Top 100 : Les meilleurs joueurs NBA (5-1)

Top 100 : Les meilleurs joueurs NBA (5-1)

Enfin le top 5 de notre grand classement des 100 meilleurs joueurs NBA.

Antoine PimmelPar Antoine Pimmel | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus
C’est reparti ! Il y a trois ans, nous nous étions lancé un sacré défi en mettant sur pied notre top 100 NBA à l’aube de la saison 2014-2015. Depuis, nous avons réédité l’expérience plusieurs fois au sein du magazine REVERSE (#50 et #59). Nous sommes donc fier de vous présenter ce coup-ci notre « Top 100 NBA 2017 » !
Autant vous le dire, ça a été aussi dur à mettre en place qu’un drive de LeBron James vers le cercle ou aussi éprouvant qu’une défense rugueuse de Kawhi Leonard. Classer les basketteurs les plus doués de la planète est un exercice impossible mais nous avons tout de même essayé de rendre le ranking le plus crédible possible.
Alors, quelle place pour Stephen Curry ? Quel meneur sera le mieux classé entre Isaiah ThomasJohn Wall ou Kyrie Irving ? Toutes les réponses, tout au long de l’été, dans notre top 100.
Avant toute chose, je tenais à m’excuser pour le retard avec ce top 5 qui n’a finalement failli jamais arrivé. Mais il était important de finir ce classement une bonne fois pour toute.

5. Russell Westbrook (Oklahoma City Thunder)

Je vais être honnête, je regrette presque d’avoir mis James Harden en sixième position. Et donc Russell Westbrook en cinq. Le début de saison canon de la star des Rockets renforce d’ailleurs ce sentiment. Mais si leurs stats et leurs performances sont complètement folles, il y a deux petits éléments qui m’ont fait pencher en faveur du MVP : 1) D’abord, je suis persuadé que c’est un meilleur leader, aussi fou que cela puisse paraître. Ni Harden, ni Westbrook ne sont de grands meneurs d’hommes à mon humble avis. Mais s’il faut partir en guerre avec l’un d’entre eux… ouuuuh boy, le choix est vite fait. D’ailleurs, le barbu n’est pas adulé par ses coéquipiers comme l’est Russ. Pas du tout même. 2) Si j’étais un joueur NBA, je préférerais quand même affronter Harden que Westbrook. Le mec laisse une telle impression de chaos partout où il passe. Même si je finis par gagner le match, même s’il finit à 5/19, je sais que je vais souffrir. Je sais que ça va faire mal. Et psychologiquement, ça pèse. Ce sont deux détails mais ils ont fait la différence sur ce classement.

4. Stephen Curry (Golden State Warriors)

Alors j’admet que ça a été vraiment, vraiment, vraiment très, très, très dur d’écarter Stephen Curry du podium. Adoré par tout le monde il y a pas si longtemps, le meneur des Warriors a maintenant son lot de haters. Ses détracteurs aimeraient nous faire croire qu’il n’est pas un joueur qui pèse autrement que par son shoot, qu’il ne défend pas, etc. Faux, faux et faux. Curry est un basketteur complet. Et même quand il n’a pas la balle, sa simple présence fait flipper toute la défense adverse. Souvenez-vous des finales NBA. Il y a un moment, je ne saurais plus vous dire quel match, Kevin Durant partait en contre-attaque dans l’axe. Son coéquipier double-MVP se trouvait sur sa gauche. Derrière la ligne à trois-points. Les défenseurs des Cavaliers ont préféré rester sur lui, quitte à laisser KD marquer seul au dunk. Parce que c’est ça aujourd’hui : un tir primé de Curry, psychologiquement (décidément), ça fait beaucoup trop mal. Le laisser prendre feu peut vite démoraliser l’adversaire. Et ça, cet exemple, ça montre pour moi tout l’impact qu’il peut avoir à Golden State. Quand il est agressif, les Warriors sont une machine à gagner. Ils ont beau avoir toutes les stars du monde, ils ont besoin qu’il soit à son meilleur niveau pour vraiment dominer. C’est dire à quel point il est important. A quel point il est fort.

3. Kawhi Leonard (San Antonio Spurs)

Néanmoins, j’ai préféré laisser Kawhi Leonard devant. Parce que quand Gregg Popovich ose balancer que sa superstar est « le meilleur joueur du monde », j’ai vraiment envie de le croire. Pas seulement le meilleur « Two way player » hein. Meilleur joueur. Et ben, franchement, ce n’est pas si fou. J’ai laissé Kawhi sur la troisième marche du podium parce que j’ai besoin de le voir dominer une finale de Conférence. Il l’aurait peut-être fait – même en étant éventuellement éliminé – en mai dernier si Zaza Pachulia n’avait pas foutu son pied sous le sien. Leonard a le package intégral : il attaque aussi bien qu’il défend. Ça en dit long sur son talent des deux côtés du parquet. Et oui, c’est évidemment le meilleur « two way player » de la planète. Mais il apprend encore à dominer. Il a beau être déjà champion NBA et déjà MVP des finales, il apprend encore à se servir de ses supers pouvoirs. Et c’est normal. Il est plus jeune que Curry, KD, Westbrook ou LeBron James. Pour vraiment prétendre au trône, Leonard doit maintenant dominer yeux-dans-les-yeux un de ces mecs-là en playoffs. Ça finira par arriver.

2. Kevin Durant (Golden State Warriors)

1. LeBron James (Cleveland Cavaliers)

En toute honnêteté, il y a eu une vraie hésitation sur la place de numéro un dans notre top 100. J’ai mis LeBron. Puis Durant. Puis LeBron. Puis Durant. J’ai fini avec James, suite à une conversation avec mon collègue Julien Deschuyteneer. LeBron est le basketteur le plus fort. Mais je me demande quand même si Kevin Durant n’est pas le meilleur joueur de basket. La nuance est vraiment fine – presque abusée – mais je vais essayer de m’expliquer. Aujourd’hui, Kevin Durant est un meilleur scoreur que son aîné. Peut-être même un bien meilleur scoreur – la différence est tout de même assez nette entre les deux joueurs sur cet aspect. Chaque année, des dizaines et des dizaines de journalistes demandent aux NBAers de donner le nom du joueur le plus difficile à stopper sur un terrain. KD est la réponse qui vient quasiment systématiquement. Pas LeBron. KD. Parce qu’il sait tout faire. Il est tellement facile. Tellement moins prévisible. Tellement rapide, adroit, etc. Il peut shooter de n’importe où et n’importe quand. Souvenez-vous des dernières finales, encore une fois. Game 3, quelques secondes à jouer. Durant remonte la balle et prend un tir contesté à 3-points. Un mauvais shoot ? Une mauvaise décision ? Peut-être. Mais il le met. Il porte ses couilles. Il met le tir le plus important de toute la série. Possession suivante, LeBron a la gonfle. Il pénètre mais ressort sur un Kyle Korver démarqué dans le corner. L’action parfaite ? Certainement. Mais Korver n’a pas rentré son shoot. Et les Cavaliers ont perdu. Là où je veux en venir c’est, qu’aujourd’hui, Durant est bien plus un cauchemar sur un terrain que ne l’est James. C’est un meilleur scoreur et presque un meilleur attaquant. LeBron a une vision du jeu bien supérieure à celle du MVP des dernières finales. Mais sur tout le reste, il est battu à l’instant T. Il a plus de puissance mais la NBA actuelle se joue plus sur la vitesse, l’agilité et l’adresse. Et même de l’autre côté du parquet. Kevin Durant est un meilleur défenseur que LeBron James AUJOURD’HUI (pas y’a trois ans donc). Mark my words. Il défend mieux collectivement. Il est plus vif. Plus long. Il peut protéger le cercle mais aussi switcher. James était plus efficace en défense quand il était plus jeune au sein d’un basket moins porté sur la vitesse et le tir à trois-points. Il y a plein de fois où il est juste largué sur les rotations. Ses sourcils froncés laissent penser que c’est de la faute de Kevin Love ou J.R. Smith. Mais bien souvent, c’est lui qui est en tort. Défensivement, il ne fait plus aussi peur. Les attaquants adverses le ciblent parfois. Certainement pas KD. Il ne paye pas de mine mais le joueur des Warriors cassent les bonbons de ses vis-à-vis avec sa taille et ses longs bras. Et il y a de toute façon de moins en moins de buffles capables de le victimiser en puissance. Alors pourquoi avoir tout de même choisi LeBron ? Parce que le King reste le King… il est capable de peser sur un match comme personne ne le fait dans ce monde. Il demeure une force de la nature. Avec un QI basket très élevé. Il reste quelque part l’homme à abattre. Julien m’a convaincu de changer en me posant une simple question : si LeBron jouait aux Warriors et Durant aux Cavaliers, est-ce que Cleveland aurait fait mieux lors des dernières finales NBA ? Mon premier reflexe a été de penser que, de toute façon, LeBron aurait galéré pour s’intégrer aux Warriors. Les Californiens eux-mêmes l’ont dit : ils auraient certainement dû changer leur système. Avec KD, ils n’ont pas eu besoin. D’un côté, ça montre que Durant peut plus facilement s’acclimater à tous types de basket. De l’autre, ça rappelle que James est un joueur ultime autour duquel il faut construire. Avec une saison pour s’adapter aux Warriors, une équipe de Golden State avec LeBron aurait complètement détruit une équipe de Cleveland avec KD. Mais toute la différence est là. Contrairement à Durant, James n’oserait jamais mettre son ego de côté à ce point pour s’intégrer dans un système. Et pitié, ne me parlez pas du Heat. L’équipe tournait autour de lui. C’était son système, avec du pick-and-roll et des shooteurs autour. LeBron se limite lui-même à cause de son narcissisme. Il veut absolument tout contrôler. Même le jeu proposé. Il dit admirer un grand coach comme Gregg Popovich mais accepterait-il seulement de jouer pour Pop ? Il a eu quelques bons tacticiens (Spoelstra, Blatt). Il a fait virer le second et il a essayé de saboter le premier. A Cleveland, il a voulu s’entourer de joueurs qui correspondaient à son jeu. Sans changer d’un iota son approche. Sans lui-même chercher une seconde à se modifier pour faciliter l’intégration de joueurs au profil plus intéressant que les plots « 3 no D » qui composent l’effectif des Cavs. En voulant jouer les GM et en poussant pour prolonger ses amis – ceux qui sont représentés par le même agent, Rich Paul – il a plombé la masse salariale de sa franchise. Et l’effectif actuel est loin de pouvoir rivaliser avec les Warriors sans même avoir de vraies possibilités pour se renforcer. A cause de tout ça, Kevin Durant est peut-être un « meilleur joueur » de basket. Il comprend mieux ce qui est dans son intérêt. Et vous savez quoi ? Il finira sans doute avec plus de bagues au doigt que le King à la fin de sa carrière. Car il y a un dernier point à ne pas oublier : KD atteint son apogée. Il a 29 ans. LeBron se maintient à un très, très, très haut niveau mais le LeBron de 2017 n’était pas plus fort que celui de 2014. Au contraire. Et il y a très peu de chance que le LeBron de 2018 soit plus fort que celui de 2017. Pour KD, c’est l’inverse. Il était MVP en 2014. Mais il était encore plus fort en 2017. Et en 2018, peut-être que de plus en plus de fans seront prêts à admettre que le meilleur joueur du monde, c’est lui.
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