Chris Paul, aussi fort que Kareem Abdul-Jabbar et Tim Duncan, impose déjà son rythme

Chris Paul, aussi fort que Kareem Abdul-Jabbar et Tim Duncan, impose déjà son rythme

Auteur d'une superbe performance, le meneur des Phoenix Suns Chris Paul a donné le ton pour le premier match des Finales NBA.

Cédric EmésPar Cédric Emés | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus

Chris Paul a déjà calmé son monde. Sur le terrain, mais aussi en dehors. Après la victoire des Phoenix Suns contre les Milwaukee Bucks (118-105) lors du Game 1 des Finales NBA, le meneur de 36 ans a voulu éteindre la moindre enflammade autour de son équipe.

Un discours logique et lucide de la part du vétéran. La franchise de l'Arizona a seulement gagné un match (à domicile) et a encore un long chemin à parcourir. Pour autant, sur le parquet, CP3 a tout de même envoyé un message.

On attendait beaucoup de cette première rencontre par rapport à son duel avec Jrue Holiday. Considéré comme l'un des meilleurs défenseurs à son poste dans cette Ligue, le joueur des Bucks allait-il pouvoir limiter l'apport du patron des Suns ? Sur ce Game 1, Paul s'est bien amusé...

Chris Paul, une justesse presque effrayante

Car de A à Z, le natif de Caroline du Nord a maîtrisé son sujet. Pas franchement impressionné par le fait de disputer ses premières Finales NBA, il a continué sur la lancée de ses Playoffs de très grandes qualités. A la mène, il a dicté le tempo de cette partie.

Sans jamais surjouer, il a su alterné entre les caviars pour ses partenaires et ses tentatives personnelles. Ainsi, Paul a terminé la rencontre avec avec 32 points et 9 passes. A son age, il s'agit d'une copie très rare en NBA puisqu'il rejoint Kareem Abdul-Jabbar et Tim Duncan dans l'histoire (joueur de 36 ans ou plus à + de 30 points).

Déjà impressionnant (41 points) lors du Game 6 contre les Los Angeles Clippers (4-2), CP3 vient donc de marquer 73 points en 2 matches de Playoffs. Sa meilleure série en carrière en Playoffs, et encore fois une performance historique.

Avec lui, Steve Nash, Kevin Johnson et Oscar Robertson sont les seuls à plus de 70 points (à au moins 65% aux tirs) et 15 passes décisives sur deux rencontres consécutives à ce stade de la saison. C'est dire le niveau de jeu actuel du #3 de Phoenix.

"Chris Paul a toujours été capable de prendre feu. Il parvient à impliquer son équipe, il est le plus grand leader à jouer ce sport, mais il a toujours été capable de ça", a d'ailleurs souligné Devin Booker.

Et sur cette partie, Chris Paul a profité de la moindre faiblesse des Bucks pour les punir.

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Une analyse parfaite

Sur le plan athlétique, le vétéran ne se trouve bien évidemment pas à son prime. Pour autant, il a réussi à conserver un très haut niveau de jeu. Comment ? A cause de son QI basket. Car par rapport à sa connaissance du jeu et de sa capacité à analyser les situations, il n'a probablement jamais été à ce niveau.

C'est simple, peu importe la stratégie adoptée par la défense de Milwaukee la nuit dernière, Paul a toujours donné l'impression d'avoir la solution. Avec une défense particulièrement mobile, les Bucks ont pourtant tenté de le gêner avec des switchs sur toutes les positions.

Mais comme vous le savez, cette tactique n'a pas fonctionné... Sur pick-and-roll, il s'est ainsi amusé à détruire le plan adverse avec Deandre Ayton. Et quand Bobby Portis se retrouvait devant lui, il en profitait quasiment systématique pour faire la différence.

"C'est tout simplement un très bon joueur de basket. Il est l'un de ces rares gars qui peuvent voir le jeu et savoir où les cinq gars doivent être. Il a profité de ses opportunités ce soir contre leur défense et a réussi ses tirs", a analysé son coach Monty Williams.

Avec maîtrise, il a été d'ailleurs à l'origine du bon troisième quart-temps des siens pour creuser l'écart. Sur cette période, il n'a pas hésité à prendre les choses en mains en inscrivant 16 de ses 32 points à 6/7 aux tirs.

"Quand ça se passe comme ça, vous voulez juste bien espacer le terrain et le laisser orchestrer. Il a fait les bons choix. Il rentrait tous ses tirs et quand il est dans ce mode, il faut juste en profiter", a savouré Williams.

Quand Chris Paul récite sa partition, les Suns profitent mais les Bucks déchantent... Pour le Game 2 et le reste de cette série, Milwaukee va vite devoir corriger le tir en défense. Car dans le cas contraire, le chef d'orchestre va bientôt donner ses directives avec une bague à son doigt.

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