Les San Antonio Spurs viennent peut-être d’envoyer un message extrêmement inquiétant au reste de la conférence Ouest. Pas uniquement parce qu’ils ont gagné le Game 1 des finales de conférence chez le Oklahoma City Thunder après deux prolongations. Mais surtout parce qu’ils l’ont fait avec un groupe d’une jeunesse presque absurde pour un tel niveau de compétition. Shaï et Antoine ont abordé ce sujet dans le CQFR de ce matin. Debrief.
Au cœur de cette démonstration, il y a évidemment Victor Wembanyama et ses 41 points, 24 rebonds et 49 minutes complètement folles. Mais ce qui commence réellement à faire peur, c’est tout ce qu’il y a autour de lui. Parce que les Spurs ne reposent déjà plus uniquement sur leur extraterrestre français.
Dylan Harper joue déjà comme un vétéran
Le cas le plus frappant reste probablement Dylan Harper. À seulement 19 ans, le rookie a probablement été le deuxième meilleur joueur des Spurs dans ce match. Oui, en finale de conférence Ouest. Oui, contre la meilleure équipe de la saison régulière.
Et le plus impressionnant, ce n’est même pas sa ligne statistique monstrueuse avec 24 points, 11 rebonds, 6 passes et 7 interceptions. C’est la manière. Harper a joué avec un calme totalement irréel pour son âge. Le Thunder lui a envoyé des défenseurs élite comme Alex Caruso, Luguentz Dort ou Cason Wallace… et il n’a jamais semblé perturbé.
Dylan Harper a été immense, les Spurs tiennent bien un crack
À plusieurs moments, lorsque l’attaque de San Antonio bloquait sans Wembanyama sur le terrain, c’est Harper qui est venu sauver des possessions importantes en attaquant le cercle ou en créant des décalages. Le plus dingue, c’est qu’il donne déjà l’impression d’appartenir naturellement à ce niveau-là.
Stephon Castle, Carter Bryant… et une profondeur déjà monstrueuse
Et Harper n’est pas un cas isolé. Stephon Castle a vécu une soirée étrange avec 11 pertes de balle… sans jamais sortir mentalement de son match. Malgré la pression défensive étouffante du Thunder, le meneur des Spurs a continué à défendre dur, attaquer le cercle et réussir plusieurs actions majeures dans les moments chauds.
Même chose pour Carter Bryant, dont les passages défensifs commencent déjà à devenir extrêmement précieux malgré un temps de jeu limité.
Et derrière cette jeunesse, San Antonio possède déjà des joueurs parfaitement complémentaires comme Devin Vassell ou Julian Champagnie, capables d’apporter du spacing, de la défense et énormément d’intelligence collective.
Le plus inquiétant dans tout ça ? Aucun de ces joueurs ne semble dépassé émotionnellement par le contexte. On parle quand même de gamins de 19 ou 20 ans qui jouent des finales de conférence avec un calme presque dérangeant.
Le plafond de San Antonio commence à faire peur
C’est probablement là que les autres franchises de l’Ouest doivent commencer à avoir quelques sueurs froides. Parce que cette équipe semble déjà en avance sur son calendrier. Très en avance.
San Antonio possède désormais un joueur qui peut raisonnablement prétendre au statut de meilleur joueur du monde, mais aussi une jeune garde qui progresse beaucoup plus vite que prévu.
Et contrairement à beaucoup de jeunes équipes talentueuses, les Spurs donnent déjà l’impression d’avoir trouvé une vraie hiérarchie, une identité claire et un collectif parfaitement articulé autour de Wembanyama.
Wembanyama a choqué le sport US : les réactions à sa perf folle
Le plus terrifiant pour le reste de la NBA, c’est qu’on voit encore énormément de marge de progression partout. Harper découvre à peine la ligue. Castle est encore brut offensivement. Wembanyama lui-même continue d’ajouter des dimensions à son jeu presque chaque mois.
Et pourtant, cette équipe vient déjà d’aller gagner un match de finale de conférence sur le parquet du Thunder. Oui, l’Ouest devrait probablement commencer à flipper un peu.
Retrouvez l'intégralité de notre CQFR sur Youtube et sur toutes les plateformes de podcasts :
