7 raisons de penser que les Wizards ont bien fait de prendre Russell Westbrook

7 raisons de penser que les Wizards ont bien fait de prendre Russell Westbrook

Les Washington Wizards ont échangé John Wall contre Russell Westbrook et ils semblent légèrement plus forts après ce transfert.

Antoine PimmelPar Antoine Pimmel | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Analyse

Un boulet par un boulet. Une première réaction compréhensible, presque logique même, à la lecture de l’échange nocturne entre les Washington Wizards et les Houston Rockets. Russell Westbrook part dans un sens, John Wall dans l’autre. Deux meneurs ultra-athlétiques qui ont passé la trentaine (à peine pour Wall) et dont les pépins physiques sont venus gâchés leurs deux dernières saisons dans la ligue (surtout pour Wall).

Russell Westbrook envoyé par les Rockets aux Wizards contre John Wall !

Deux contrats massifs aussi. Presque les mêmes. 41 millions cette saison, 44 la suivante et avec chacun une option à 47 millions sur l’exercice 2022-2023. Un boulet par un boulet. Les Wizards ont ajouté un premier tour de draft dans le deal, ce qui laisse tout de même supposer que Westbrook est aujourd’hui légèrement plus coté que Wall.

C’est loin d’être un échange parfait. Ni pour Washington, ni pour Houston. Pas vraiment du win-win. Peut-être même deux équipes qui en sortent perdantes. Mais c’est souvent le cas quand les superstars demandent à être échangées. L’un ne voulait plus jouer pour les Wizards. L’autre ne voulait plus jouer pour les Rockets. Ils sont donc échangés l’un contre l’autre. Presque logique, là encore.

Malgré tout, en prenant du recul, une fois la première réaction passée, on en vient à se dire que le transfert ne peut pas être foncièrement néfaste pour la franchise de D.C. Explication en sept points.

Un gros contrat pour un gros contrat, la balance reste neutre

C’est ce que l’on vient d’évoquer juste au-dessus. Oui, Russell Westbrook perçoit un salaire astronomique. So is John Wall. Russ touche même un million de moins (132 contre 133 M) sur l’ensemble des trois saisons. Une broutille vu les montants. OK, la situation financière des Wizards ne s’améliore pas. Mais ce n’est pas pire pour autant. Il ne faut pas voir le contrat du bonhomme comme une catastrophe alors que celui de son prédécesseur était tout aussi chargé.

Russell Westbrook-John Wall : les gagnants et les perdants du trade

Russell Westbrook ne sort pas de deux saisons blanches

Désolé pour les amateurs de pick-up games californiens mais on va éviter de se fier aux quatre ou cinq images de John Wall qui marquer des layups après avoir percé une défense dans un gymnase de Los Angeles. L’ancien All-Star sort de deux terribles blessures, au genou et au tendon d’Achille.

Cela fait deux ans qu’il n’a pas joué en NBA. Deux ans. Depuis le 26 décembre 2019. Et il n’avait disputé que 41 rencontres lors de la saison juste avant. Wall est peut-être plus jeune que Westbrook. Mais son corps, en revanche, il est déjà plus vieux. Plus usé. Qui sait dans quel état il va revenir ?

Même si RW a eu son lot de problème de santé, il participait encore à 57 rencontres l’an dernier. Pour 27 points, 8 rebonds et 7 passes de moyenne. Les deux ne sont pas tout à fait dans la même situation. L’un semble tout de même bien avance sur l’autre en termes de rythme et de pleine possession de ses moyens.

Russell Westbrook brillait avant l’interruption de la saison

En février, quand les Rockets ont opté pour du super small ball afin de libérer des espaces à leur superstar, le MVP 2017 a enfin pu exprimer toute sa puissance. Avec à la clé des moyennes de 33 points, 50% aux tirs, 40% à trois-points, 7 rebonds et 6 passes. Ses performances dans la bulle puis en playoffs ont été pointées du doigt à juste titre. Mais n’oublions pas 1) qu’il a eu le COVID-19 et 2) qu’il était blessé. Ça n’aide pas. En théorie, il a encore du jus.

John Wall a déjà été détesté par ses camarades

La communauté de Washington l’adorait pour son engagement noble et il va manquer au peuple de la capitale fédérale. Mais John Wall n’était pas le type le plus apprécié dans le vestiaire. On se souvient par exemple de JJ Barea qui rappelait au meneur que même ses coéquipiers ne l’aimaient pas. Du trashtalking, certes, mais aussi un fond de vérité. Alors que Westbrook, à l’inverse, était adulé par ses camarades partout où il est passé. Une différence d’attitude évidente et importante.

Le cinq majeur de Washington est intéressant

Russell Westbrook qui forme un backcourt dynamique avec Bradley Beal. Les jeunes et prometteurs Deni Avdija et Rui Hachimura sur les ailes. Thomas Bryant dessous. Raul Neto et Robin Lopez en sortie de banc. Rien de folichon. Rien de très excitant. Mais ça reste intrigant. Suffisamment talentueux pour gagner des matches, et peut-être même se hisser dans la course à la huitième place à l’Est.

Les Wizards plus forts aujourd’hui qu’hier

Vu que Russ apporte plus de certitudes, on peut en conclure que les sorciers sont un peu plus compétitifs après ce transfert. Ce qui n’était pas du tout gagné quand on imaginait un trade de John Wall, devenu impossible à refourguer avec son contrat.

La perte du tour de draft est à relativiser

Les Wizards ont inclus un pick dans le deal. Mais il est protégé 1-12 en 2024, 1-10 en 2025 et 1-8 en 2026. Dans le pire des scénarios, ils perdront donc soit un treizième choix, soit un onzième choix, soit un neuvième choix. Rares sont les superstars sélectionnées à ce stade de la draft.

Si jamais ça prend, ils céderont donc un pick autour de la quinzième place. Si l’association Westbrook – Beal venait à se planter, ils conserveront leurs choix et enverront deux seconds tours. Est-ce que c’est vraiment si grave que ça ? C’est dommage bien sûr, mais le risque n’est pas si élevé que ça. La franchise n’a pas hypothéquer son avenir.

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