Zion Williamson : libéré, délivré et clutch

Zion Williamson : libéré, délivré et clutch

Frustré jusqu'ici par la gestion des Pelicans, Zion Williamson a eu le droit de disputer la fin de match contre Memphis. Et NOLA peut le remercier

N.SPar N.S | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus

Il n'est jamais bon de frustrer l'un de ses meilleurs atouts. Qui plus est lorsque ce dernier a déjà dû manquer un paquet de matches en raison d'une blessure. C'était pourtant ce qui était en train de se produire avec Zion Williamson. Dans le but de (sur)protéger sa pépite, qui ne s'est pratiquement pas entraînée avec son équipe, les Pelicans l'ont contraint à un régime forcé pour ses premières rencontres dans la bulle. 15 minutes de temps de jeu en moyenne, ni plus ni moins. Et toujours en début de quart-temps, après un échauffement.

Sans pouvoir l'affirmer avec certitude, cette méthode a peut-être coûté le match contre Utah. Il est clair que les Pels sont meilleurs avec Zion sur le terrain qu'en dehors. On connait sa puissance, sa détente, son sens inné du panier. La qualité et l'explosivité de son second saut. Mais il y aussi ce jeu sans ballon, sa lecture de la défense et son sens de l'anticipation, notamment pour filer en contre-attaque.

NOLA reste dans la course aux playoffs 

Toutes ces facultés, les Pelicans en ont besoin. Surtout s'ils veulent arracher ce play-in au nez et à la barbe d'une concurrence de plus en plus féroce. Cette nuit, le staff médical a donné son aval pour donner un peu plus de minutes au first pick de la dernière Draft. Dix pour être exact. De quoi se sentir en vie pour la première en Floride.

"Je me suis senti libre à nouveau. Mon esprit de compétiteur était là et je suis fier que le coach et l'ensemble de l'équipe m'aient fait confiance pour terminer la rencontre", dit-il avant de préciser ses propos. "Je ne vais pas vous mentir, c'est très différent dans le mauvais sens quand tu es sur le banc dans le quatrième quart-temps.

Il n'y avait rien que je puisse faire pour aider mon équipe à gagner. Quand je dis que je me suis senti libre à nouveau, c'était juste bon d'être sur le terrain et faire ce que je peux pour aider mon équipe. Pour ce qui est de l'énergie, mes coéquipiers et moi, nous nous nourrissons les uns les autres."

Au moment de sortir, en milieu de quatrième quart-temps, on a pensé ne jamais le revoir. Que le staff allait continuer de suivre sa ligne directrice. Sauf que vu l'enjeu, il aurait sans été stupide de ne pas tenter le coup. Après tout, il ne s'agit que de quatre minutes.

En voyant son agressivité jusqu'alors (17 points à 7/18 en 21 minutes), il a été décidé de le renvoyer. À 93-98, c'est sa coupe dans le dos de son défenseur qui permet à Ingram de le trouver. Au buzzer des 24 secondes. Trente secondes plus tard, son drive ligne de fond donne neuf points d'avance à NOLA. Synonyme de break, et de victoire finale.

"Cette agressivité, c'est un peu pour moi et le staff aussi. Ils m'ont demandé d'essayer de donner une étincelle à l'équipe. Et c'est ce que j'ai essayé de faire, donner mon étincelle, les mettre sur la bonne voie."

En 25 minutes, Zion a fait du Zion. 23 points, 7 rebonds et 5 passes. On lui pardonnera son 9/21, résultat d'une agressivité sans doute le résultat d'un surplus d'énergie mélangé à la frustration des derniers jours. Il lui faudra désormais jauger pour aider sa franchise à accéder aux playoffs. Dans un calendrier abordable avec au programme les Kings, les Wizards, les Spurs, une nouvelle fois les Kings puis le Magic.

Le match de Zion Williamson contre Memphis

 

 

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