Les équipes marquantes de la décennie, pour le meilleur et le pire

Les équipes marquantes de la décennie, pour le meilleur et le pire

Voici 16 équipes qui ont marqué la décennie en NBA, que ce soit en bien, en mal, ou parce qu'elles ont symbolisé leur époque.

Shaï MamouPar Shaï Mamou  | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus
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La décennie touche à sa fin et il faut tirer notre chapeau aux équipes qui ont fait que ces dix années de NBA ont été si spéciales. Il y a évidemment celles qui ont décroché le titre suprême, parfois pour un one-shot, parfois pour ce que l'on a cru devoir être une dynastie. Mais il y a aussi celles qui ont brillé par leur médiocrité ou qui ont suscité un espoir finalement déçu mais dont on se souviendra immanquablement.

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Golden State Warriors 2015-2016

On n’était pas sûrs de voir une équipe battre un jour le bilan record des Chicago Bulls. On pensait encore moins que cette équipe, si elle devait exister, ne serait pas championne derrière. Ces Warriors 2015-2016 sont doublement dans l’histoire grâce à cet incroyable bilan de 73 victoires pour 9 défaites et à cause de la remontada subie face aux Cavaliers en Finales derrière. On n’oubliera quand même pas leur démarrage insensé avec 24 victoires de rang jusqu’à leur défaite à Milwaukee avant Noël.

Avec un Stephen Curry MVP pour la deuxième fois de suite, le même noyau dur que la saison précédente, celle du premier de leurs trois titres sur cette décennie, les Warriors ont peut-être perdu trop d’énergie dans cette quête d’éternité. Ils y sont parvenus, mais leur faillite en Finales derrière a bousculé leurs plans et les a contraint à changer leurs plans.

D’équipe construite avec génie et de toutes pièces à la Draft, ils sont passés, aux yeux de beaucoup, à “superteam” cheatée après la venue de Kevin Durant. Avant que “KD” ne débarque, et même s’il a rendu cette équipe invincible en sa présence, ce que proposaient les Dubs en terme de basket était assez sublime, en attaque comme en défense.

Les 12 joueurs les plus utilisés : Draymond Green, Stephen Curry, Klay Thompson, Harrison Barnes, Andre Iguodala, Shaun Livingston, Andrew Bogut, Leandro Barbosa, Brandon Rush, Marreese Speights, Festus Ezeli, Ian Clark.

Philadelphie Sixers 2015-2016

Le Process initié par Sam Hinkie, l’architecte des Sixers, a pris un tournant radical cette saison-là. Après des années de tanking éhonté, cet exercice 2015-2016 est l’ultime chef d’oeuvre du prophète Hinkie. 72 défaites pour 10 victoires. Sur une saison pleine, seuls les Sixers de 1973 avaient fait pire avec une défaite de plus. Une masterclass de médiocrité et de lose qui poussera finalement la NBA à agir officieusement en installant la famille Colangelo pour chapeauter l’effronté et l’empêcher d’utiliser encore davantage les failles du système.

Vexé, Hinkie prendra la porte de lui-même en avril après la rédaction d’un courrier interminable et mystique. “Sam Hinkie est mort pour nos péchés”, pouvait-on lire dans les travées du Wells Fargo Center une fois le dirigeant parti, en guise d’hommage de la part des fans. Derrière, Ben Simmons et Joel Embiid étaient enfin sur pied et une aventure nettement plus satisfaisante sportivement pouvait débuter.

Les 12 joueurs les plus utilisés (nombre de minutes) : Hollis Thompson, Jerami Grant, Isaiah Canaan, Nerlens Noel, Robert Covington, Nik Stauskas, TJ McConnell, Jahlil Okafor, Richaun Holmes, JaKarr Sampson, Carl Landry.

Toronto Raptors 2018-2019

Qu’importe le contexte, avec des blessures dramatiques pour Kevin Durant et Klay Thompson en cours de route dans le camp d’en face. Ces Raptors que l’on pensait maudits et traumatisés à jamais par les humiliations assénées par LeBron James, ont empêché les Warriors de réaliser le Three Peat.

Le coup de poker tenté par Masai Ujiri, qui n’a pas hésité à trader le joueur emblématique de la franchise DeMar DeRozan pour faire venir Kawhi Leonard contre son gré, puis à faire venir Marc Gasol en cours de saison, a payé au-delà de toute espérance. Leonard a tiré le meilleur parti de son expérience dans le froid de l’Ontario, c’est un euphémisme. En playoffs, Toronto a d’abord dominé Orlando, avant de remporter un thriller en 7 matches face à Philadelphie grâce à un game winner au buzzer de “The Klaw”, puis d’écarter le “Greek Freak” Giannis Antetokounmpo et ses Bucks de leur chemin. Contre des Warriors déplumés, les Canadiens ont ensuite fait le job et remporté le premier titre NBA d’une équipe non-basée aux Etats-Unis. Là aussi, l’histoire semble devoir être éphémère puisque Leonard est parti à Los Angeles, mais c’est également ce qui fait qu’on s’en souviendra.

Les 12 joueurs les plus utilisés : Pascal Siakam, Danny Green, Kyle Lowry, Kawhi Leonard, Serge Ibaka, Fred VanVleet, OG Anunoby, Norman Powell, Delon Wright, Marc Gasol, Jonas Valanciunas, CJ Miles.

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