en titre qui jure vouloir contribuer plus au scoring, aura aussi son rôle à jouer. De son évolution en attaque découle aussi la progression de son équipe. Exum, complément idéal du backcourt du futur avec Mitchell, peut apporter sa pierre s’il reste en bonne santé. Et le rookie Allen va amener une bonne dose de vice en sortie de banc tout en étant capable de créer pour lui et pour les autres.

Sur le papier, c’est plus fort. Le top quatre semble donc être le minimum syndical. Pour les playoffs, c’est déjà plus compliqué à pronostiquer. Le Thunder, battu par le Jazz l’an dernier, s’est renforcé. Les Houston Rockets semblent diminués par leur intersaison mais ils étaient plusieurs crans au-dessus lors de leur confrontation en mai dernier. Les hommes de Quin Snyder seront cependant peut-être plus difficiles à sortir une fois arrivé en demi-finales de Conférence. Et ce serait une forme de progression. D’une rouste 4-1, ils accrocheront peut-être un 4-3. Et tout est possible sur un Game 7. En tout cas, à ce rythme, Utah peut viser les finales de Conférence d’ici 2020 ou 2021. Mais là encore, ça dépendra finalement beaucoup de l’évolution de Donovan Mitchell.

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