La réponse glaciale de Naz Reid après le coude de Wembanyama

Naz Reid a réagi avec un calme glaçant après le coup de coude de Victor Wembanyama… et sa phrase est déjà devenue virale.

La réponse glaciale de Naz Reid après le coude de Wembanyama

L’expulsion de Victor Wembanyama a évidemment monopolisé l’attention dimanche soir après la victoire des Minnesota Timberwolves face aux San Antonio Spurs dans le Game 4 des demi-finales de conférence Ouest. Mais quelques minutes après le buzzer final, c’est finalement Naz Reid qui a lâché la phrase la plus marquante de la soirée.

Touché au visage et au cou par un violent coup de coude du Français au début du deuxième quart-temps, l’intérieur des Wolves est revenu sur le parquet avant de participer activement au succès 114-109 des siens pour égaliser à 2-2 dans la série. Puis, au moment d’évoquer le choc avec Wembanyama devant les journalistes, Naz Reid a répondu avec un calme presque dérangeant.

« La douleur, c’est juste la faiblesse qui quitte le corps. C’est tout. »

Une phrase froide, sèche, presque militaire, parfaitement dans le ton de cette série qui devient de plus en plus physique au fil des matches.

L’action qui a mené à l’expulsion de Victor Wembanyama restera de toute façon comme l’un des moments les plus tendus de ces playoffs NBA 2026. Après avoir capté un rebond défensif, le pivot français s’est retrouvé pris en sandwich par Naz Reid et Jaden McDaniels. Dans le mouvement, Wembanyama a envoyé son coude dans la mâchoire et le cou de Reid, qui est parti en rotation avant de s’effondrer au sol.

Les arbitres ont immédiatement sifflé une faute offensive avant de revoir l’action à la vidéo. Après examen, les officiels ont transformé la sanction en Flagrant 2 pour contact excessif au-dessus des épaules, entraînant automatiquement la première expulsion de la carrière NBA de Wembanyama.

Dans le camp des Spurs, cette décision continue de provoquer une énorme frustration. Mitch Johnson a notamment dénoncé après la rencontre le traitement physique infligé à son intérieur depuis le début de la série.

« Vu le niveau de brutalité avec lequel les gars jouent contre lui, à un moment donné, il doit se protéger », a expliqué Johnson. « Sur chaque action, à chaque endroit du terrain, les gars essaient d’imposer leur impact physique contre lui. On l’a vu se faire pousser en transition alors qu’il courait librement. Nous, on ne se plaint pas parce qu’on joue, point. Mais à un moment, il doit être protégé. Sinon, il va devoir se protéger lui-même, et malheureusement, ce genre de choses arrive. »

Même son de cloche chez plusieurs joueurs de San Antonio, qui estiment que Wembanyama a fini par craquer après avoir été constamment accroché, poussé et bousculé par la défense des Timberwolves.

Après l’expulsion de Wembanyama, les Spurs accusent les arbitres

Mais du côté du Minnesota, l’ambiance était évidemment très différente après le match. Car au-delà du symbole autour de cette action, les Wolves ont surtout récupéré l’avantage émotionnel d’une série qui menaçait de leur échapper après la défaite du Game 3.

Et Naz Reid a encore joué un rôle central dans cette réaction. Avec 15 points et 9 rebonds, le Sixième Homme de l’année continue de confirmer son importance immense dans le dispositif de Chris Finch. Sa capacité à écarter le jeu, sanctionner à trois points et absorber les duels physiques dans la raquette donne énormément de flexibilité aux Timberwolves face à la taille des Spurs.

Depuis le début des playoffs, Reid tourne à 11,8 points et 7,4 rebonds de moyenne tout en apportant une énergie constante en sortie de banc. Déjà excellent au premier tour contre les Denver Nuggets, il continue d’enchaîner les séquences précieuses contre San Antonio.

Et forcément, le contraste entre les deux hommes a marqué cette soirée. D’un côté, Victor Wembanyama quittant le parquet prématurément après le premier Flagrant 2 de sa carrière. De l’autre, Naz Reid revenant tranquillement dans la bataille avant de conclure sa soirée avec une punchline devenue virale.

Le Game 5 à San Antonio promet déjà une atmosphère électrique, surtout si la NBA décide finalement de ne pas suspendre Wembanyama après examen de l’action. Car après cette séquence et les déclarations très fortes des Spurs contre l’arbitrage, la tension semble encore loin d’être retombée.