Après le chaos magnifique du Game 1 et ses deux prolongations, cette deuxième manche a pris des airs de match d’usure. Et au bout d’une soirée marquée par les blessures, la fatigue et encore énormément de pertes de balle côté texan, le Oklahoma City Thunder a repris la main en dominant les San Antonio Spurs (122-113) pour revenir à 1-1 dans cette finale de conférence Ouest.
Cette fois, Shai Gilgeous-Alexander a retrouvé un visage beaucoup plus proche du MVP qu’on connaît. Après son Game 1 compliqué face au plan défensif des Spurs, le Canadien a rebondi avec 30 points et plusieurs paniers importants dans le money time pour empêcher San Antonio de réussir un nouveau hold-up.
"Les gars ont répondu présent ce soir. On savait ce que ça aurait signifié de perdre celui-là", a expliqué SGA après la rencontre.
Mais ce succès d’OKC ne s’est pas construit uniquement autour de sa superstar. Le Thunder a surtout retrouvé de la profondeur, de l’impact physique et une vraie domination collective autour des pertes de balle adverses.
Alex Caruso a encore été excellent en sortie de banc avec 17 points et énormément d’activité défensive, tandis qu’Isaiah Hartenstein a parfaitement répondu aux interrogations laissées par le Game 1. Très peu utilisé lors de la première manche, le pivot allemand a cette fois pesé avec 10 points et 13 rebonds, apportant de la présence physique et de la stabilité intérieure.
Les pertes de balle, ce fléau
Le banc du Thunder a aussi complètement changé le visage du match. OKC a terminé avec un énorme avantage 57-25 au scoring des remplaçants, notamment grâce à Jared McCain et Cason Wallace, auteurs de 12 points chacun. Et surtout, Oklahoma City a puni chaque erreur des Spurs avec 27 points inscrits sur pertes de balle contre seulement 10 pour San Antonio.
Parce que le vrai problème texan reste le même depuis le début de la série : les turnovers.
Stephon Castle a encore énormément porté la création offensive en l’absence de De'Aaron Fox, mais le jeune meneur a terminé avec 9 pertes de balle après les 11 du Game 1. On sent énormément de personnalité, beaucoup de courage et de talent dans son jeu, mais aussi les limites d’un joueur obligé d’assumer autant de responsabilités face à la pression défensive d’OKC.
Et pourtant, malgré tout ça, les Spurs sont restés dans le match presque jusqu’au bout.
Menés de 11 points à la pause puis encore de huit unités avant le dernier quart-temps, les Texans sont revenus à 99-97 après un corner 3 de Harrison Barnes à un peu plus de neuf minutes de la fin. À ce moment-là, on a vraiment cru que San Antonio pouvait encore faire basculer la rencontre.
Dylan Harper aussi blessé, inquiétude à San Antonio
C’est finalement une séquence de deux minutes trente qui a changé le match. Le Thunder a répondu par un 11-0 fatal, notamment aidé par un tir primé avec la planche de Jared McCain qui a complètement relancé la salle et cassé le momentum des Spurs.
Wembanyama a tout tenté, mais trop peu, trop tard
San Antonio n’a pourtant jamais totalement lâché. Victor Wembanyama a encore tenté de relancer son équipe dans les dernières minutes et a terminé avec une ligne très impressionnante : 21 points, 17 rebonds, 6 passes et 4 contres.
Même moins dominateur que lors de son chef-d’œuvre du Game 1, le Français continue d’avoir un impact immense des deux côtés du terrain. C’est aussi révélateur du niveau qu’il atteint déjà : une soirée où il paraît "contenu" se termine quand même avec une ligne statistique monstrueuse.
Mais ce Game 2 laisse aussi des inquiétudes physiques des deux côtés avant le retour de la série au Texas.
Le Thunder a perdu Jalen Williams après seulement sept minutes, visiblement à nouveau touché aux ischios. Et côté Spurs, la situation s’est encore compliquée avec la sortie de Dylan Harper après plusieurs mauvaises réceptions sur la jambe droite. Avec Fox déjà absent, San Antonio commence à voir son backcourt sérieusement s’affaiblir.
Ce succès permet donc au Thunder de récupérer l’avantage psychologique d’une série désormais relancée avant les deux prochains matchs à San Antonio. Et après deux premières rencontres d’une intensité énorme, l’une complètement épique, l’autre beaucoup plus physique et usante, une question commence déjà à devenir centrale : quelle équipe arrivera encore debout au bout de cette bataille ?

Et le pauvre Luke Kornet, à chaque fois que Victor sort, on dirait que le Thunder a un boost d'énergie incroyable et c'est lui qui prend.