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	<title>Edito Archives - BasketSession.com - Le meilleur de la NBA : news, rumeurs, vidéos, analyses</title>
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	<description>Le meilleur de la NBA et du basket. Plus complet que LeBron James, plus tranchant que Stephen Curry, plus rapide que Kyrie Irving et presque aussi culte que Michael Jordan !</description>
	<lastBuildDate>Thu, 30 Apr 2026 09:44:56 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Avec sa réforme contre le tanking, la NBA se trompe de combat</title>
		<link>https://www.basketsession.com/NBA/tanking-adam-silver-771029/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Antoine Pimmel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 15:07:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Edito]]></category>
		<category><![CDATA[Adam Silver]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2026/04/DRAFT-TANKING-SILVER.jpg" alt="Avec sa réforme contre le tanking, la NBA se trompe de combat" /></div><p>Non seulement Adam Silver et la NBA ne vont pas mettre fin au tanking mais en plus ça ne devrait même pas être la priorité. </p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2026/04/DRAFT-TANKING-SILVER.jpg" alt="Avec sa réforme contre le tanking, la NBA se trompe de combat" /></div><p>Les franchises NBA ont élevé le tanking au rang d’art à part entière cette saison. Ce qui était une tradition prend maintenant des airs d’abus. Plus personne ne se cache. Et les matches bâclés, bazardés à l’adversaire afin de maximiser les petits pourcentages supplémentaires dans l’espoir de récupérer l’un des quatre premiers choix de la draft (évidemment de préférence le premier), d’ordinaire réservés au mois de mars, sont arrivés dès début février. Trop, c’est trop. Adam Silver a décidé de taper du poing sur la table et de dire stop en annonçant publiquement qu’il ferait du tanking son prochain combat.</p>
<p>Quelques semaines plus tard, et après consultation avec les propriétaires et les GM des 30 franchises, la ligue serait donc sur le point de révolutionner son système de draft. Ou plutôt de le réformer. Les grandes lignes du projet consistent à élargir la loterie à 16 équipes (contre 14 aujourd’hui) en incluant celles qui participent au play-in, à équilibrer à nouveau les probabilités de récupérer le first pick et à tirer les 16 premiers choix.</p>
<p><a class="read-too" href="https://www.basketsession.com/NBA/le-nouveau-visage-de-la-loterie-nba-se-dessine-voila-a-quoi-elle-devrait-ressembler-770979/" target="_blank" rel="noopener">Le nouveau visage de la loterie NBA se dessine : voilà à quoi elle devrait ressembler</a></p>
<p>Dans ce nouveau scénario, les équipes qui n’ont pas terminé avec l’un des trois plus mauvais bilans et qui ne se sont pas non plus qualifiés pour le play-in, auraient le plus de chances de chopper le gros lot : 3 billes au total. Suivent ensuite avec 2 billes les trois plus mauvais bilans accompagnés des équipes classées 9 et 10 (indépendamment de leur qualification ou non pour les playoffs). Enfin, les perdants du duel entre 7eme et 8eme de chaque Conférence hériteront chacun d’une bille. OK.</p>
<p>Quels ont été les deux symboles du tanking cette saison ? Qui a repoussé les limites ? Le Utah Jazz et les Memphis Grizzlies. Les premiers ont carrément laissé sur le banc leurs titulaires, dont des All-Stars comme Lauri Markkannen et Jaren Jackson Jr, lors de l’intégralité de quatrièmes quart-temps serrés. Les seconds ont osé placer la quasi-totalité de leur effectif sur la liste des blessés pour finir la saison à six avec des joueurs qui ne refouleront peut-être plus jamais un parquet NBA. Les deux équipes ont affiché sur les derniers matches des équipes composés de rookies, de joueurs sortis de nulle part, de 10-days contracts et autres gars piochés en G-League. Ça n’avait plus aucun sens.</p>
<p>Dans le scénario proposé par la NBA, le Jazz et les Grizzlies seraient tous les deux parmi les 7 équipes en mesure d’obtenir trois billes et donc une plus forte probabilité de piocher en premier. Parce qu’elles n’ont pas terminé avec l’un des trois plus mauvais bilans mais elles ont absolument TOUT FAIT pour éviter de se qualifier au play-in.</p>
<p>Alors comment penser que ce système va vraiment mettre fin au tanking ? Comment penser qu’au contraire, il va inciter plus que jamais certaines équipes à gagner un peu, mais pas trop. Adam Silver expliquait qu’il fallait différencier les franchises en reconstruction et celles qui tankent. Celles qui se reconstruisent ne font pas exprès de perdre d’après lui. Mais ce sont exactement elles qui sont punies par cette réforme. Le tanking le plus dégueulasse, c’est celui d’une équipe normalement capable de bien figurer mais qui décide de se saborder comme Utah ou Memphis.</p>
<p>Les places du con, celles qui ne sont ni trop hautes ni trop basses, vont devenir les places rêvées. Il va falloir commencer dignement pour finir faiblement. Exactement ce qu’on fait le Jazz, les Grizzlies, voire même les Bulls, les Bucks et les Mavericks dans une moindre mesure.</p>
<p>Alors, peut-être que la NBA anticipe déjà d’autres problèmes puisqu’elle entend se réserver le droit de modifier les probabilités, voire même la place à la draft, des équipes qui, selon elle, ne jouent pas le jeu. Mais comment déterminer le vrai du faux à chaque fois qu’une franchise annonce la blessure de sa star ou de deux joueurs de sa rotation ? Comment distinguer la vraie fatigue ou le vrai choix tactique d’un coach qui laisse l’un de ses starters sur le banc dans le quatrième quart-temps ?</p>
<p>Autre point du nouveau format : les clubs ne pourront pas avoir le premier choix deux saisons de suite ou piocher dans le top-5 trois drafts consécutives. C’est tellement ironique parce que la NBA, toujours, elle veut encenser le mode de reconstruction du Thunder ou des Spurs, deux organisations qui se sont justement bâti un effectif de qualité en draftant bien ET régulièrement. Victor Wembanyama était le premier choix en 2023. Stephon Castle le quatrième en 2024 et Dylan Harper le cinquième en 2025. Un scénario qui ne serait plus possible. Ça s’applique aussi aux Pistons, aux Rockets, etc.</p>
<p>La draft a été créée dans le but de rééquilibrer les forces en puissance. Elle perdrait là de son intérêt, en tout cas selon sa mission d’origine. Une équipe vraiment faible après avoir perdu sa superstar mécontente par exemple, aurait potentiellement plus de mal à retrouver les sommets. Ou alors elle devra surpayer des vétérans de la classe moyenne pour s’assurer un minimum de compétitivité ? Quid des petits marchés qui n’attirent pas les talents et misent essentiellement sur la draft ?</p>
<p>Tout n’est évidemment pas à jeter et il y aura de toute façon des ajustements qui seront faits à cette réforme, qui doit encore être votée. Mais est-ce que le tanking est vraiment le combat majeur auquel la NBA doit s’attaquer ? Pourquoi faire ? Pour assurer un semblant d’équité sportive ? Tout le monde est bien conscient que cette équité n’existe pas réellement. Il y a des propriétaires plus riches que d’autres, des organisations avantagées, des marchés plus attractifs, etc.</p>
<p>Adam Silver pense-t-il hausser les audiences ? Ou la qualité du produit ? Parce que si c’est ça la lutte, alors il y a d’autres mesures à prendre en priorité. Comme la durée des matches. La durée des temps mort. Mais bon, il faut bien vendre de la pub. Ou tout simplement le nombre de matches, trop important, qui entraîne un paquet de blessures. Là encore une question d’argent. Peut-être que le tanking emmerde les parieurs si chers aux yeux du commissionnaire. Allez savoir. En tout cas, comme d'hab, on se fout bien de notre poire.</p>
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		<title>Quand la reconnaissance faciale du Garden vire au scandale</title>
		<link>https://www.basketsession.com/NBA/quand-la-reconnaissance-faciale-du-garden-vire-au-scandale-770405/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Shaï Mamou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 13:03:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Edito]]></category>
		<category><![CDATA[James Dolan]]></category>
		<category><![CDATA[Madison Square Garden]]></category>
		<category><![CDATA[New York Knicks]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2026/04/New-York_Knicks_in_the_Madison_Square_Garden_6054203290.jpg" alt="Quand la reconnaissance faciale du Garden vire au scandale" /></div><p>Le Madison Square Garden est visé par de nouvelles révélations sur l’usage de la reconnaissance faciale et la surveillance ciblée d’une femme trans.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2026/04/New-York_Knicks_in_the_Madison_Square_Garden_6054203290.jpg" alt="Quand la reconnaissance faciale du Garden vire au scandale" /></div><p>On savait déjà que <strong>James Dolan</strong> avait transformé le Madison Square Garden en forteresse de la rancune. On savait que la reconnaissance faciale y était utilisée depuis des années et que cette technologie n’était pas cantonnée à la sécurité, puisqu’elle avait déjà servi à écarter des avocats liés à des cabinets en conflit avec son groupe. Tout cela était déjà inquiétant. Ce qui est sorti ces derniers jours est pire. Bien pire.</p>
<p>Selon l’enquête publiée par WIRED avec Pablo Torre Finds Out, une femme trans aurait été suivie pendant des années par les équipes de sécurité du Garden. Pas parce qu’elle était violente, qu’elle représentait un danger ou troublait l’ordre public. Elle aurait été suivie, filmée et scrutée dans ses moindres faits et gestes (des relevés le prouvent), parce qu’elle était transgenre et que sa simple présence, surtout à proximité du parquet ou des caméras, aurait mis mal à l’aise des gens au sommet de la chaîne. Si les faits rapportés sont exacts, on n’est plus dans l'excès de zèle, mais dans l'utilisation d'une technologie de surveillance détournée pour transformer un préjugé en procédure.</p>
<p>La reconnaissance faciale est toujours vendue avec le même emballage : la sécurité, la fluidité, l’efficacité. Sauf qu’au bout du chemin, quand elle tombe entre les mains d’un pouvoir persuadé d’avoir tous les droits, elle devient autre chose. Elle ne sert plus à protéger un lieu mais à trier les gens - en l'occurrence les corps - à choisir qui est tolérable et qui ne l’est pas, qui a sa place dans le décor et qui doit disparaître de l’image.</p>
<p>Dans cette affaire, ce qui choque n’est pas seulement la surveillance, mais le motif supposé derrière ladite surveillance. L’idée qu’une femme trans puisse être traitée comme un problème d’image.</p>
<p>C’est là que l'affaire dépasse le simple cadre de la NBA ou des Knicks. Quand un propriétaire aussi puissant banalise ce type d’outils, quand son groupe installe une culture de la traque et de la liste noire, il envoie un message limpide : la technologie n’est pas là pour protéger le public, elle est là pour protéger les obsessions du patron. Dolan avait lui-même dit que le vrai sujet n’était pas la technologie, mais la manière dont on l’emploie. Pour une fois, il avait raison. C’est précisément pour ça que cette affaire est révoltante.</p>
<p>Le sport aime se raconter comme un espace de communion, un endroit où tout le monde peut venir vibrer pour la même équipe. Mais si l’on accepte qu’une salle puisse surveiller une spectatrice parce que son existence dérange, alors on trahit cette promesse de base. On sort du sport. On entre dans le contrôle, l’humiliation et la déshumanisation. Dans le contexte actuel, où les personnes trans servent trop souvent de cibles commodes dans le débat public, ce genre d’affaire ne peut pas être traité comme une excentricité de milliardaire de plus. C’est un symptôme. Un symptôme très sale d’une époque où certains pensent encore que la différence doit être cachée, effacée, tenue hors champ.</p>
<p>Il faudra évidemment que toute la lumière soit faite, et MSG conteste les révélations de WIRED. Mais même à ce stade, une chose est déjà insupportable : qu’un lieu aussi mythique que le Madison Square Garden puisse être associé à l’idée qu’une femme trans ne doit surtout pas apparaître à l’écran. Il s’agit de dignité. Et sur ce terrain-là, ce qui est décrit n’a rien d’une dérive marginale. C’est une honte.</p>
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		<title>LeBron James, une IA ? C’est trop réducteur</title>
		<link>https://www.basketsession.com/NBA/lebron-james-une-ia-cest-trop-educteur-765862/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Julien Deschuyteneer]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Mar 2026 09:50:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Edito]]></category>
		<category><![CDATA[LeBron James]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2026/03/IMG_0923.jpeg" alt="LeBron James, une IA ? C’est trop réducteur" /></div><p>Le QI basket de LeBron James a poussé un ancien coéquipier à le comparer à une intelligence artificielle. Ce n’est pas tout à fait exact.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2026/03/IMG_0923.jpeg" alt="LeBron James, une IA ? C’est trop réducteur" /></div><p>« <em><strong>LeBron James</strong>, c’est le ChatGPT de la NBA</em> ». Pourquoi pas. Invité du podcast de Shannon Sharpe, <strong>Iman Shumpert</strong> <a href="https://www.basketsession.com/NBA/lebron-james-cest-le-chatgpt-de-la-nba-765709/" target="_blank" rel="noopener">a livré une formule choc</a> pour décrire les connaissances basket et l’intelligence de jeu de son ancien équipier. Si elle est révélatrice des qualités hors-norme de la star des Lakers, elle est aussi très réductrice.</p>
<p>Après plusieurs années à suivre, interviewer ou côtoyer des sportifs de haut niveau, on a pu constater chez BS et REVERSE que pas mal d’entre eux connaissent vraiment bien leur discipline - et que le contraire existe souvent également. Mais ceux qui connaissent leur sport et son histoire sur le bout des doigts sont rares. Il y a près de 20 ans, <strong>Nicolas Batum</strong>, fraîchement drafté, avait un blog écrit (autre époque…) sur BasketSession. A chaque fois qu’on discutait avec lui, on hallucinait devant l’étendue des connaissances basketballistiques de celui qui n’était alors qu’un tout jeune talent.</p>
<p>LeBron, c’est le même calibre, avec peut-être même une connaissance encore plus poussée, pas tant sur la partie historique que sur celles du jeu, des systèmes, des acteurs, etc. « <em>Vous pouvez lui demander n’importe quoi. Il connaît les coaches, les assistants, le développement des joueurs. Il parlait des vidéos, des systèmes. Il est vraiment programmé pour ça</em> », détaille Shumpert. En cela, il y a chez lui quelque chose qui relève de l’IA. C’est une base de données vivantes. Il connaît sur le bout des doigts les joueurs, leurs qualités et faiblesses, les systèmes adverses comme les principes et les tendances des coaches. Toute cette information, cette data, qu’il a accumulée, il est capable de l’interpréter et de générer des solutions en temps réel aux problèmes posés sur le terrain. Tout cela dans un basket qui s’est complexifié entre le moment où LeBron a pris d’assaut la NBA et maintenant : plus d’analytics, plus de datas, plus de spacing et donc des stratégies forcément plus poussées.</p>
<p>Certains ont pu lui reprocher un côté robotique, car ce n’est pas le joueur le plus fluide ni esthétique et sa domination, physique comme technique et tactiques, était implacable. Pourtant, c’est dans sa capacité à traiter l’information et générer des réponses à ce que lui proposent le jeu, le contexte et les adversaires qu’il ressemble le plus à un robot du futur. Evidemment les autres joueurs en sont capables, mais dans ce domaine il est au sommet du jeu.</p>
<p>Et il fonctionne un peu comme les IA qui, avec toutes les données auxquelles elles ont accès, peuvent offrir une solution au problème qu’on leur soumet, aux questions qu’on leur pose. Et si c’est vertigineux, c’est aussi une aide bienvenue dans un monde, qui comme le basket, est devenu bien plus complexe, riche, avec des données toujours plus nombreuses à prendre en compte.</p>
<p>Alors oui, LeBron a quelque chose de ChatGPTesque. Oui, mais non en fait. La comparaison est réductrice et trouve vite ses limites. Et pas uniquement parce qu’une IA, elle, quand elle doit lire un bouquin, ne s’arrête pas à la page 2… Le sport collectif et certains individuels ne sont pas programmables. Bien évidemment, aucun sport ou sportif ne l’est totalement, « programmable », il y a toujours des aléas et un peu d’humain. Mais contrairement aux sports où l’on joue, les sports que l’on fait sont très largement dépendants d’une dimension scientifique que l’on ne peut quasiment pas dépasser : qui a le plus de watts, de fibres rapides ou lentes, quel programme on met en place, quel régime instaure-t-on ? Les réponses à ces questions permettent de programmer une perle rare en athlétisme ou au cyclisme pour en faire l’un des plus grands. Pour un LeBron James, un Messi ou un Federer, d’autres dimensions entrent en jeu. Des spécimen physiques plus impressionnants (que ce soit vitesse, puissance, motricité/coordination, … ou un mix de tout ça) qu’eux, il y en a probablement eu - pourtant ce sont eux les plus grands.</p>
<p>Dans le cyclisme ou l’athlé, il va s’agir d’optimiser des données biomécaniques. De faire. Comme pour l’IA qui prétend proposer la meilleure solution en utilisant toute l’info à disposition, il y a un certain nombre de données, et on applique le programme prévu, celui qui a le plus de probabilités de fonctionner. Il faut juste dérouler. Le basketteur (comme le footballeur ou le tennisman) joue. Et fait des choix, qui parfois défient les probabilités. Dans le jeu, il y a l’imprévisibilité (bien moins grande dans les autres sports), l’interaction (avec les adversaires, comme avec les coéquipiers), l’intuition, la possibilité de sortir du plan pour surprendre l’adversaire. Et c’est justement là - sujet bien trop long pour être résumé en quelques mots - que le sport peut toucher à l’art. Que certains sportifs sont des artistes et des créateurs. Tout cela, dans un cadre collectif qui rajoute des contraintes et des éléments à prendre compte. Or l’alchimie collective, qui est l’un des buts du leader d’une équipe (ou l’un des moyens pour atteindre l’objectif final), ne peut être une science exacte. ChatGPT ou Noah Lyles n’ont pas à gérer l’ego ou l’orgueil, la confiance, la psychologie de personnes embarquées avec eux dans l’aventure. LeBron, comme les autres grands de la balle orange, ne fonctionne pas seul. Il module son intelligence en fonction des autres, dirige son orchestre en en tenant compte.</p>
<p>En cela, il est plus intelligent que ChatGPT. Il est un artiste et un chef d’orchestre, ce que ne saurait faire parfaitement une intelligence artificielle. C’est une question d’âme. ChatGPT et même la science apprennent et analysent à partir de données existantes. Elles n’ont pas d’expériences incarnées. L’être humain lui, et le sportif de haut niveau aussi, se construit non seulement en absorbant ce qui l’entoure mais aussi et surtout en découvrant ce qu’il y a en lui (que ce soit les autres, ses expériences ou l’introspection qui lui servent de révélateur). Il se construit à partir de choix, là où l’IA, le sprinteur ou le skieur déroulent le plan. A ce titre, la comparaison ne tient plus.</p>
<p>Bref, évidemment que Shumpert ne voulait pas être réducteur et qu’il s’agissait juste d’une formule pour mettre en avant la connaissance et l’intelligence de LeBron James. Mais c’était aussi pour nous l’occasion de rappeler que le basket est un sport bien trop riche pour le limiter à une compilation de données. Et qu’on espère que les datas et l’IA l’aideront à progresser mais que les règles en préserveront les dimensions humaine et créative/créatrice voire artistique qui en font un sport magnifique. Des dimensions qui font également de LeBron, que vous le considériez comme le GOAT ou non, l’un des plus grands basketteurs et sportifs de l’histoire.</p>
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		<title>Le tanking honteux du Jazz et des Grizzlies</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Antoine Pimmel]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Feb 2026 06:27:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Edito]]></category>
		<category><![CDATA[Memphis Grizzlies]]></category>
		<category><![CDATA[Utah Jazz]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2026/02/UTAH-JAZZ-1002.jpg" alt="Le tanking honteux du Jazz et des Grizzlies" /></div><p>Le Utah Jazz, les Washington Wizards et les Memphis Grizzlies élève encore un peu le tanking au rang d'art à part entière. </p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2026/02/UTAH-JAZZ-1002.jpg" alt="Le tanking honteux du Jazz et des Grizzlies" /></div><p>Il n’y a visiblement aucune règle qui refroidit les équipes de tanker. Surtout pas à quelques mois de l’arrivée d’une cuvée jugée impressionnante à son sommet avec les prospects stars que sont <strong>Darryn Peterson, AJ Dybantsa</strong> et<strong> Cam Boozer</strong>. On pensait que le Utah Jazz allait par exemple changer un peu son fusil d’épaule après avoir fait venir un joueur étiqueté All-Star, à savoir <strong>Jaren Jackson Jr</strong>, avant la deadline des trades NBA. Et bien pas du tout.</p>
<p>La franchise mormone aligne effectivement son nouveau pivot au côté de l’autre star <strong>Lauri Markkanen</strong> mais elle a trouvé d’autres façons de maximiser ses chances de perdre.</p>
<p>Pour le deuxième match de suite, Will Hardy a sorti complètement ses deux meilleurs joueurs de la rotation dans le quatrième quart-temps alors que la partie était serrée. Il a lancé ses remplaçants qui ont… gagné contre Miami. Belle ironie. Mais cette victoire inattendue ne suffit pas à fermer les yeux sur la stratégie un peu « honteuse » du Jazz, franchise qui, au passage, n’a remporté que 5 de ses 23 dernières sorties.</p>
<p>L’équipe de Salt Lake City se prive régulièrement de Markkanen. Mais ça, ce n’est pas nouveau : les clubs les moins bien classés ont, l’habitude de reposer leurs joueurs les plus forts par-ci par-là. Ils savent notamment qu’ils sont moins sujets à des enquêtes de la NBA sur la justification avancée pour ces forfaits. La ligue se concentre essentiellement sur les matches télévisés sur le réseau national et sur les absences des plus grandes stars du championnat. Ça, c’est presque de bonne guerre même si c’est dommage.</p>
<p>En revanche, quand un coach, évidemment d’une certaine manière mis sous pression par sa direction, décide de se passer de ses titulaires dans les quatrièmes quart-temps des matches qui ne sont pas encore pliés, ça tourne au cirque et à la mascarade. Le jeu en devient faussé. Et le Jazz n’est pas la seule équipe concernée.</p>
<h3>La draft est devenu le combat des laids</h3>
<p>Même sentiment et même soupirs concernant les Memphis Grizzlies. Cette nuit, ils ont perdu contre les Warriors alors qu’ils avaient le match en main. Golden State a terminé sur un 19-5 (et même un 11-0) avec un <strong>Ty Jerome</strong> laissé sur le banc par son entraîneur alors qu’il était le meilleur marqueur (et joueur) des siens. Ça n’a aucun sens.</p>
<p>Les Washington Wizards ont pris l’habitude depuis quelques matches de finir eux aussi les rencontres avec leurs seconds couteaux quel que soit le score. Ils se sont même pointés à une rencontre à 8, sans leurs recrues (alors que les franchises font déjà toutes jouer leurs nouveaux arrivants), en alignant des joueurs dont les salaires cumulés atteignent 13 millions de dollars.</p>
<p>L’équipe de D.C. se veut pourtant ambitieuse en faisant venir <strong>Anthony Davis</strong> et <strong>Trae Young</strong>. Aucun des deux n'a porté les couleurs de sa nouvelle organisation pour l'instant. Un peu comme le Jazz, les dirigeants ont décidé de rameuter des stars pour passer un cap… tout en s’assurant un haut choix de draft cette année. Le beurre, l’argent du beurre et la NBA comme crémière.</p>
<p><a class="read-too" href="https://www.basketsession.com/NBA/ce-quont-fait-les-wizards-pour-tanker-cest-de-lart-764579/" target="_blank" rel="noopener">Ce qu’ont fait les Wizards pour tanker, c’est de l’art</a></p>
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		<title>Draymond Green, quand la légende devient un problème</title>
		<link>https://www.basketsession.com/NBA/draymond-green-quand-la-legende-devient-un-probleme-762388/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Shaï Mamou]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Jan 2026 09:53:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Edito]]></category>
		<category><![CDATA[Draymond Green]]></category>
		<category><![CDATA[Golden State Warriors]]></category>
		<category><![CDATA[Stephen Curry]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2026/01/DRAYMOND-GREEN-mag-2301.jpg" alt="Draymond Green, quand la légende devient un problème" /></div><p>Draymond Green reste une légende des Warriors, mais son comportement et son absence de remise en question posent problème cette saison.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2026/01/DRAYMOND-GREEN-mag-2301.jpg" alt="Draymond Green, quand la légende devient un problème" /></div><p>Je vais commencer par rendre à <strong>Draymond Green</strong> ce qui appartient à Draymond Green. On parle ici d'un futur membre du Hall of Fame, d'une légende absolue des Golden State Warriors et de l’un des meilleurs défenseurs de l’histoire de la NBA. Draymond est et restera le cerveau défensif d’une dynastie et un leader émotionnel sans équivalent pendant plus d’une décennie. Sans lui, pas de révolution small ball, pas de Death Lineup, pas de quatre titres pour Stephen Curry et sa bande, j'en suis à peu près convaincu.</p>
<p>Draymond Green, c’est aussi un joueur qui comprend le basket comme peu d’autres  et un esprit analytique souvent brillant lorsqu’il décortique le jeu. Ses passages comme consultant sur TNT, notamment lors des périodes de transition des Warriors, étaient passionnants. Nikola Jokic l'a même remercié d'avoir été un peu critique à son égard sur l'aspect défensif. Le Joker a avoué qu'il avait été aidé par l'analyse de Green le consultant.</p>
<p>Hier, son importance pour les Warriors était totale. Aujourd’hui, elle pourrait l’être. Demain aussi, en fonction de la manière dont les Warriors vont aborder l’épineux virage qui s’annonce pour eux. Mais désormais, cela ne dépend que de lui.</p>
<p>Car depuis le titre de 2022, quelque chose s’est clairement fissuré. Ce ne sont pas seulement les suspensions, les fautes flagrantes, les gestes dangereux ou les exclusions à répétition. Sur ces épisodes-là, le débat existe. On peut estimer que Draymond Green paie aussi son historique, que le bruit médiatique dépasse parfois la gravité intrinsèque des faits. Ce n’est pas là que réside le cœur du problème.</p>
<p>Le vrai souci, c’est l’absence quasi totale de remise en question de sa part.</p>
<p><a class="read-too" href="https://www.basketsession.com/NBA/2-sales-fautes-en-30-secondes-draymond-green-a-encore-frappe-762346/">2 sales fautes en 30 secondes, Draymond Green a encore frappé</a></p>
<h2>Avec Draymond Green, c'est toujours de la faute des autres</h2>
<p>À chaque fois que Draymond Green est interrogé sur son comportement ou sur son impact négatif pour son équipe, le discours reste le même : il est ciblé, incompris, victime d’un acharnement. Les responsables sont toujours ailleurs. Les arbitres. La ligue. Les adversaires. Les médias. Dernier exemple en date : cette sortie expliquant que les joueurs européens seraient, par nature, plus « dirty », formés à faire des fautes dangereuses, parfois plus encore que les siennes. Une généralisation absurde, surtout venant d’un joueur qui continue, match après match, <a href="https://www.basketsession.com/NBA/2-sales-fautes-en-30-secondes-draymond-green-a-encore-frappe-762346/">d’empiler les gestes limites</a>.</p>
<p>Son podcast illustre parfaitement cette dérive. Draymond y est souvent pertinent (ou au moins intéressant) sur le jeu, mais incapable de s’empêcher de juger, de critiquer, de donner des leçons. Son acharnement récurrent sur Rudy Gobert en est un symbole. Il n’est pas le seul, certes, mais chez lui, la frontière entre analyse et règlement de comptes est régulièrement franchie.</p>
<p>Plus récemment, il a commenté la réaction de son ancien coéquipier Jordan Poole (une grimace de surprise) lors de l’altercation entre José Alvarado et Mark Williams, expliquant qu’un joueur doit toujours défendre son coéquipier et ne pas rester spectateur. Une prise de position pour le moins ironique, quand on se souvient que Draymond n’a jamais totalement assumé sa responsabilité dans l’incident qui a profondément fragilisé le vestiaire des Warriors en 2022.</p>
<p>Sur le terrain, cette posture se paie. Draymond Green est moins influent au playmaking, pourtant maillon essentiel de l’attaque de Golden State. Défensivement, il pèse moins, couvre moins d’erreurs, impose moins sa loi. Les Warriors encaissent plus de points, perdent en contrôle et en sérénité. Et malgré tout, Draymond continue de bénéficier d’un passe-droit presque illimité, parce qu’il est Draymond Green.  Les stats ne font pas tout et ce n'est jamais vraiment par ce prisme que l'on a mesure l'apport du #23 de Golden State. Avec 8.8 points, 5.8 rebonds et 5.2 passes à 43% au global (33% à 3 points, alors qu'il prend le volume de paniers extérieurs le plus élevé de toute sa carrière) et sa moyenne de minutes par match la plus faible depuis 12 ans, on n'est pas sur une top saison dans son CV.</p>
<p><a class="read-too" href="https://www.basketsession.com/un-enfant-demande-a-jordan-poole-ce-que-ca-fait-de-prendre-une-droite-de-draymond-green-762330/">Un enfant demande à Jordan Poole ce que ça fait de prendre une droite de Draymond Green</a></p>
<h2>Trade, fin de contrat, recadrage : Que faire avec Draymond Green ?</h2>
<p>Même Stephen Curry, modèle de loyauté, a laissé transparaître sa lassitude ces deux dernières saisons. Il y a bien eu cette courte période de contrition, ces discours sur une possible retraite, là encore nourris par le sentiment d’être injustement ciblé. Puis tout est redevenu comme avant.</p>
<p>Draymond Green reste un immense joueur NBA. Mais aujourd’hui, il est aussi devenu un problème pour les Warriors. Non pas parce qu’il est trop intense, trop compétitif ou trop différent. Mais parce qu’il semble incapable d’accepter que l’héritage ne se construit pas seulement sur ce que l’on a été, mais sur la manière dont on choisit de finir. Et pour une franchise qui a bâti sa dynastie sur l’intelligence collective, c’est peut-être la question la plus lourde de conséquences.</p>
<p>Il reste un an de contrat à Draymond Green, à 27 millions de dollars. Cette donnée financière n’est pas anodine quand on se demande ce que les Warriors peuvent, ou doivent, faire avec lui. Faut-il le laisser aller jusqu’au bout de son contrat, en espérant qu’il retrouve un niveau et une attitude à la hauteur de son héritage ? Faut-il envisager un trade pour libérer de l’espace, réduire les risques sur le vestiaire et peut-être renforcer l’équipe ailleurs ?</p>
<p>Chaque option comporte ses risques et ses avantages, mais elle pose une question simple. La valeur historique de Draymond Green suffit-elle encore à justifier sa place au cœur d’une équipe aspirant à un dernier run pour le meilleur joueur de son histoire ? Ou le temps est-il venu de réfléchir à un futur sans lui, pour le bien de Golden State ?</p>
<p>Je n'ai pas la réponse, mais après avoir longtemps considéré qu'il était absolument intouchable et intradable, je commence à pencher plutôt de l'autre côté.</p>
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		<title>Les Spurs de Wembanyama et le Thunder de SGA, déjà une rivalité ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julien Deschuyteneer]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Jan 2026 14:31:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Edito]]></category>
		<category><![CDATA[Oklahoma City Thunder]]></category>
		<category><![CDATA[San Antonio Spurs]]></category>
		<category><![CDATA[Shai Gilgeous-Alexander]]></category>
		<category><![CDATA[Victor Wembanyama]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2026/01/THUNDER-SPURS-RIVALITE.jpg" alt="Les Spurs de Wembanyama et le Thunder de SGA, déjà une rivalité ?" /></div><p>Depuis quelques semaines, on nous vend une rivalité entre les Spurs de Victor Wembanyama et les Thunder de Shai Gilgeous-Alexander. On n’y est pas encore, mais tous les ingrédients sont là.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2026/01/THUNDER-SPURS-RIVALITE.jpg" alt="Les Spurs de Wembanyama et le Thunder de SGA, déjà une rivalité ?" /></div><p>A quel moment débute vraiment une rivalité ? Depuis quelques temps, on nous explique que le Thunder de SGA et les Spurs de Victor Wembanyama sont la nouvelle grande rivalité que la NBA attendait. On n’y est clairement pas encore. Mais depuis la quatrième opposition en un mois, tous les ingrédients sont là désormais.</p>
<p>Si on n’a jamais été fan des « c’est un truc de journalistes » souvent un peu trop faciles de certaines stars (coucou Tony, salutations distinguées KD…), <a href="https://twitter.com/MichaelOnSports/status/2011311963411013739" target="_blank" rel="noopener">la réponse de Jalen Williams après la victoire d’OKC sur une supposée rivalité</a> est parfaite. Contrairement à ses équipiers, il ne se contente pas de dire qu’elle n’existe pas ou à peine. Après tout, quoi de plus logique pour celui qui domine de dire qu’il n’y en a pas : quel champion sous-entendrait de lui-même, en parlant d’un adversaire qui n’a encore rien prouvé dans les moments où ça compte vraiment, qu’il le craint tel adversaire ?</p>
<p>Ce qui est intéressant dans les propos de Williams c’est quand il dit que « c’est vous les gars (les médias) qui contrôlez ce truc de rivalité », avant d’ajouter quelques secondes plus tard : « Plus on en parle et plus on essaye d'imposer ça comme une rivalité, plus je me demande si c'en est vraiment une. Si on se pose la question, c'est que ça n'en est probablement pas encore une. Tu n’avais pas besoin de te demander si les Lakers et les Celtics de l’époque étaient une rivalité, ou si les Pistons et les Bulls étaient une rivalité : tu le savais, tout simplement. »</p>
<p>Avec le déclin de la génération LeBron-Curry-KD, les médias et les chasseurs de clics, de like et d’engagement ont cherché d’autres narrations sur lesquelles surfer. Avec sept vainqueurs différents en sept ans, dont quatre petits marchés et un gros marché avec une star qui ne fascine pas tant que ça le grand public (désolé Tatum), la ligue et le cirque médiatique autour n’avaient pas trouvé l’équipe mastodonte ou le joueur qui fait vendre.</p>
<p>Alors quand le champion NBA porté par le MVP et MVP des Finales s’est fait taper par une équipe en construction autour de celui qui est annoncé comme le futur visage de la ligue, tout le monde s’est engouffré pour décréter que c’était probablement la grande rivalité de demain. Avec les oppositions suivantes, on a basculé dans une autre dimension : ce serait déjà une grande rivalité, pour beaucoup.</p>
<p>Après tout, lors de leur premier duel, en NBA Cup, le Thunder était en route pour exploser le record de victoires sur une saison et devenir la meilleure équipe de l’histoire de l’humanité tous sports et toutes planètes du système solaire confondus. Petite parenthèse d’ailleurs, la culture de l’instant est un phénomène complexe : on en faisait trop à l’époque et pourtant on n’est pas à l’abri que les trente derniers jours ne soient qu’un épiphénomène dans l’histoire de ce qui pourrait encore être une véritable dynastie. Mais bon, plus personne n’a le temps de prendre du recul, le monde va bien trop vite pour ça, ma brave dame.</p>
<p>Bref, la rivalité est un Graal en termes de narration et forcément tout le monde s’est précipité - logique, la question étant malgré tout passionnante. A noter que ça avait commencé de manière un peu forcée là aussi avec l’opposition Wembanyama-Holmgren il y a quelques années. Deux joueurs immenses, fin, capables de faire des choses balle en main inédites pour des gars de cette taille, forcément ça fascine un peu. On a assez rapidement compris qu’aussi bon Chet fût-il, il n’y avait pas photo entre les deux. Ce que Victor <a href="https://www.basketsession.com/NBA/victor-wembanyama-tacle-chet-holmgren-arrogant-ou-juste-lucide-759997/" target="_blank" rel="noopener">a d’ailleurs dit mot pour mot</a> récemment de manière sèche (dédaigneuse ?).</p>
<p>Le genre de déclarations qui peut constituer un ingrédient de choix dans la recette d’une parfaite rivalité. Et si on est d’accord avec Williams pour dire que tant que le concept ne s’impose pas de lui-même, que tant qu’on pose encore la question de son existence ou non, alors la fameuse rivalry n’existe pas, tous les éléments sont désormais réunis après ce quatrième (sur cinq) affrontement entre les deux équipes pour qu’on en ait une dans le futur.</p>
<p>Les résultats sportifs sont un bon début, évidemment. Être l’équipe qui fait dérailler la saison supposée historique du champion en titre, le battre trois fois de suite en à peine plus de dix jours, ça crée un statut spécial. Les joueurs du Thunder ont beau évoquer un match comme les autres, ils avaient évidemment particulièrement envie de remettre les pendules à l’heure mardi soir. San Antonio apparaît désormais comme l’équipe parfaitement adaptée pour les empêcher de dérouler leur jeu.</p>
<p>Malgré tout, l’aspect sportif récent en saison régulière et une opposition entre Victor et Chet à leur arrivée, entre Victor et SGA dans les années à venir dans les discussions MVP (avec d’autres, bien sûr) ne suffisent néanmoins pas. Une rivalité se fonde également sur des batailles en playoffs, mais aussi et surtout sur des différences quasi-philosophiques et un peu de haine. Les duels Lakers-Celtics dans les 80s ou Bulls-Pistons dans les 90s n’auraient pas eu du tout la même saveur si les joueurs et leurs fanbases avaient « respecté » leurs adversaires. Une rivalité, ça ne marche que parce que des différences de philosophie de jeu ou de valeurs créent de la tension.</p>
<p>Sur ces derniers points, on a pu compter sur Victor Wembanyama lors du dernier mois. C’est lui qui a démarré les hostilités, mais aussi qui a entériné les tensions, voire la haine. A l’issue de la première des trois victoires des Spurs, en conf’ de presse, il a clairement fait franchir un cap à l’opposition alors embryonnaire en expliquant que son équipe jouait « un basketball pur et éthique. » Plus encore que le résultat ou le petit beef qu’il avait avec Holmgren, c’est cette formule qui a fait naître la possibilité d’une vraie et belle rivalité. « Le basket pure et éthique », c’est sa manière de dire que SA a une philosophie différente, mais aussi que celle-ci a plus de valeur que le style de jeu du Thunder et que les lancers extorqués - car c’est ce qu’il sous-entend - par SGA.</p>
<p>Derrière, plusieurs sorties comme son tacle à Holmgren (« Sportivement, il n’y a pas photo ») ont attisé les tensions, même si les joueurs d’OKC continuent de minimiser. C’est surtout la fin du dernier match qui a permis de conclure de manière définitive qu’il y a bel et bien une bonne petite dose de haine. Quand Wembanyama quitte le match sans serrer les mains de ses adversaires, il dit, consciemment ou pas, qu’il n’aime pas cette équipe.</p>
<p>Maintenant, pour qu’on puisse parler de rivalité, il ne manque plus que les duels au plus haut niveau, loin en playoffs. Et sur la durée. Parce qu’une rivalité, c’est aussi une histoire commune. Les bases de cette histoire sont bonnes. Depuis 2012, les deux équipes se sont affronté plus de fois en playoffs qu’elles n’ont affronté aucun autre adversaire. Sam Presti est un pur produit de la culture Spur, qui est arrivé à OKC pour construire méticuleusement une véritable machine de guerre. Une machine de guerre à laquelle se confronte San Antonio de la même manière qu’OKC avec KD et Westbrook espéraient déboulonner l’armada Spurs il y a une douzaine d’années. Manque plus que cette histoire commune se poursuivent désormais sur plusieurs années au plus haut niveau, avec ces nouveaux acteurs incroyablement forts que sont SGA, Wembanyama et cie.</p>
<p>Si on ajoute à tout cela la jeunesse des dits acteurs, on a vraiment tous les ingrédients pour que cette rivalité pour l’instant fantasmée devienne réalité. Et on salive d’avance devant le festin qu’on pourrait bien déguster ces prochaines années.</p>
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		<title>Jaylen Brown, toujours sous-coté malgré une saison énorme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julien Deschuyteneer]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Jan 2026 15:38:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Edito]]></category>
		<category><![CDATA[Boston Celtics]]></category>
		<category><![CDATA[Jaylen Brown]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2026/01/JAYLEN-BROWN-EDITO-0701.jpg" alt="Jaylen Brown, toujours sous-coté malgré une saison énorme" /></div><p>En l'abence de Tatum et dans une équipe en reconstruction, Jaylen Brown porte les Celtics en haut de la conf' Est, mais reste sous-coté.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2026/01/JAYLEN-BROWN-EDITO-0701.jpg" alt="Jaylen Brown, toujours sous-coté malgré une saison énorme" /></div><p><em>Cet édito sur Jaylen Brown a été publié en milieu de semaine dans notre Newsletter. Avant donc les rencontres contre des Boston Celtics face aux Nuggets et aux Spurs.</em></p>
<p>Jalen Brunson a été nommé Player of the Month de la conf’ Est du mois de décembre.. Jaylen Brown n’a pas apprécié. Il l’a fait savoir sur X/Twitter avec un petit « smh » (shaking my head) en réaction à l’annonce. Deux jours avant, il avait déjà ressenti le besoin de montrer, inconsciemment probablement, qu’il est un peu trop sous-coté à son goût. Il avait publié un « Best 2 Way player in the game » qu’à part Giannis, pas grand-monde semble pouvoir lui contester.</p>
<p>Si les deux messages ont fait plus de 5 millions de vues en impression, ils n’ont pas changé grand-chose à la narration qui entoure la star des Celtics. Peu de médias ou de fans ont crié à l’injustice sur ce trophée de joueur du mois qui de toute façon ne semble pas passionner grand-monde et son nom n’est pas plus souvent mentionné dans les discussions sur les meilleurs joueurs de la ligue qu’avant.</p>
<p>Alors il a décidé de parler un plus fort. Avant de jouer des Los Angeles Clippers en pleine bourre, il a texté son coach pour lui demander de s’occuper de Kawhi Leonard. Tout un symbole. Celui qui a longtemps été le meilleur des two-way players tournait à 39 pts, 8,5 rbds et 4 pds sur les six matches précédents a été cadenassé par JB : 22 pts à 6 sur 17. De l’autre côté du terrain, Brown a claqué 50 points à 18 sur 26. Au final, les C’s ont éviscéré les Clips 146-115, grâce à ce que Mazzulla a qualifié de « un des matches les plus complets que je l’ai vu jouer ».</p>
<p>De quoi enfin être reconnu à sa juste valeur, celle de « meilleur two-way player du monde », comme il l’a réaffirmé après le match ? Ce serait bien mais on y croit guère. Pourtant, il y a un léger frémissement. Draymond Green <a href="https://twitter.com/LegionHoops/status/2008941142264697058" target="_blank" rel="noopener">a expliqué dans son podcast</a> que JB ne devrait pas se contenter d’expliquer qu’il est le meilleur two-way du monde, mais qu’il devrait s’interroger sur qui est le meilleur joueur du monde (parenthèse, c’est ironique de voir que même chez un grand défenseur comme Green, ce ne sont pas tout à fait les mêmes discussions…). Le Warrior se demande comment Jaylen Brown n’est pas encore dans le top 3 des votes pour le MVP.</p>
<p>De son côté, David Adelman <a href="https://twitter.com/NoaDalzell/status/2009034812930113923" target="_blank" rel="noopener">a livré une très belle réponse</a> en amont du Celtics-Nuggets où JB a collé 33 points. Le coach de Denver a souligné autant son incroyable talent, notamment à scorer mid-range dans des zones où il est impossible de le prendre à deux, que sa personnalité. Il l’a côtoyé lors d’événements en Afrique et a mis en valeur son investissement humanitaire, rappelant aussi ses prises de position dans la bulle et son leadership à un jeune âge.</p>
<p>Bref, sa performance a fait parler, et rappeler celles qu’il affiche depuis le début de saison : 29,7 pts, 6,4 rbds et 4,9 pts dans une équipe qu’il maintient dans le Top 3 à l’Est en l’absence de son leader numéro 1. Une absence qui avait poussé le front-office à faire exploser le groupe pour préparer le futur. Ces performances, elles rappellent aussi que, même en présence de Tatum, c’est lui qui a fini MVP des Finales lors du titre. Et qu’il sait donc définitivement se montrer excessivement fort dans l’adversité.</p>
<p>Du coup, Jaylen Brown devrait enfin arrêter d’être sous-coté, non ? Après tout, actions speak louder than words, dit le cliché non ? Encore une fois, on en doute, malheureusement. Parce que si les médias ont forcément commenté ses exploits récents, ça ne va pas durer. On continuera de lui préférer des gens - excessivement forts, certes - qui parlent beaucoup, ou savent faire parler beaucoup d’eux. Et pas pour dire des choses trop intelligentes. Parce que Jaylen Brown parle peut-être moins, mais quand il le fait, c’est souvent brillant. Peut-être trop pour son propre bien et la perception que le grand public a de lui.</p>
<p>Outre le fait qu’il ne soit pas attiré par les spotlights, ses prises de positions sociales ou encore ses déclarations contre Nike pèsent forcément dans le relatif anonymat qui l’entoure. Visiblement, les sportifs n’ont toujours pas le droit d’avoir des avis forts et des discours qui sortent du cadre. Et il y a de grandes chances que ça le pénalise. Il ne s’agit pas de dire qu’il est du calibre des Jokic, Giannis, SGA ou Doncic. Mais si son nom n’est pas dans les premiers mentionnés dans le groupe des stars qui viennent juste derrière les intouchables, ça a forcément à voir avec cette personnalité à part. A-t-il temps à envier que ça à un Anthony Edwards par exemple, à part sa grande gueule et son sourire ?</p>
<p>Au final, peu importe. C’est sans doute mieux comme ça. Les joueurs, les coaches et les fans hardcore savent à quel point il est fort. Les vrais savent. Et puis si à chaque fois qu’il est mésestimé par le grand public ou par la ligue il nous sort des matches comme celui contre les Clippers, on ne va pas se plaindre.</p>
<p><a class="read-too" href="https://www.basketsession.com/NBA/jaylen-brown-fait-une-saison-monstrueuse-mais-personne-nen-parle-vraiment-alors-quil-porte-boston-757818/" target="_blank" rel="noopener">Jaylen Brown fait une saison monstrueuse, mais personne n’en parle vraiment alors qu’il porte Boston</a></p>
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		<title>Vœu 2026 : Une révolution du basket français</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julien Deschuyteneer]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Jan 2026 13:30:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Edito]]></category>
		<category><![CDATA[Equipe de France]]></category>
		<category><![CDATA[FFBB]]></category>
		<category><![CDATA[Victor Wembanyama]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2026/01/Equipe-de-France-Bleus-Basket-Francais.jpg" alt="Vœu 2026 : Une révolution du basket français" /></div><p>L'année 2025 a montré un certain nombre de limites du basket français. Un seul vœu pour cette nouvelle année : que la fédé se pose les bonnes questions.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2026/01/Equipe-de-France-Bleus-Basket-Francais.jpg" alt="Vœu 2026 : Une révolution du basket français" /></div><p><em>Après l'été plus que compliqué qu'ont vécu nos sélections nationales, nous ne formulons qu'un seul vœu pour 2026. Que le basket français change ENFIN de direction et se posent les bonnes questions.</em></p>
<p><em>Ce sujet, nous l'évoquons depuis les tout premiers numéros de </em>REVERSE<em> il y a vingt ans, et sur BasketSession depuis toutes ces années. Après cette campagne 2025 qui nous a mis face à notre dure réalité, il est plus urgent que jamais pour notre fédération de s'y atteler.</em></p>
<p><em>Voici ce que nous écrivions à la sortie de l'Euro à ce propos dans notre newsletter - et nous ne changerions pas un mot :</em></p>
<p>L’équipe de France masculine n’aura donc pas sauvé l’été catastrophique du basket tricolore. Un mal pour un bien en vue des Jeux Olympiques 2028 et plus largement pour le futur de notre sport en France ? Oui, si l’on se pose la question de notre sacro-sainte formation.</p>
<p>Un an après les trois médailles aux JO de Paris et les quatre médailles d’or en compétition jeunes, les Bleus, toutes générations confondues, n’ont pas empoché un seul titre et n’ont glané que trois pauvres médailles (l’argent européen en U18M, et deux de bronze aux Euros U18F et U20M). Certes, en cumulé nos équipes de 5x5 ont remporté 47 victoires pour 20 défaites. Certes, il y a bien évidemment un contexte à prendre en compte : les absences de marque chez les A (mais aussi en U18 et U19), <strong>Victor Wembanyama</strong> en tête, l’inexpérience du groupe et des joueurs, la blessure d’<strong>Alexandre Sarr</strong>. Malgré ces excuses valables, les équipes de France avaient de quoi faire bien mieux cet été, à commencer par les A qui avaient le matos nécessaire pour battre la terrible Géorgie.</p>
<p>Bref, c’est la gueule de bois pour le basket français en cette rentrée. C’est aussi l’occasion pour lui de se poser les bonnes questions. Pas de tout révolutionner, bien sûr : au complet, mené par la superstar Victor Wembanyama, les A auront fière allure ; <strong>Fauthoux</strong> et son staff ont globalement fait du bon boulot ; et de manière générale, notre basket continue de sortir des gros talents chez les jeunes. Mais il y a des choses à faire évoluer. A commencer par cette formation française, qui ne doit plus se cacher derrière les quelques phénomènes qu’elle produit et qui garantissent (garantissaient) des résultats en jeunes comme en adulte.</p>
<p>Car on peut critiquer tant qu’on veut les joueurs, leur production sur le terrain, les sélections des coaches comme leur plan de jeu, tant qu’une mise à jour ne sera pas faite du côté de la DTN, on constatera à chaque compétition internationale les mêmes erreurs et les mêmes lacunes. Pas d’adresse, difficulté face aux zones, attaque stagnante quand on n’a pas réussi à développer du jeu rapide, … La plupart du temps, ça n’empêche pas les résultats, car le talent est là, et ces questions sont esquivées. Ce coup-ci, on a pris le problème en pleine face.</p>
<p>Il y aurait énormément de choses à dire sur le sujet, mais l’un des problèmes majeurs réside dans le profil des jeunes joueurs que nous détectons et formons. Comme Théo le disait récemment dans <a href="https://www.youtube.com/@BasketSessionREVERSE" target="_blank" rel="noopener">notre podcast</a>, comme nous le mentionnions en en riant (jaune) dans <a href="https://www.basketsession.com/produit/pack-2-livres-goats-une-saison-en-enfer/" target="_blank" rel="noopener"><em>Une Saison en Enfer</em></a> et comme nous l’évoquions il y a 20 ans dans les premiers numéros de REVERSE, miser sur le tout-athlétique à la base de la pyramide est une erreur. Bien évidemment, ça permet aux « gros » clubs formateurs et aux sélections départementales, puis aux pôles régionaux d’obtenir plus facilement des résultats, aux équipes de France jeunes de faire régulièrement de grosses moissons de médailles.</p>
<p>Il ne s’agit pas de renier notre potentiel athlétique, c’est une force que l’on doit exploiter. Mais pourquoi exclure de nos filières élite des joueurs qui ont du ballon et de l’adresse plein les mains, une vision du jeu supérieure, sous prétexte qu’ils sont un peu plus lents, maigrichons et moins puissants que les autres ? Alors même qu’une fois leur retard physique en grande partie compensé à 18-19 ans, ils auraient pu être ceux qui éclairent le jeu bien terne de nos équipes. Et quand bien même ces joueurs ne perceraient pas au plus haut niveau, leur présence en sélections et en pôles aurait permis à nos « athlètes » d’élargir leur palette en jouant aux côtés de profils différents ; et aux coaches d’avoir à composer avec eux, d’être obligés de changer un peu leur manière de travailler, de moins miser sur le un-contre un et d’exploiter et potentialiser d’autres qualités.</p>
<p>Et c’est là le deuxième point noir de notre formation, celle des joueurs mais aussi celles de ceux qui les forment. Au-delà des profils détectés, que fait-on avec ces heureux élus ? Après tout, même si l’on ne choisit que les meilleurs athlètes, qu’est-ce qui nous empêche d’axer le travail, plutôt qu’uniquement sur le un-contre-un, la défense et le jeu rapide, sur la prise de décision, sur le playmaking, sur l’adresse ? De développer des joueurs au sens premier du terme, des mecs qui jouent, qui se jouent de leurs adversaires ? Des joueurs « joueurs », des équipes « joueuses », entraînés à prendre des décisions et à trouver des solutions ne seraient pas tétanisées quand Israël sort une jolie zone, ne se contenteraient pas d’artiller sous prétexte que les shoots sont ouverts contre la Géorgie alors qu’on ne met rien de loin.</p>
<p>Effectivement, c’est plus compliqué, c’est un processus plus long, avec des résultats moins garantis en jeune. Mais il va falloir s’y atteler. L’un des enseignement de notre Mook #10, où nous célébrions les playmakers, était qu’on se dirige de plus en plus vers un basket où il y aura plusieurs joueurs de ce type, voire cinq, sur le terrain.</p>
<p>Avoir seulement un Nando et un Evan, qui dans des profils différents, en sont naturellement ne suffira plus. Il va falloir en façonner à tous les échelons pour alimenter le haut niveau. A ce titre, l’été catastrophique et déprimant qu’on vient de vivre, aura au moins permis de rappeler l’urgence de la situation.</p>
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		<title>Les Spurs et Victor, en avance</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julien Deschuyteneer]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Dec 2025 10:52:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Edito]]></category>
		<category><![CDATA[San Antonio Spurs]]></category>
		<category><![CDATA[Victor Wembanyama]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2025/12/SPURS-FUTURE-BS.jpg" alt="Les Spurs et Victor, en avance" /></div><p>On savait que les San Antonio Spurs de Victor Wembanyama avaient tout pour être l'équipe du futur. Il semblerait qu'ils soient en avance.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2025/12/SPURS-FUTURE-BS.jpg" alt="Les Spurs et Victor, en avance" /></div><p>Et si la blessure de Victor Wembanyama au mollet était finalement la meilleure chose qu’il ait pu arriver aux Spurs ? La saison passée, San Antonio était dans une galère sans nom en son absence : 13 victoires pour 23 défaites sans le Français. Cette année, alors qu’il reposait son mollet, les Texans ont posé un impressionnant 9-3. Et quand il est revenu, ils ont basculé dans une nouvelle dimension.</p>
<p>Pendant que Victor se remettait, ses équipiers ont pris leurs responsabilités et ont largement progressé. Là où ils affichaient un net rating de -6,1 sans lui la saison passée, ils ont tourné à +1,1 ce coup-ci. De’Aaron Fox a cumulé 25,2 pts et 6,5 pds. Stephon Castle a élevé son niveau de scoring et de playmaking à un point qui fait dire à Draymond Green dans son podcast que « les Spurs sont aussi chanceux de l’avoir que d’avoir Wembanyama. » Comme prévu, Dylan Harper est excellent dès sa première année, et il n’y pas d’équivalent en terme d’agressivité offensive en NBA au trio que ces trois arrières forment. Et si les défenses voulaient leur verrouiller l’accès au cercle, ils ont avec Barnes, Champagnie ou Vassell des ailiers capables de sanctionner. Comme Keldon Johnson apporte du rebond en sortie de banc et que Luke Kornet est probablement le pivot remplaçant le plus sous-estimé de la ligue, les Spurs sont peut-être jeunes, mais lourdement armés. En l’absence de Victor, et derrière les 25 pions de Fox, six joueurs tournaient entre 13 et 17 points ! Sans leur star, ils ont haussé le niveau et assumé chacun des responsabilités qu’ils n’auraient pas eu avec lui.</p>
<p>Et à son retour, ils étaient fin prêts. Fin prêts à démontrer qu’ils sont peut-être bien en avance sur tout le bien qu’on pensait d’eux. Et fin prêts à rassurer ceux qui se disaient qu’on allait se manger une archi-domination d’OKC toute la saison. Et les suivantes. Malgré une défaite au neuvième match de la saison, le Thunder donnait l’impression que rien ni personne ne pouvait remettre en cause sa domination. Le niveau de jeu qu’il affiche depuis le début de l’année est tout simplement effarant. Si la saison est encore longue, on est peut-être bien en train de voir évoluer la plus forte équipe de l’histoire du basket. Et c’est cette équipe dont les Spurs <a href="https://www.basketsession.com/NBA/cqfr-victor-wembanyama-thunder-758953/" target="_blank" rel="noopener">sont venus à bout dans un match incroyable</a>. Le premier de Victor après 12 rencontres manquées.</p>
<p>Forcément, il ne faut pas s’enflammer. Son retour est récent. Et San Antonio a perdu ensuite la finale de la NBA Cup. Wembanyama a d’ailleurs eu plus de mal pour son deuxième match. Malgré tout, malgré les petites erreurs de leur franchise player, malgré la défaite en finale, les Spurs ont envoyé un véritable message lors de cette demie. Une demie qui avait des allures d’exploit mais qu’il ne faut pas considérer comme tel. Le mot serait réducteur. Cette équipe a énormément progressé offensivement sans sa star et celle-ci leur a donné instantanément une dimension défensive folle. Avec cette défense, si, dans les prochaines semaines, SA arrive à intégrer le Français dans l’identité offensive qui leur a tant réussi ces derniers temps, alors ils auront trouvé la recette pour être un prétendant sérieux à l’Ouest - n’ayons pas peur des mots. Ça ne veut absolument pas dire que cette équipe, qui manque cruellement d’expérience en playoffs, ira au bout ou même très loin dès cette année. Juste qu’ils vont probablement devenir un prétendant aux finales de Conf’ et au titre bien plus rapidement que prévu. Et qu’ils sont nos meilleurs alliés pour qu’on évite de se lasser à force de voir SGA et les siens empiler les titres.</p>
<p>Evidemment, tout va très vite en NBA. Les Spurs jouent OKC deux fois la semaine prochaine et ces mots peuvent rapidement prendre un sale coup de vieux. Mais on n’y croit pas trop. Les Spurs ont prouvé ces dernières semaines et contre le Thunder qu’ils sont en avance sur le planning et les prévisions. Reste à savoir de combien.</p>
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		<title>Chris Paul prend sa retraite : Le Roi est mort, vivent les Rois</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julien Deschuyteneer]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Nov 2025 09:37:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Edito]]></category>
		<category><![CDATA[Chris Paul]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2025/11/CHRIS-PAUL-MAG-BS.jpg" alt="Chris Paul prend sa retraite : Le Roi est mort, vivent les Rois" /></div><p>Après la retraite de Chris Paul, on ne reverra plus jamais de meneur tel qu'on les a connus. La fin d'une époque, et c'est aussi triste qu'excitant !</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2025/11/CHRIS-PAUL-MAG-BS.jpg" alt="Chris Paul prend sa retraite : Le Roi est mort, vivent les Rois" /></div><p><strong>Chris Paul</strong> <a href="https://www.basketsession.com/NBA/chris-paul-annonce-sa-retraite-756857/" target="_blank" rel="noopener">prendra donc sa retraite</a> à la fin de la saison. Avec lui s’en ira définitivement une certaine idée du basket qu’il était depuis quelques années le seul à entretenir. Chris Paul qui s’en va, c’est toute une époque qui se referme. Celle du meneur de jeu traditionnel, stratège, leader, qui dictait le tempo et la façon dont son équipe devait jouer. Celle où le classement des assists était squatté par les point-guards. Celle où, si les points étaient marqués par les intérieurs ou les ailiers, puis les arrières-shooteurs, le meneur était le général, le Roi même, sur le terrain : celui qui décidait de tout, y compris de la manière dont les scoreurs scoraient.</p>
<p>Comme souvent avec les Rois, c’est une révolution qui a eu raison d’eux. Mais ici pas de putsch ou soulèvement soudains. Plutôt un mouvement de fond, d’abord discret, qui s’est accéléré progressivement avant de finir par devenir un raz-de-marée. Chris Paul a pu étendre son règne dans une époque qui n’était déjà plus vraiment la sienne. Ça a commencé avec l’isolation, qui a réduit le rôle des meneurs dans certaines équipes, sans les exterminer totalement. C’est désormais le spacing extrême, le déclin du mid-range et l’avènement du trois-points, la surathlétisation des basketteurs, le tall-ball et la polyvalence qui ont mis fin à la monarchie des joueurs, souvent de petite taille, qui décidaient de tout.</p>
<p>Alors forcément, on aborde cette nouvelle ère avec un brin de nostalgie. Il y avait quelque chose de beau à voir ces despotes éclairés évoluer. A les voir imposer leur vision, leur voix, leur rythme et leurs lectures de jeu. A voir une équipe, et un coach, leur faire pleinement confiance pour les guider vers le succès. Car ces meneurs, du moins les meilleurs, œuvraient avant tout pour le collectif, pour l’équipe, pour le progrès. Avec John Stockton, Isiah Thomas ou CP3, on était plus proche de Frédéric II que Louis XIV ou de tyrans façon Mussolini ou Kim Il-Sung.</p>
<p>Cette nouvelle ère, sans véritable meneur-patron-tyran, on l’aborde aussi avec excitation. Aussi éclairé qu’il fut, Frédéric II restait un monarque absolu. Ses réformes, certes très importantes dans l’émancipation de son peuple, servaient avant tout ses intérêts, lui qui possédait encore une grande partie du sol prussien. Sans aller jusque-là, le meneur classique avait, sous prétexte de servir l’équipe, le beau rôle. Forcément, c’était magnifique de voir un spécialiste de la création délivrer son art match après match. Mais aujourd’hui, tout le monde peut être créateur, décideur, dans le jeu moderne, et c’est particulièrement excitant.</p>
<p>C’est l’évolution logique des choses dans tous les domaines. De la monarchie absolue, on est passé au despotisme éclairé, pour aboutir aux démocraties. Tout le monde peut désormais s’exprimer et faire porter sa voix. Dans l’art, même évolution. En musique par exemple, on est passé du compositeur et du chef d’orchestre qui dirigeait aux groupes où tout le monde peut créer, apporter sa pierre à l’édifice. En sport et au basket, c’est la même. Avant, le meneur, c’était Beethoven qui écrivait la partition que les autres exécutaient. Ou Herbert von Karajan qui faisait jouer à son orchestre la partition rédigée par le coach. Aujourd’hui, chaque joueur peut apporter sa touche de création et de playmaking comme dans un groupe moderne. Une équipe ressemble plus de nos jours aux Beatles (ok, pas le groupe le plus récent, mais il est finalement éminemment moderne) où tout le monde apporte à la création. Même Ringo Starr a pu écrire Octopussy’s Garden, c’est dire…</p>
<p>Tout ça pour dire que le playmaking est devenu un état d’esprit collectif, désormais. Et que le niveau du basket est d’autant plus impressionnant. Pour que ça marche, dans un monde où tout le monde est plus ou moins libre, peut improviser et décider, les joueurs doivent être forts et complets, aussi bien techniquement, que physiquement et intellectuellement. Alors, logiquement, le spectacle proposé par cette nouvelle ère du basket est encore meilleur. Pour notre plus grand plaisir.</p>
<p>Et puis, qu’on ne s’y trompe pas, il y a toujours un leader qui se détache. Ou parfois un peu plus, ce qui peut s’avérer compliqué. Faire cohabiter Lennon et McCartney ou Durant, Booker et Beal, ce n’est pas simple tous les jours. Ça fait partie des limites du nouveau modèle, la cohabitation. Comme dans notre société : tout le monde a le droit à la parole, à sa liberté, c’est bien ; mais, mal maîtrisé, ça peut générer des tensions, créer, après les « rois », des enfants-rois qui veulent tout tout de suite, se croient tout permis et au final se foutent du collectif. LaMelo Ball ou Ja Morant sont-ils de ceux-là ? L’avenir nous le dira.</p>
<p>Bref, il ne s’agit pas de dire que le basket sans meneur à l’ancienne (ou que la société moderne), c’est mieux. Ou que c’est moins bien. C’est juste différent. Et c’est surtout très excitant. Parce qu’aujourd’hui, l’autorité a laissé la place à plus de créativité ; le contrôle à plus d’improvisation ; et le meneur unique à la création collective. Et comme on le disait un peu plus haut, il y a de toute façon toujours un leader qui finit par se détacher. Sauf que maintenant, ça peut être n’importe qui. Un grand « meneur » pas très rapide de 2,03 m aux Lakers, un gars de 1,98 m à OKC qui aurait été shooting guard il y a dix ans ou un pivot serbe un peu rondouillard qui devient tout rouge au bout de deux allers-retours. Mais probablement plus de « petit gabarit » d’1,85 m. Et c’est peut-être bien la seule raison d’être réellement triste : le jeu comme la société ont sans doute progressé mais au final il y en a toujours qui restent sur le carreau.</p>
<p><a class="read-too" href="https://www.basketsession.com/NBA/quelle-trace-laissera-chris-paul-dans-lhistoire-de-la-nba-757385/" target="_blank" rel="noopener">🎙️ Quelle trace laissera Chris Paul dans l’histoire de la NBA ?</a></p>
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		<title>Kevin « Legend », le vrai rival de LeBron James</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pierre-Armand Samama]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Oct 2025 16:54:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Edito]]></category>
		<category><![CDATA[Kevin Durant]]></category>
		<category><![CDATA[LeBron James]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2025/10/LeBron-James-vs-Kevin-Durant-mag.jpg" alt="Kevin « Legend », le vrai rival de LeBron James" /></div><p>Et si, plus que Stephen Curry, le véritable rival de LeBron James sur sa carrière n'était pas plutôt Kevin Durant ?</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2025/10/LeBron-James-vs-Kevin-Durant-mag.jpg" alt="Kevin « Legend », le vrai rival de LeBron James" /></div><p>C’est une stat qui nous a paru folle quand nous l’avons lue : en carrière <strong>Kevin Durant</strong> a <a href="https://www.si.com/nba/lakers/news/lakers-star-lebron-james-loses-historic-record-to-kevin-durant" target="_blank" rel="noopener">amassé plus de gains en salaires</a> que <strong>LeBron James</strong>. Nous passerons par décence sur les montants, mais l’information prête à nous poser une vraie question : et si la grande rivalité de ces 20 dernières années n’était pas le binôme mignon tout plein Steph / LeBron mais finalement bien les nemesis bien plus crasseux KD / LBJ ?</p>
<p>Si vous avez stoppé tous les écrans qui vous entourent ces derniers jours, nous nous permettons de vous offrir une petite mise à jour : la semaine dernière est sortie la seconde saison de Starting 5 sur Netflix, dont Durant est le personnage (à défaut d’être principal) de loin le plus complexe, donc passionnant. Son approche aussi passionnelle que maladive du jeu, le tout chapeauté par sa mère omniprésente rend le personnage diablement humain. A une époque où les sportifs « romantiques » sont encore moins nombreux que les mots de vocabulaire du président américain, les moments passés avec KD sont précieux. Le joueur est génial, pas besoin de revenir là-dessus. Le voir à la fois mystérieux et pourtant transparent sur plein de points est un délice.</p>
<p>De l’autre côté de l’échiquier, LeBron est mis à l’honneur d’une curieuse manière en ce début de saison : outre sa blessure, <a href="https://www.basketsession.com/NBA/pourquoi-russell-westbrook-ne-supportait-plus-lebron-james-aux-lakers-753051/" target="_blank" rel="noopener">c’est un livre qui va écorner un peu sa légende</a>, quelques jours après avoir agacé pas mal de gens avec sa fausse décision. Dans l’ouvrage il est décrit comme « fake », rarement sincère et souvent hypocrite, toujours en contrôle de son image, de son aura, de ses livres à lire et de ses intérêts. Un bonheur pour ses haters, certainement plus nombreux que ceux de KD mais tout aussi véhéments.</p>
<p>Au-delà des caractères des deux superstars qui paraissent aux antipodes l’un de l’autre, il existe quand même de nombreuses et troublantes similitudes : une ascension fulgurante puis contrariée avec un premier club, une décision houleuse de partir au soleil pour gagner deux bagues bien méritées, des feux de maillots à travers le monde, une immense legacy dans plusieurs clubs, une belle dernière aventure olympique (quoique, LA arrive vite avec ces deux lascars) et une fin de carrière (quoique, la retraite semble toujours loin avec ces deux lascars) qui oscille entre le laborieux et le magnifique quand on voit ce qu’ils sont encore capable de proposer en terme de niveau de jeu.</p>
<p>Et pourtant, jamais ces inséparables n’ont paru autant éloignés. Kevin Durant a raison quand il dit que personne sur terre n’a dû autant se réjouir du transfert de James Harden à Houston que LeBron James en 2012. Le Thunder 2013, à la manière du Thunder 2025 (et 2026 ?) s’avançait trop jeune, trop puissant, trop rapide, trop prêt. James brisera les rêves des jeunes loups d’Oklahoma, Durant aura ses revanches plus tard. Mais KD s’en fout, il n’a jamais de regrets, c’est son jeu qui dicte son histoire, pas le contraire.</p>
<p>Dans Starting 5, on demande à Jaylen Brown, SGA, Harden et Haliburton si KD méritait une statue, et si oui dans quel club. OKC, GSW, le débat semble infini, mais le principe est entendu : c’est oui. Kevin Durant, lui , s’en contrecogne. Chez nos amis de First Team, Samir Nasri avait raconté qu’il avait été invité à une pool party chez le joueur. Tout était réuni pour une journée mémorable, à part l’hôte, trop occupé à taper des 3x3 avec ses potes un peu plus loin. Le jeu, rien que le jeu, comme une malédiction qui lui colle les larmes aux yeux parce qu’il ne joue pas deux matches à cause d’une entorse, le privant de sa seule joie. La gloire et ses excès semblent lui passer au dessus (on dit bien « semble », car nous ne sommes pas dans son quotidien réel), à la manière d’un Tim Duncan, d’un Dirk Nowitzki, ou d’un Larry Bird.</p>
<p>Larry Bird, le nom est lancé. Au-delà d’être un troll au dessus de la moyenne, KD est certainement cet assassin de sang froid qui se rapproche le plus du numéro 33 des Celtics. Grande gueule, compétiteur fou, au sourire aussi rare que carnassier, attaquant incontrôlable au physique abstrait. Des gars qui écrivent des bouquins chaque saison sur leurs légendes quand d’autres grattent quelques pages de leurs carrières. Kevin Legend, putain que ça sonne bien.</p>
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		<title>LeBron James, avec modération</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pierre-Armand Samama]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Oct 2025 15:16:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Edito]]></category>
		<category><![CDATA[LeBron James]]></category>
		<category><![CDATA[Los Angeles Lakers]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2025/10/LEBRON-HENNESY-edito.jpg" alt="LeBron James, avec modération" /></div><p>Le canular de LeBron James était peut-être éclaté, mais l'emballement qu'il a créé était, lui, très marrant. Ou pas.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2025/10/LEBRON-HENNESY-edito.jpg" alt="LeBron James, avec modération" /></div><p>Not 1, not 2, not 3… Apparemment LeBron James s’est réveillé un matin et s’est dit <a href="https://www.basketsession.com/NBA/lebron-james-sur-le-point-dannoncer-sa-retraite-751091/" target="_blank" rel="noopener">qu’une seule version de The Decision n’était pas assez</a>, et surtout qu’il avait un peu de temps à gratouiller pour s’amuser avant de retourner au taff. Quelques jours après la furie médiatique autour de la sortie du dernier album de Taylor Swift avec laquelle il a pas mal de choses en commun (la gloire, les millions de milliards et la fascination qu’ils savent créer), le numéro 23 des Lakers <a href="https://twitter.com/KingJames/status/1975258187046789292" target="_blank" rel="noopener">a teasé The Decision 2</a>, avec une mise en scène qui rappelle, jusqu’à sa tenue, la fameuse séquence de 2010 qui lui fera dire qu’il emmène ses talents à South Beach, épisode encore considéré comme la seule vraie fausse note de sa carrière médiatique.</p>
<p>Bron et Taytay sont surtout (malheureusement pour certains) experts pour jouer avec les nerfs et les émotions de leur fans pour faire exploser leur valeur marchande toujours plus importante et globale. Alors, s’amuser des rumeurs de retraite qui le poursuivent depuis tant d’années maintenant était presque prévisible, ou tout du moins envisageable. La réaction suite au post de LBJ sur ses réseaux <a href="https://www.basketsession.com/NBA/un-coup-de-com-qui-passe-mal-les-reactions-a-la-blague-de-lebron-james-751173/" target="_blank" rel="noopener">a néanmoins pris des proportions rocambolesques</a>. Emissions spéciales, programmes interrompus pour parler de LA news, branle bas de combat dans les rédactions, chez les fans et dans les sections commentaires. Tout le monde a pu y aller de son prono et de son analyse, ce qui finalement en dit beaucoup sur ce nous sommes en 2025.</p>
<p>Chaque geste que LeBron James a effectué ces dernières semaines a été décortiqué et trituré, en espérant trouver un indice qui confirmerait nos pensées. « <em>Regardez il s’est touché deux fois l’oreille droite le même jour que celui où Kobe avait fait le media day de sa dernière saison</em> », « <em>wouah mais la semaine dernière il a mis un tshirt de la même couleur que le costume de Jordan quand il a annoncé sa retraite en 1993</em> »… Vite, les fans précommandent ses nouvelles chaussures, font exploser le prix des billets pour ses matches de saison les plus emblématiques (opening night, MSG, Miami, dernier match à domicile…), ou sont prêts à s’acheter un maillot des Cavs le jour de la fameuse annonce pour dire « je le savais, et je me rappellerai toujours d’où j’étais quand il a fait son annonce ». Une armée de TikTokers et autre Instagramers était également prête, mobile au poing, pour filmer leur réaction à base de OMG et des NO WAYYYY bien orchestrés.</p>
<p>Sauf que LeBron s’est juste maqué avec Hennessy. Nous on a trouvé ça rigolo, d’autres se sont sentis dupés ou ont trouvé que c’était un coup de com catastrophique qui duré à peine plus longtemps qu’un gouvernement Lecornu. Sauf que franchement, qu’est ce qu’on s’en fout ? Dans la culture de l’instant, voire même de l’instantané, il n’y a aucune place pour le recul, pour prendre un tout petit peu le temps d’avoir une vue d’ensemble. Au lieu de nous réjouir de voir LeBron tenter de consolider son duo avec Luka Doncic, nous voici presque déçus de ne rien avoir à raconter, un peu vexés de ne pas avoir réussi une fois de plus à contrôler la narration de l’un des plus grand joueur de tous les temps, qui entre nous a bien dû se marrer, un verre à la main, pendant que JJ Redick confirmait tranquillement aux journalistes : « <em>you guys are idiots </em>».</p>
<p>En plus ce genre de fausse annonce n’a rien de nouveau outre-Atlantique, l’an dernier la star de MLB Juan Soto avait en pleine free agency teasé une annonce fracassante qui était en réalité un partenariat avec une boisson énergétique, et les amoureux de catch en voient de bien pires chaque année. De la même manière que pour la musique de Taylor Swift, tout a été dit et imaginé avant même que la première note de « The Life of a Showgirl » soit entendue. Cela nous interroge sur notre part d’investissement émotionnel pour nos stars favorites quand elles cherchent juste à nous vendre quelque chose.</p>
<p>Parce que le plus triste est que la vraie nouvelle a été complètement occultée : LeBron James continue, et ça valait bien un canular complètement éclaté.</p>
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		<title>WNBA : joueuses vs la ligue, c’est la guerre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pierre-Armand Samama]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Oct 2025 10:52:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Edito]]></category>
		<category><![CDATA[Napheesa Collier]]></category>
		<category><![CDATA[WNBA]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2025/10/WNBA-edito-PA.jpg" alt="WNBA : joueuses vs la ligue, c’est la guerre" /></div><p>En pleines négociations sur le prochain CBA avec la WNBA, Napheesa Collier et les joueuses réclament leur dû, à juste titre.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2025/10/WNBA-edito-PA.jpg" alt="WNBA : joueuses vs la ligue, c’est la guerre" /></div><p>Il y a quelques semaines, <strong>Dennis Schroder</strong> avait déclaré à sa manière que, quels que soient ses accomplissements, il ne se sentirait jamais considéré comme une légende du basket allemand comme <strong>Dirk Nowitzki</strong>. Un nouveau titre européen et de MVP plus tard, curieusement personne n’a osé rouvrir le débat au vu de la pluie d’insultes qui s’est déversée sur le joueur qui a eu le malheur de donner son avis sincère et plutôt éclairé sur une situation qui le touche lui et lui seul. Car sans surprise, l’armée des esprits tenant sur un clavier d’ordinateur ou de smartphone s’en est donnée à cœur joie, légitimant un peu plus le malaise ressenti par le meneur allemand qui sait bien qu’il n’est pas question que de talent. Réfléchir avant de parler, c’est ce que sait très bien faire également <strong>Napheesa Collier</strong>, Shai Mamou confirmera sans hésiter. Profitant de son statut de joueuse écoutée, <a href="https://www.basketsession.com/NBA/napheesa-collier-allume-la-patronne-de-la-wnba-750649/" target="_blank" rel="noopener">elle a lu une déclaratio</a>n (écrite, donc maitrisée) qui fera sans doute date dans l’histoire de la WNBA. En cause : l’arbitrage et la manière de gérer l’incroyable essor de la Ligue dont <strong>Cathy Engelbert</strong> est la patronne. La vice-présidente du syndicat des joueuses (et accessoirement co-fondatrice de la compétition de 3x3 Unrivaled) a semble-t-il brisé le cœur de sa commissioner qui <a href="https://eu.usatoday.com/story/sports/wnba/2025/09/30/cathy-engelbert-napheesa-collier-wnba-commissioner-under-fire/86449123007/" target="_blank" rel="noopener">ne comprend pas</a> comment on peut à ce point lui manquer de loyauté.</p>
<p>Napheesa Collier n’a pourtant pas lancé une bombe, mais fait en sorte d’éviter qu’une encore plus grosse n’explose. Lorsque l’on est athlète professionnel(le), les deux choses les plus importantes restent l’intégrité physique et le revenu que l’on tire de son talent et de son travail. Comme la NBA au début des années 80 avec les arrivées de <strong>Magic</strong>, <strong>Bird</strong> et <strong>Jordan</strong> un peu plus tard, la WNBA devient une ligue de joueuses, dépassant le simple cadre du logo qu’elles portent sur leur maillot. Dire, même en privé, que <strong>Caitlin Clark</strong> n’est rien sans la WNBA, c’est là la pire analyse qui aurait pu être faite. Oui, la WNBA est un écrin unique (et qui reste à parfaire) pour développer les talents. Oui, la WNBA est la meilleure ligue du monde et rien ni personne ne le contestera. Mais non, la WNBA ne survivrait pas sans les stars qui la composent aujourd’hui. La différence de prix des billets d’un match avec ou sans la star du Fever d’Indiana en est la preuve parfaite. Avancer que Clark ne gagnerait rien si elle n'était pas dans la ligue, c’est presque dire qu’elle gagne déjà beaucoup trop. Or, si on lui attribue ce salaire, c’est que dans tous les cas il y a un propriétaire de franchise qui sait qu’il va gagner encore plus pour se payer un yacht encore plus gros.</p>
<p>Sans argent, on garde le côté « romantique » du sport, cette croyance folle que l’on puisse faire du sport de très (très) haut niveau pour le simple concept de gloire. Madame Engelbert ne semble pas avoir encore réellement compris (ou fait semblant de ne pas le comprendre) que sa jolie petite affaire est un business au sens le plus américain possible du terme : une machine à faire de l’argent, si possible beaucoup, si possible très vite. Et ça, fort heureusement, les joueuses l’ont compris, et pas qu’un peu. La WNBA passe de miettes de biscuit à parts de gâteau. Collier, Wilson, Clark, Reese, Ionescu, donnent énormément, voire peut-être trop quand on voit les blessures à répétition. Il est temps de leur donner ce qu'elles demandent, puis ce qu’elles méritent. Dire en substance « qu’elle se taise, sans nous elle n’aurait rien et ne serait rien » est une image catastrophique dans cette Amérique au gouvernement qui prône un retour au masculinisme décomplexé, crasse et écoeurant.</p>
<p>« Les joueuses devraient être sur leurs genoux à me remercier pour les droits télévisés que je leur ai obtenus. » Oui mais non, très chère Cathy, c’est vous qui devez leur dire merci, vous n’avez rien obtenu, elles ont apporté sur un plateau la simple possibilité d’aller récupérer cet argent qui leur appartient. Les faire passer pour capricieuses ou ingrates parce qu’elles demandent à être payées et protégées à leur juste valeur est aussi insultant que stupide, donnant aux petits esprits les graines pour faire pousser leur petite haine sexiste et mysogine. Surtout, avant de s’insurger et d’appeler à l’ingratitude générale, il faut que cette parole, ce malaise, soit compris, comme celui de Dennis Schroder. Car comme le disaient les poètes du 93 il y a 35 ans : « le monde de demain, quoi qu’il advienne leur appartient ». Et c’est tant mieux.</p>
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		<title>Frédéric Fauthoux un peu léger sur les cas Sylvain Francisco et Alexandre Sarr ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julien Deschuyteneer]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Sep 2025 12:07:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Edito]]></category>
		<category><![CDATA[NEWS]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandre Sarr]]></category>
		<category><![CDATA[Equipe de France]]></category>
		<category><![CDATA[Eurobasket 2025]]></category>
		<category><![CDATA[Frédéric Fauthoux]]></category>
		<category><![CDATA[Sylvain Francisco]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2025/09/Sylvain-Francisco-Frederic-Fauthoux.jpg" alt="Frédéric Fauthoux un peu léger sur les cas Sylvain Francisco et Alexandre Sarr ?" /></div><p>Frédéric Fauthoux est très bon dans cet Euro, mais il aurait dû mieux gérer l'affaire du lay-up de Francisco et l'annonce du forfait de Sarr</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2025/09/Sylvain-Francisco-Frederic-Fauthoux.jpg" alt="Frédéric Fauthoux un peu léger sur les cas Sylvain Francisco et Alexandre Sarr ?" /></div><p>Bien évidemment tout ne peut pas être parfait, mais je trouve <strong>Frédéric Fauthoux</strong> vraiment bon et cohérent de manière générale depuis le début de la compétition. Je suis en revanche étonné de la manière dont il a géré les cas <strong>Sylvain Francisco</strong> et <strong>Alexandre Sarr</strong>. Et c’est vraiment uniquement de ça dont je veux parler, tant ce qu’il propose par ailleurs est intéressant, comme l’ont souligné régulièrement les gars dans le CQFR.</p>
<p>Certains coaches ont parfois tendance à emmener le concept de protéger leur groupe beaucoup trop loin. Ceux qui ont vécu les années noires du foot français ont toujours une pointe de haine qui monte ou une douleur qui se met à leur tordre le bide quand ils entendent le nom (ou pire, la voix) de <strong>Raymond Domenech</strong>. On se souvient que les postures qu’il prenait et ses propos allaient parfois jusqu’à l’absurdité totale à force de vouloir « protéger le groupe ».</p>
<p>Mais il reste que savoir protéger son groupe, et de manière plus générale le manager, est l’une des compétences indispensables pour un coach dans le sport moderne. Le statut des joueurs, et c’est tant mieux, a changé et l’entraîneur ne peut plus se contenter d’être un pur technicien dont on se ficherait des compétences relationnelles et de gestion sous prétexte que de toute façon c’est lui le patron. Encore plus que de compétences technico-tactiques, les grands coaches doivent aujourd’hui faire preuve de qualité de manager et de psychologue. Ce qui n’exclut pas une capacité à être parfois dur, et ce qui ne veut donc pas dire que le joueur doit toujours être brossé dans le sens du poil. Mais il faut savoir jongler avec tous ces aspects.</p>
<p>Et, même si je ne suis pas dans le groupe et qu’il a forcément dû avoir d’autres discussions avec ses joueurs que celles auxquelles on a accès, je me demande s’il n’a pas été un peu léger sur l’affaire du lay-up de Sylvain Francisco et sur l’annonce du forfait d’Alexandre Sarr.</p>
<h2>Endosser la responsabilité du lay-up de Francisco ?</h2>
<p>Dans le premier cas, notre meneur, auteur d’un match énorme, a donc été mettre un double-pas à 1 contre 0 pour le goal-average, après avoir serré la main de Luka Doncic. Ce qui a généré une bonne petite embrouille sur le terrain et beaucoup de critiques sur les réseaux. Avec, c’est tristement dans l’ère du temps, des débordements et insultes racistes totalement inacceptables.</p>
<p>Interrogé à ce propos, Frédéric Fauthoux <a href="https://www.bebasket.fr/fauthoux-apres-la-victoire-des-bleus-sur-la-slovenie-les-joueurs-ont-vraiment-rectifie-les-choses" target="_blank" rel="noopener">a cherché à minimiser</a>, mais il aurait pu faire mieux :</p>
<p>« <em>On en a parlé en tout début de compétition. Surtout les gens dans le staff qui ont l’expérience de ces compétitions-là. Parce qu’on ne sait pas ce qui va se passer demain et mardi. On peut se retrouver à égalité à trois avec certaines équipes. Donc chaque point aura son importance.</em> »</p>
<p>Si l’on ne peut pas empêcher les débiles d’être débiles et de vomir leur haine raciste, peut-être le sélectionneur aurait pu calmer la vague de critiques en faisant endosser un peu plus la responsabilité de ce lay-up au staff. On ne sait pas vraiment si c’était effectivement une consigne annoncée sur le moment par le staff. Mais même si ce n’était pas le cas, comme Sylvain Francisco tourne la tête vers son camp avant d’attaquer le cercle, rien n’empêchait Fred Fauthoux de faire comprendre que quelqu’un du banc lui avait hurlé cette consigne.</p>
<p>Rien de grave bien sûr à ne pas l’avoir fait, mais les heures qui ont suivi auraient peut-être été un peu plus zen pour Sylvain Francisco et les joueurs.</p>
<h2>Yabusele apprend en conf' le forfait de Sarr</h2>
<p>Rien de grave non plus sur le point suivant, mais la surprise de <strong>Guerschon Yabusele</strong> quand il apprend par un journaliste que son coéquipier Alexandre Sarr ne rejouera pas de l’Euro a de quoi interloquer. Surtout que le héros du match contre la Pologne a dans un premier temps répondu à une question comme si Sarr avait encore une chance de rejouer (<em>vers 6’05 sur la vidéo</em>) :</p>
<p>« <em>Tout d’abord, je suis un joueur, pas un docteur, donc ce n’est pas mon job de vous donner un update. Nous avons un excellent staff médical, qui prend soin de lui. (…) S’il peut revenir, on sera plus qu’heureux parce qu’il nous manque sur le terrain. Si non, nous chercherons des solutions comme ce soir, me mettre au poste 5, mettre Jaylen en 5… </em>»</p>
<p><iframe title="France v Poland - Press Conference | FIBA EuroBasket 2025" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/MIvVqKvuPtA?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>On imagine (et voit en partie sur la vidéo) le trouble dans la tête de Yabusele quand un journaliste lui apprend le forfait d’Alexandre Sarr pour le reste de l’Euro. Son <a href="https://www.basketsession.com/yabusele-qui-apprend-en-conference-de-presse-le-forfait-de-sarr-vous-en-pensez-quoi-747761/" target="_blank" rel="noopener">« <em>depuis quand ?</em> »</a> est assez parlant.</p>
<p>Je comprends totalement le fait de ne pas l’annoncer avant le match, ce que Frédéric Fauthoux explique ensuite. Ça, les joueurs doivent l’entendre et le comprendre. Par contre, il aurait probablement dû l’annoncer à son groupe dans le huddle d’après-match ou dans le vestiaire. J’imagine que Guerschon Yabusele, après discussion, ne lui en tiendra évidemment pas rigueur.</p>
<p>Mais ce moment de flottement aurait pu être évité. De même que le « <em>ah putain, il aurait pu me le dire avant quand même</em> », que le capitaine s’est forcément dit sur le moment. Et qu’on espère qu’il ne se dira pas encore par la suite.</p>
<p>Encore, une fois, ce ne sont que deux points et j’aime beaucoup ce que propose Fred Fauthoux depuis sa prise de poste à la tête de l’équipe de France. Et ce n’est pas parce que j’ai un avis biaisé par le fait que j’avais adoré l’interviewer il y a quelques années pour le grand entretien de REVERSE… Je me dis juste que sur ces deux situations, il aurait pu gérer différemment.</p>
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		<title>All-Star Game : Le carnet de voyage de mon premier match des étoiles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Benjamin Moubèche]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Feb 2025 16:02:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Edito]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandre Sarr]]></category>
		<category><![CDATA[Bilal Coulibaly]]></category>
		<category><![CDATA[Victor Wembanyama]]></category>
		<category><![CDATA[Zaccharie Risacher]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2025/02/Carnet-de-voyage-All-Star-Week-end.png" alt="All-Star Game : Le carnet de voyage de mon premier match des étoiles" /></div><p>Une plongée dans les coulisses du All-Star Weekend 2025 à San Francisco, où j'ai suivi Victor Wembanyama et les Français.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2025/02/Carnet-de-voyage-All-Star-Week-end.png" alt="All-Star Game : Le carnet de voyage de mon premier match des étoiles" /></div><p>Je n’avais pas prévu d’assister au All-Star Game cette année. Je n’ai jamais aimé l’événement en tant que fan, encore moins en tant que journaliste en France, quand je devais rester éveillé en pleine nuit pour raconter un Skills Challenge sans intérêt. Mais participer au week-end était l’un de mes objectifs quand j’ai décidé de partir aux États-Unis. Alors, quand <em>Skweek</em> m’a proposé de m’envoyer à San Francisco pour y suivre la première sélection de <strong>Victor Wembanyama</strong>, j’ai raccourci mes vacances et j’ai sauté sur l’occasion.</p>
<p>Bien que j’aie dû troquer la plume pour la caméra le temps d’un week-end, mon très intimidant rédacteur en chef m’a proposé de vous livrer un petit carnet de voyage avec mes impressions. <em>Le voici !</em></p>
<h2>Ven. 14/02 — Où est Wemby ?</h2>
<p>Arrivé tard la veille, le réveil est difficile et le timing serré. Je me précipite au Chase Center, légèrement en retard, pour récupérer mon accréditation. Malgré le manque d’indications, je trouve l’endroit par chance. La conférence de presse des Rising Stars débute dans une dizaine de minutes, il faut se dépêcher. Alors que je dévale les marches, quelqu’un m’interpelle avec un accent français : c’est <strong>Jacques Monclar</strong>, qui cherche lui aussi le bureau des accréditations. Je lui réponds en français, il finit par me reconnaître, mais pas le temps de discuter. Il faut se dépêcher pour ne pas manquer<strong> Bilal Coulibaly</strong>, <strong>Alex Sarr</strong> et <strong>Zaccharie Risacher</strong>. Dans le bâtiment, personne ne sait m’orienter. <em>« Je suis de Sacramento. La ligue nous envoie ici, mais on ne connaît pas la salle »</em>, m’explique une agente de sécurité. Je prends l’ascenseur dans l’espoir de trouver quelqu’un, mais l’espace média est vide au cinquième étage. En descendant au niveau du terrain, je croise un caméraman qui file vers les coulisses. Je le suis — ne sait-on jamais — et il me mène jusqu’à la zone mixte pile à temps.</p>
<p>Je parviens à glisser quelques questions à nos trois Français. Je saisis l’occasion pour aborder un thème léger, comme il est coutume de le faire lors du All-Star Week-end : <em>« Selon vous, qui est le plus grand Européen de l’histoire de la NBA ? »</em> Risacher, ensuite imité par Sarr, répond Dirk Nowitzki avec assurance. <em>« Quand j’étais jeune, mon père m’a dit : “Tu dois savoir qui c’est ! Tu dois le regarder et analyser son jeu.” »</em>, me raconte-t-il. <em>« C’est une légende. »</em> Les médias de l’Hexagone sont si bien représentés que l’on entend plus la langue de Molière que celle de Shakespeare autour des trois podiums. Leurs questions sont souvent plus pertinentes que celles de certains confrères américains, qui profitent du moment pour parler de tout et n’importe quoi avec n’importe qui, ou pour demander aux joueurs d’appeler Victor Wembanyama en FaceTime.</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr">🐐 Who is the greatest European player in NBA history? Zaccharie Risacher and Alexandre Sarr have an idea…</p>
<p>Qui est le meilleur joueur européen de l’histoire de la NBA ? Zaccharie Risacher et Alexandre Sarr ont une petite idée… <a href="https://t.co/NtUZZUbtMx">pic.twitter.com/NtUZZUbtMx</a></p>
<p>— SKWEEK (@skweektv) <a href="https://twitter.com/skweektv/status/1890517444097110501?ref_src=twsrc%5Etfw">February 14, 2025</a></p></blockquote>
<p>Voyant que je débarque en touriste, <strong>Maxime Aubin</strong> (<em>L’Équipe</em>) me briefe gentiment sur le planning de Wemby, et on constitue une petite équipe de journalistes pour suivre ses activités. C’est au « NBA Crossover », la fanzone de l’événement, qu’on le repère finalement. Alors qu’on attend en bas, dans un faux parc décoré d’échiquiers en référence à la star française, l’un de nos collègues américains qui s’était égaré dans le bâtiment nous appelle : Wembanyama est à l’étage, au « Junior All-Star Game ». Il l’a trouvé par pur hasard. On grimpe les marches quatre à quatre pour le découvrir en train de contrer des enfants, fascinés par le géant de 2,24 m qui les invite à attaquer alors qu’il se tient entre eux et le panier. Et puisqu’il a bon cœur, il laisse la plupart d’entre eux marquer. On aperçoit ses deux parents, venus assister à son premier All-Star Game, mais aussi Joakim Noah, qui enseigne les fondamentaux à de jeunes filles sur un terrain voisin. Wembanyama descend ensuite parmi les fans pour répondre à quelques questions devant une foule immense et signer quelques autographes. Alors qu’il repart, je vois un enfant bondir vers ses parents en s’écriant : <em>« Il a signé mon maillot ! Il a signé mon maillot ! »</em> Je demande l’autorisation de l’interviewer, il est euphorique, dans un état second. Son père me confie que Stephen Curry était son joueur préféré, mais le jeune fan, qui porte le maillot du meneur des Warriors, m’annonce qu’il préfère désormais Wembanyama.</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr">🔭 “It feels like we’re looking for Bigfoot!”</p>
<p>Our goal today: finding Victor Wembanyama in San Francisco and play a game of chess with him 👀</p>
<p>🇫🇷</p>
<p>Notre objectif de la journée : trouver Wemby dans les rues de San Francisco et faire une partie d’échecs avec lui 👀 <a href="https://t.co/QVEMPFyXMP">pic.twitter.com/QVEMPFyXMP</a></p>
<p>— SKWEEK (@skweektv) <a href="https://twitter.com/skweektv/status/1890732513263259866?ref_src=twsrc%5Etfw">February 15, 2025</a></p></blockquote>
<p>Vient alors l’heure de retourner au Chase Center. On s’entasse dans une toute petite voiture et on subit les embouteillages. Sur place, le Rising Stars Challenge se déroule dans une salle quasi vide. Même si elle se remplit progressivement, elle n’atteint pas 50 % de sa capacité — <em>selon mes estimations très approximatives</em>. Le manque d’ambiance et le désintérêt général sont palpables. L’arrivée en finale de l’équipe de G League ravive vaguement l’intérêt chez les quelques médias présents, d’autant que l’événement est qualificatif pour le All-Star Game, ce qui donne pour une fois l’envie de suivre les rencontres. On se permet de rêver quelques minutes à la belle histoire que serait un match entre les légendes de la NBA et les joueurs de la ligue de développement, mais l’équipe de <strong>Stephon Castle</strong>, MVP du tournoi, en décide autrement. Après chaque match, on court vers la zone mixte, notamment pour retrouver nos trois Français du matin. <em>« Bon bah on est désolés, hein ! Parce qu’on a tous perdu, je crois »</em>, rit Bilal Coulibaly, quand je lui tends mon micro pour qu’il puisse s’adresser aux fans français, après la deuxième demi-finale. On retourne en salle de presse monter toutes ces petites interviews, et on ne sort qu’à une heure du matin. N’ayant pas mangé de la journée, je m’arrête pour des ramens à Union Square, pas les meilleurs de ma vie, mais ça remplit l’estomac, puis je file au lit, épuisé après seulement une journée.</p>
<h2>Sam. 15/02 — Un café avec Bilal Coulibaly et Alex Sarr</h2>
<p>Le samedi matin est l’un des moments phares du All-Star Week-end : l’entraînement et le media day des All-Stars. C’est l’occasion d’interroger le gratin de la ligue, et de faire de belles images. Malheureusement, je dois faire l’impasse dessus, car, comme plusieurs journalistes, je suis invité à un brunch des Wizards, en présence de Bilal Coulibaly et Alex Sarr. Je m’y rends dans l’espoir de pouvoir échanger plus en profondeur avec les deux Français. Je me retrouve à boire mon café matinal avec la charmante famille Coulibaly, on discute du bouleversement survenu dans leur vie après la draft de Bilal et de leur adaptation à Washington. <em>« C’est vrai que c’était soudain »</em>, reconnaît sa mère. Son père m’explique qu’une personne de la franchise leur est dédiée et que les Wizards les ont accompagnés dès leur arrivée. À travers eux, je découvre l’envers du décor de la NBA. L’échange est passionnant, mais je dois les quitter pour interviewer Alex Sarr, puis Bilal Coulibaly. Puis, belle surprise, je me joins à l’interview de <strong>Sami Sadik</strong> (<em>L’Équipe</em>), avec <strong>Will Dawkins</strong>, le GM de la franchise. Je laisse mon confrère mener son entretien, tout en profitant de l’occasion pour poser quelques questions à Dawkins sur son métier de GM et l’organisation de l’équipe. Il nous raconte avoir entendu parler de Bilal quand il était au Thunder, grâce à un scout qui s’y était intéressé avec un peu d’avance. La discussion est captivante, et le café plutôt bon. Je passe aux toilettes de l'hôtel, mais en sortant, je découvre que <strong>Damian Lillard</strong> attend devant la porte. Je suis tenté de lui lancer un <em>« It's Dame Time »</em> en lui cédant la place, mais je me retiens pour des raisons évidentes. Malheureusement, je laisse échapper un petit rire nerveux en imaginant la scène. Son regard étrange en retour me convainc que je ne veux plus jamais croiser Damian Lillard de ma vie.<!-- notionvc: 56fff6ff-1149-4f0a-b745-fda61e387c14 --></p>
<p>De retour à la fanzone, je m’intéresse aux animations et prends la température chez les fans. L’intérêt du All-Star Game pour la ville me devient plus clair en discutant avec les habitants de la baie, visiblement ravis de toute cette effervescence, et en voyant les familles s’amuser à prendre des tirs sur des paniers robotisés ou participer à des mini-concours de dunk. La visite terminée, je me dirige vers le Chase Center pour la conférence de presse d’<strong>Adam Silver</strong>. Il évoque quelques points intéressants concernant le transfert de <strong>Luka Doncic</strong> — le journaliste <strong>Tim Reynolds</strong> n’a qu’à mentionner « THE trade » pour que toute la salle comprenne de quoi il s’agit —, mais rien d’extraordinaire. Les questions, peu nombreuses, sont réservées aux journalistes les plus influents. Cette fois-ci, je décide de prendre une vraie pause déjeuner avant les événements du soir. Je me lance dans une véritable odyssée jusqu’au cinquième étage, à l’autre bout de la salle, pour trouver le stand vegan. L’effort en valait la peine : pour une fois, j’ai fait le plein d’énergie.</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="en">Adam Silver says Mavericks fans should “believe in their organization” after the Luka Dončić trade.</p>
<p>"Whether or not history will ultimately judge this as a smart trade, [the Mavericks] did what they think was in the best interest of their organization."<br />
<a href="https://t.co/v1PALHgfC1">pic.twitter.com/v1PALHgfC1</a></p>
<p>— Grant Afseth (@GrantAfseth) <a href="https://twitter.com/GrantAfseth/status/1890924523983102140?ref_src=twsrc%5Etfw">February 16, 2025</a></p></blockquote>
<p>Au début des concours, je m’installe dans la salle média pour rester proche de la zone mixte. Comme la plupart des journalistes, ma priorité va aux séquences d’interviews plutôt qu’aux concours et aux matches eux-mêmes. Le Skills Challenge laisse tout le monde indifférent, jusqu’à ce que Victor Wembanyama et <strong>Chris Paul</strong> déclenchent l’hilarité générale <a href="https://www.basketsession.com/victor-wembanyama-chris-paul-disqualifies-734284/" target="_blank" rel="noopener">avec leur stratégie qui mène à leur disqualification</a>. La situation est d’abord confuse, mais je me transforme en <em>replay center</em> et trouve rapidement un clip pour le montrer à mes confrères. En zone mixte, on retrouve encore trois Français : Wembanyama, Risacher et Sarr, tous éliminés avant la finale dans leurs équipes respectives. De retour après avoir posé mes questions, je découvre que mon téléphone n’a pas enregistré les vidéos et refuse de fonctionner. Les aléas du direct. Je rate l’intégralité du concours à trois points en tentant de résoudre ce problème. Par chance, tout rentre dans l’ordre pour le Dunk Contest. Après un premier tour dans la salle média, je décide d’aller voir la finale en me plaçant près du parquet, sachant que c’est peut-être ma dernière occasion de voir un All-Star Week-end. Stephon Castle et <strong>Mac McClung</strong> m’en mettent plein la vue. Réaliser que des êtres humains comme moi, et pas simplement des personnages distants à la télé, peuvent réaliser de telles acrobaties me plonge dans un vertige existentiel. Au même moment, je remarque que l’ambiance n’est pas au rendez-vous : la salle n’est toujours pas pleine et le public reste peu investi. Je m’y attendais, certes, mais pas à ce point.</p>
<p>Je pars filmer ce dont j’ai besoin, puis je tombe par hasard sur <strong>Shams Charania</strong>, alors j’en profite pour lui tendre mon micro et réaliser une courte interview dans le couloir, pour l’un des sujets que je prépare. La sécurité fermant rapidement plusieurs zones de la salle, je suis mes confrères jusqu’à la <em>media hospitality</em>, où les journalistes peuvent se détendre et profiter de quelques verres gratuits. Je subis une défaite humiliante lors d’un concours de tir face aux trois envoyés spéciaux de <em>L’Équipe</em>, mais contrairement à <strong>Paul Pierce</strong> je reste digne et décide de ne pas fuir. Notre petit groupe fait un détour par le concert de <strong>Noah Kahan</strong> dans la salle voisine, puis je retrouve mes collègues américains. Je prends le bus avec <strong>Tom Orsborn</strong>, partageant une conversation passionnante sur le journalisme et la politique américaine. À force de porter ma caméra toute la journée, et sans doute à cause du stress, des muscles dont j’ignorais même l’existence sont encore endoloris quand je m’endors devant un énième épisode des <em>Simpsons</em>.</p>
<h2>Dim. 16/02 — « Se donner à 100 % »</h2>
<p>Pas très matinal et fatigué par deux jours de tournage, j’ai besoin d’un petit déjeuner et d’un café pour démarrer ma journée. Je sors de l’hôtel pour préparer la journée la plus importante du week-end : celle du All-Star Game, du <em>main event</em>. Mais à peine sorti, je tombe sur une foule qui s’étend sur tout le trottoir d’en face. Un tel attroupement, ce week-end, ne peut être lié qu’au basket. Je remonte la file et tombe sur une pizzeria avec quatre Tortues Ninja à l’intérieur et un dessin de <strong>LaMelo Ball</strong> sur le menu. Je convaincs l’agent de sécurité de me laisser entrer pour filmer quelques images, mais rien d’extraordinaire. Par acquit de conscience, j’envisage de passer au Foot Locker à deux minutes d’ici, où se déroule aussi un événement NBA, mais l’endroit est trop bondé pour moi et mon gigantesque sac à dos. Je tente de remonter la file par curiosité, mais impossible d’en voir le bout après avoir parcouru plusieurs rues. J’abandonne et me résigne à boire l’un des pires cafés de ma vie à un prix exorbitant.</p>
<p>La surprise du jour : une conférence de presse improvisée de <strong>LeBron James</strong> qui tombe comme un cheveu sur la soupe avant le All-Star Game. On nous annonce que <strong>Giannis Antetokounmpo</strong>, qui ne jouera pas ce soir-là, parlera aussi, et je fais le lien rapidement. Le « King » nous annonce à la dernière minute qu’il restera sur le banc, malgré sa présence et l’absence de remplaçant, invoquant une douleur à la cheville. Ça n’émeut personne, et la conférence est sans intérêt. Elle m’irrite même, avec ces influenceurs au premier rang qui m’empêchent de filmer pour prendre des selfies, et d’autres qui posent des questions uniquement pour leur compte TikTok. Puis vient Giannis Antetokounmpo qui, lui, illumine la pièce avec son humour et ses réponses passionnées. Il prend au sérieux chaque question : sur un potentiel tournoi d’un contre un, le format monde contre États-Unis, l’idée d’opposer des équipes de NBA et d’EuroLeague. La journée prend une tournure agréable.</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr">Un collègue européen a demandé à Giannis Antetokounmpo s’il voulait que la NBA organise des matches contre des équipes d’EuroLeague.</p>
<p>Il n’était pas très emballé : « Les meilleurs équipes de NBA détruiraient la plupart des équipes d’EuroLeague. »</p>
<p><a href="https://t.co/cUqcjiaPAF">pic.twitter.com/cUqcjiaPAF</a></p>
<p>— Benjamin Moubèche (@BenjaminMoubech) <a href="https://twitter.com/BenjaminMoubech/status/1891546166585647168?ref_src=twsrc%5Etfw">February 17, 2025</a></p></blockquote>
<p>Le premier match démarre sans éclat. Comme chaque année, l’intensité fait défaut. L’ambiance dans la salle est inexistante, ce qui s’explique sans doute par le prix délirant des places. <strong>Anthony Edwards</strong>, blessé, reste lui aussi sur le banc, sans nous avoir avertis. On comprend vite que les 40 points à atteindre ne tiendront pas longtemps. Bref, c’est la déception. Tout bascule avec l’entrée de Victor Wembanyama. L’intensité monte d’un cran quand il se met à jouer plus sérieusement que tous les autres All-Stars. Enfin, on assiste à un vrai match, que l’équipe des internationaux de Charles Barkley remporte, en grande partie, grâce au Français. Le format de tournoi fonctionne bien, et le fait de ne pas jouer un match complet permet aux plus motivés de se donner. Seul bémol : la rencontre est trop courte, avec des temps de jeu ridicules. À la fin, peu de médias se déplacent vers la zone mixte, les plus grosses stars étant dans les autres équipes. Je m’installe devant le podium de <strong>Cade Cunningham</strong>, à qui je souhaite poser une question pour un futur article. Nous ne sommes que trois : deux journalistes de Detroit et moi. Soulagé de ne pas se retrouver seul <a href="https://twitter.com/espn/status/1141765189383204864" target="_blank" rel="noopener">comme <strong>Goga Bitadze</strong> à la draft 2019</a>, il nous check chaleureusement et prend le temps de composer des réponses approfondies. J’envoie aussitôt un message à mon petit frère, fan des Pistons et de Cunningham, avant de jeter une oreille à droite à gauche. Le deuxième match, avec les Rising Stars, perd en intensité. En discutant avec <strong>Stephon Castle</strong>, on sent sa gêne de partager le All-Star Game avec les élus du public et des coaches, donnant raison aux critiques.</p>
<p>La finale de ce All-Star Game commence de la pire manière. Le 11-0 des « OGs », pendant que Wembanyama est sur le banc, n’augure rien de bon. Mais le pire survient avec la pause en plein milieu du match pour honorer l’équipe de « Inside the NBA », créant un malaise palpable, si bien qu’on aurait pu croire qu’il avait une forme solide. Dans la salle, tout ne passe pas sur le jumbotron. On distingue à peine ce qui se déroule, ce qui amplifie la frustration. Je chronomètre l’interruption : plus de quinze minutes. Le public s’impatiente, les joueurs aussi, la gêne est totale — sans doute plus encore qu’à la télévision. Les journalistes d’<em>ESPN</em> autour de moi raillent <em>TNT</em>, personne n’arrive à ignorer l’étrange spectacle, qui donne l’impression que la chaîne voulait seulement rallonger l’événement pour contrebalancer avec le format court. À la reprise, sans surprise, les « OGs » surfent sur leur avance. <strong>Stephen Curry</strong> enchaîne quelques trois points qui raniment l’ambiance et ravivent des souvenirs de Paris, avant de repartir avec le trophée de MVP. Lors des dernières conférences de presse, je rejoins naturellement Wembanyama qui maintient que le problème n’est pas le format, mais la motivation des joueurs. On ne peut qu’approuver. <em>« Ce que je retiens surtout, c’est qu’il est possible de se donner à 100 % sur le terrain, de jouer dur, de se donner à fond. Pour moi, c’est la seule façon de jouer au basket et je pense que cela ne peut que rendre le match meilleur »</em>, affirme-t-il, ce qui laisse espérer qu’il restera fidèle à son engagement à chaque sélection. C’était sans doute le moment fort du week-end, rafraîchissant dans un événement où l’indifférence générale était devenue la norme.</p>
<p>Un moment avec les confrères américains, une conversation avec un journaliste français que je ne reverrai pas avant longtemps, et la soirée s’achève. Le week-end était intense. Le dernier jour, avant le départ, je tente un peu de tourisme, n’ayant vu qu’une infime partie de la ville. Sans succès : des problèmes techniques me font perdre un temps précieux à enregistrer les derniers plans qui me manquaient. Dans l’avion, je retrouve mon éternelle némésis <em>(non)</em> Maxime et je salue <strong>Brian Wright</strong>, GM des Spurs, assis au premier rang, puis je sors mon ordinateur pour rédiger un carnet de voyage pour <em>BasketSession</em>, en espérant que quelques audacieux iront au bout.</p>
<p><!-- notionvc: 41159fe4-72eb-4960-82c2-9fd7a1ad4d28 --></p>
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		<title>Le pire All-Star Game de l’histoire ? Et cette fois, les joueurs n’y sont pour rien…</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julien Deschuyteneer]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Feb 2025 13:35:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Edito]]></category>
		<category><![CDATA[Adam Silver]]></category>
		<category><![CDATA[All-Star Game NBA 2025]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2025/02/LOL-All-star-game-2025.jpg" alt="Le pire All-Star Game de l’histoire ? Et cette fois, les joueurs n’y sont pour rien…" /></div><p>La NBA tenait peut-être un bon concept pour ce All-Star Game 2025. Par sa faute, beaucoup plus que celle des joueurs, on ne le saura jamais.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2025/02/LOL-All-star-game-2025.jpg" alt="Le pire All-Star Game de l’histoire ? Et cette fois, les joueurs n’y sont pour rien…" /></div><p>LOL-Star Game. Sans qu’on attende monts et merveilles de ce All-Star Game NBA version 2025, la nouvelle formule laissait espérer plus d’enjeu et d’intérêt que les années précédentes. Mais l’organisation a tout flingué.</p>
<p>Jusqu’à cette année, ça a toujours été la même chose depuis 15-20 piges. Avant chaque All-Star Game NBA, comme tout le monde, je sais que ça va être nul, pas de défense, des tirs et des dunks sans aucun intérêt, ni enjeu. Et après chaque All-Star Game, la même conclusion que Dewey dans Malcolm. « <em>Je ne m’attendais à rien et je suis quand même déçu.</em> »</p>
<h3>Un peu d’espoir</h3>
<p>Cette année, je ne m’attendais pas à grand-chose. Mais j’espérais quelque chose quand même. Je me disais que ce format pouvait peut-être fonctionner. Remettre un peu d’enjeu, de compétitivité. Peut-être, hein. Et puis un joueur comme Victor Wembanyama <a href="https://www.basketsession.com/NBA/victor-wembanyama-veut-redonner-ses-lettres-de-noblesse-au-all-star-game-734164/" target="_blank" rel="noopener">affirmait</a> vouloir jouer à fond. Le genre d’attitude qui peut déteindre sur les autres…</p>
<p>Au final, une nouvelle déception. Comme d’hab’ ? Non, pire. Bien pire. Car ce coup-ci, je n’étais pas totalement en mode Dewey. J’avais un petit espoir. Est-ce le pire All-Star Game de l’histoire comme je le mets dans le titre ?</p>
<p>D’un point de vue basket, non. Il y a eu des moments où ça défendait un peu, dans les demi-finales notamment. Des séquences où les joueurs jouaient pour gagner. Victor Wembanyama <a href="https://bsky.app/profile/tomorsborn.bsky.social/post/3lidv5kue4s2q" target="_blank" rel="noopener">a plutôt tenu parole</a>, en se donnant à fond.</p>
<p>En voyant le premier match, entre l’équipe de Wembanyama et les jeunes, on s’est d’ailleurs dit qu’on tenait enfin quelque chose.</p>
<h3>La NBA a tué ce All-Star Game</h3>
<p>Alors pourquoi « le pire » All-Star Game ? Parce qu’il y avait une formule peut-être pas si inintéressante et qu’au final elle n’a même pas été testée correctement. La faute à trop d’interruptions nombreuses et longues, de blabla, d’hommage au crew de TNT, de publicités, et d’interventions soulantes de Kevin Hart. Pour trop peu de basketball.</p>
<p>Que les joueurs ne jouent pas le jeu année après année, c’est une chose. Après tout, on ne peut pas leur demander d’être excité par un truc qui ne les excite plus. On ne peut pas leur filer autant de pouvoir et leur reprocher de l’utiliser. On ne peut pas les laisser faire du load management pendant la saison, leur faire comprendre qu’ils doivent se préserver, et attendre d’eux qu’ils ne le fassent pas lors d’une grande kermesse sans enjeu. C’est triste, mais c’est comme ça.</p>
<p>Mais que l’organisation plombe une formule qu’elle a elle-même mise en place pour relancer l’intérêt du All-Star Game, c’est aussi débile que scandaleux.</p>
<p>La NBA avait pourtant soi-disant tout fait pour que les joueurs jouent dur. Elle avait même tenu un meeting avec eux vendredi pour leur rappeler l’importance de se donner à fond. Mais comment attendre d’eux qu’ils jouent à fond quand on leur fait comprendre qu’ils ne sont pas le centre de l’événement ? Avec :</p>
<ul>
<li>un Kevin Hart insupportable qui les vanne PENDANT qu’ils sont en train de jouer ? Shai Gilgeous-Alexander <a href="https://www.basketsession.com/lunaire-kevin-hart-roaste-sga-tout-le-monde-est-soule-a-commencer-par-sga-734371/" target="_blank" rel="noopener">avait l’air clairement soulé</a>. Vous auriez envie de passer à autre chose et de jouer dur et vous éclater après ça ?</li>
<li>un hommage interminable, au bout de quelques minutes de jeu, à un crew de TNT qui passe une bonne partie de son temps et de ses analyses depuis quelques saisons à expliquer que le basket c’était mieux avant et que les joueurs d’aujourd’hui sont trop ci et pas assez ça.</li>
<li>des pauses incessantes et parfois très longues, pour de la publicité, de la musique mais aussi pour les deux points ci-dessus.</li>
</ul>
<p>Et tout ce bazar pour un temps de jeu bien bien court. Le premier match a duré 12 minutes (10’07 de jeu effectif), le deuxième 16 minutes (12’54) et la finale 14 minutes (10’40). Donc avec les lancers et les temps-morts : 42 minutes. Sans : moins de 34 minutes. Pour une soirée qui a duré trois heures…</p>
<p>Même avec de la bonne volonté, en faisant abstraction du fait que, plutôt que vous, on célèbre des gens qui vous dénigre régulièrement, et qu’on accorde du temps à un mec qui vous vanne de manière soulante, difficile de rester à la fois concerné et chaud physiquement avec ce timing.</p>
<h3>Tout pour que les joueurs et les fans détestent</h3>
<p>La NBA a porté le coup de grâce à son événement en laissant l’<em>infamous</em> hommage à TNT en plein match. Ouais, en plein match. En fait, pire : au bout de trois minutes de jeu. Des animations des anciens All-Star Games à celles du Quai 54, en passant par les shows à la mi-temps comme au Superbowl, les sportifs ont appris à gérer l’attente avant un match ou pendant une longue pause au vestiaire.</p>
<p>Mais même s’ils étaient au courant qu’un hommage était prévu (et pas sûr qu’ils l’aient été), c’est impossible pour un athlète de débuter un match, qu’au bout de TROIS minutes de jeu, un temps-mort se transforme en 20 minutes de célébration, et de repartir comme si de rien n’était pour même pas une dizaine de minutes de jeu.</p>
<p>Les joueurs, autant que les fans, ont détesté, ça se voyait dans leurs attitudes, ça se lisait sur leurs lèvres. Certains l’ont même dit, <a href="https://twitter.com/TomerAzarly/status/1891354351047954460" target="_blank" rel="noopener">à l’image de Trae Young quand il a été interrogé sur le format</a> :</p>
<p>« <em>Non je n’ai pas aimé du tout pour être honnête avec vous. Je ne sais pas encore ce qu’a été la réaction des fans, mais je pense qu’il y avait beaucoup trop d’interruptions. C’était des pauses trop longues. Certains gars étaient vraiment prêts à jouer. J’ai trouvé que c’était très compétitif au début. Mais au fur et à mesure que les matches se déroulaient, il y avait trop de pauses longues. </em></p>
<p><em>- Tu n’as pas apprécié ce break de 17 minutes ?</em></p>
<p><em>- Je ne sais pas combien de temps ça a duré, mais on avait l’impression que c’était 30 minutes. </em>»</p>
<p>Le match avait pourtant pas trop mal commencé. Mais Adam Silver et la NBA ne doivent pas s’étonner si les mecs ont pour la plupart arrêté de défendre et se sont mis à balancer des tirs, comme s’ils jouaient… un putain de All-Star Game de ces 15-20 dernières piges… En se demandant vraisemblablement pourquoi ils n’ont pas fait comme LeBron James et Anthony Edwards, qui, <a href="https://www.basketsession.com/NBA/lebron-james-ne-sest-il-pas-un-peu-moque-du-monde-ce-weekend-734363/" target="_blank" rel="noopener">en se foutant probablement un peu de la gueule du monde</a>, ont évité que la NBA se foute de la leur avec cet événement indigne des « espoirs » qu’il avait suscités.</p>
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		<title>LeBron ne s&#8217;est-il pas un peu moqué du monde ce weekend ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Shaï Mamou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Feb 2025 10:25:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Edito]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2024/05/lebron-james-1.jpg" alt="LeBron ne s&rsquo;est-il pas un peu moqué du monde ce weekend ?" /></div><p>LeBron James n'a pas joué le All-Star Game 2025 en déclarant forfait à la dernière minute. Aucun joueur n'a pu être appelé en remplacement...</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2024/05/lebron-james-1.jpg" alt="LeBron ne s&rsquo;est-il pas un peu moqué du monde ce weekend ?" /></div><p><strong>LeBron James</strong> a 40 ans et évolue toujours à un niveau admirable et absolument jamais vu à cet âge. Maintenant que l'on a dit ça, on peut quand même se demander si le joueur le plus célèbre de la planète n'a pas un tout petit peu manqué de respect au jeu ce weekend.</p>
<p>Nous aussi, le All-Star Game et ses festivités nous soûlent et il est de plus en plus difficile de regarder les tentatives un peu désespérées de la NBA pour sauver ce qui peut encore l'être. Sauf que LeBron n'est pas un spectateur lambda. C'est un acteur de la ligue et l'un de ses visages les plus marquants. Si même lui montre un désintérêt total - euphémisme - pour la chose, comment espérer que les autres joueurs jouent avec plus d'intensité et de compétitivité ?</p>
<p>Pour commencer, le King a choisi d'arriver le dimanche à San Francisco, plutôt que la veille ou même le vendredi comme quelques autres de ses camarades All-Stars, afin de "maximiser la période de repos" permise par la tenue de ce weekend événementiel. Ensuite, après avoir annoncé que sa cheville était douloureuse, il a déclaré forfait pour le mini-tournoi. En dehors d'un court passage devant les médias, LeBron était aux abonnés absents. On peut mettre ça en comparaison avec ce qu'a fait Giannis Antetokounmpo, forfait depuis plusieurs jours, mais présent sur le weekend et assez visible au niveau de ses interactions avec les médias et les autres joueurs.</p>
<h2>Il a pris la place de quelqu'un d'autre...</h2>
<p>Ce que l'on peut reprocher à LeBron James, c'est de ne pas avoir permis qu'un autre joueur issu de l'Ouest soit sélectionné à sa place pour participer à l'événement. Pour certains, être All-Star est un rêve et un objectif de carrière. Ses détracteurs les plus féroces iront jusqu'à dire qu'il ne s'est pas montré à la hauteur d'un Michael Jordan, présent à 40 ans après s'être fait retirer du liquide des genoux afin de tenir sa place dans une saison où il a joué les 82 matches, ou de Kobe Bryant, qui même diminué et recouvert de poches de glace, tenait à être présent et à briller au All-Star Game.</p>
<p>Quelque part, c'est peut-être aussi pour cette raison que le "Chosen One" est encore aussi fringant à 40 ans, mais tout ça laisse un goût un peu particulier. Pour Anthony Edwards, 23 ans, et forfait de dernière minute aussi pour des douleurs à l'aine, il y a encore moins d'excuse. Entre son Skills Challenge ridicule joué de la main gauche et l'aveu clair et net de son manque d'intérêt pour l'événement, le joueur des Wolves ne sort pas de ses premières saisons comme All-Star particulièrement grandi...</p>
<p>S'il doit y avoir nouvelle refonte du All-Star Weekend  l'an prochain - avec plus de temps de jeu effectif, s'il vous plaît... - on espère que LeBron l'abordera avec plus de sérieux. Notamment s'il y a un tournoi de 1v1 <a href="https://www.basketsession.com/NBA/kyrie-irving-est-chaud-pour-un-tournoi-de-1v1-au-all-star-game-734353/">comme le souhaite son ancien camarade Kyrie Irving</a>.</p>
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		<title>Pourquoi les Lakers vont droit dans le mur</title>
		<link>https://www.basketsession.com/NBA/los-angeles-lakers-dans-le-mur-lebron-james-jj-redick-716419/</link>
					<comments>https://www.basketsession.com/NBA/los-angeles-lakers-dans-le-mur-lebron-james-jj-redick-716419/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benjamin Moubèche]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Sep 2024 15:00:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Edito]]></category>
		<category><![CDATA[Anthony Davis]]></category>
		<category><![CDATA[JJ Redick]]></category>
		<category><![CDATA[LeBron James]]></category>
		<category><![CDATA[Los Angeles Lakers]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2024/09/Los-Angeles-Lakers-LeBron-James-JJ-Redick.jpg" alt="Pourquoi les Lakers vont droit dans le mur" /></div><p>En déclin, les Lakers s’accrochent à un espoir fragile. Avec seulement des changements mineurs cet été, l’équipe mise sur un miracle pour la saison 2024-25.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2024/09/Los-Angeles-Lakers-LeBron-James-JJ-Redick.jpg" alt="Pourquoi les Lakers vont droit dans le mur" /></div><p class="p2"><span class="s1">D’une équipe qualifiée <i>in extremis</i> pour les playoffs à un champion NBA, il n’y a qu’un pas. Quelques signatures mineures et un changement d’entraîneur suffiront à tout régler. Du moins, c’est ce qu’espèrent les Lakers.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Le cerveau humain a un potentiel de guérison remarquable. Pendant la saison, l’équipe traversait une crise, mais elle a prudemment refoulé ce souvenir dans un tiroir de sa mémoire et en a jeté la clé. Elle pense ainsi avoir remédié au problème en draftant <strong>Dalton Knecht</strong> et <strong>Bronny James</strong> cet été, et en persuadant<strong> JJ Redick</strong> de mettre son podcast en pause pour s’essayer au coaching.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Les Lakers s’en remettent, en somme, aux dieux du basket pour les sauver. Après tout, <strong>LeBron James</strong> leur a démontré que la logique fait parfois des exceptions. À l’approche de ses 40 ans, l’ailier fait toujours partie des meilleurs joueurs de la planète — le prolonger a d’ailleurs été la seule manœuvre significative de l’intersaison. La franchise espère sans doute échapper elle aussi au bon sens. Et qui sait, peut-être que ça fonctionnera.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">L’unique raison d’être de cette équipe est le succès immédiat. Elle a été construite comme cela, et seule une nouvelle bannière de champion serait considérée comme une issue satisfaisante. Autrement, ces dernières saisons n’auront été qu’une perte de temps. </span><span class="s1">Pourtant, les changements paraissent trop minimes pour faire de cette équipe un véritable prétendant au titre. Los Angeles semble foncer droit dans le mur avec l’espoir de passer au-dessus, mais avec bien plus de chances de se le prendre en pleine figure.</span></p>
<p><a class="read-too" href="https://www.basketsession.com/NBA/cinq-majeur-los-angeles-lakers-jj-redick-716386/">JJ Redick dévoile le cinq majeur des Lakers pour la saison 2024-25</a></p>
<h3 class="p3"><span class="s1">JJ Redick, coach inexpérimenté et sauveur improbable</span></h3>
<p class="p2"><span class="s1">L’effectif est resté sensiblement le même que l’année précédente et, puisqu’il ne regorge pas vraiment de jeunes à fort potentiel, il ne faut pas s’attendre à ce qu’il s’améliore de lui-même. Le seul changement suffisamment important pour permettre à la franchise d’espérer que cette saison sera différente, c’est l’entraîneur. L’Histoire a démontré qu’un bon coach peut faire toute la différence.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Seulement, un certain scepticisme plane sur le casting de JJ Redick dans le rôle de l’homme providentiel. Et pour cause, l’ancien joueur découvre tout juste sa nouvelle fonction. Il n’a jamais été assistant, encore moins entraîneur en chef. Ce serait déjà remarquable qu’il n’ait pas besoin d’une période d’adaptation, et carrément miraculeux qu’il parvienne à révolutionner positivement le jeu de l’équipe à ses débuts.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Qui plus est, Redick ne semble pas vraiment avoir l’intention de bousculer le chantier laissé par<strong> Darvin Ham</strong>. Invité dans «</span><span class="s2"> </span><span class="s1">The Lowe Post</span><span class="s2"> </span><span class="s1">» d'<em>ESPN</em>, le coach rookie a <a href="https://www.basketsession.com/NBA/cinq-majeur-los-angeles-lakers-jj-redick-716386/" target="_blank" rel="noopener">d’ores et déjà annoncé qu’il conserverait le même cinq majeur que la saison passée</a>. Un choix compréhensible, puisqu’il s’agissait de loin de leur meilleur lineup de 2023-24 (+6,6 de différentiel selon <a href="https://cleaningtheglass.com/stats/team/14/lineups#tab-four_factors" target="_blank" rel="noopener"><em>Cleaning the Glass</em></a>) et que celui-ci a terminé l'exercice sur un bilan de 23 victoires pour 10 défaites. Mais un choix inquiétant, puisque c’est ce même cinq qui a été dominé par les Nuggets au premier tour des playoffs (1-4), affichant un manque d’efficacité flagrant.</span></p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="//www.youtube.com/embed/jW2NOHmJegs?si=ElBidc3LQqmn8-kO" width="720" height="405" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p class="p2"><span class="s1">Un entraîneur peut certainement apporter bien plus qu’un simple changement de rotation. Cependant, celui-ci s’est contenté de promettre plus de trois points et de rebonds offensifs. Des engagements vagues, et prévisibles quand on sait que Los Angeles figurait parmi les plus petits volumes dans ces deux catégories statistiques la saison dernière.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">On ne peut écarter la possibilité que Redick se révèle être un tacticien hors pair, capable de tout réparer par son ingéniosité. C’est ce dont l’équipe aurait besoin pour passer d’une formation moyenne des deux côtés du terrain (15e <em>offensive rating</em> et 17e <em>defensive rating</em> sur la saison 2023-24) à un champion. Mais il serait téméraire de miser là-dessus.</span></p>
<h3 class="p3"><span class="s1">Depuis 2020, une fenêtre qui se referme pour les Lakers</span></h3>
<p class="p2"><span class="s1">Il n’y aurait pas de honte pour les Lakers s’ils ne parvenaient pas à décrocher un titre avec cette équipe. Au contraire, s’ils y arrivaient, ce serait un véritable exploit. La franchise s’efforce de maintenir sa fenêtre de titre ouverte, elle s’acharne, mais s’essouffle. Son sacre de 2020 semble déjà lointain, trop pour croire que la victoire est encore atteignable avec les mêmes fondations, désormais surmontées d’un édifice bien plus fragile.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Du groupe qui a fait leur succès dans la bulle d’Orlando, il ne reste que les deux leaders, LeBron James et <strong>Anthony Davis</strong>, dont le talent exceptionnel maintient le projet à flot. Les autres artisans de leur réussite sont partis, soit après avoir pris une nouvelle dimension, soit parce qu’ils avaient trop vieilli.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">L’effectif a été progressivement renouvelé avec les moyens du bord, mais l’équipe a perdu son essence. Sans réelle continuité ni coup d’éclat à la free agency, chaque saison les éloigne un peu plus de leur succès passé. Les cadres vieillissent, les jeunes s’en vont, les vétérans se recyclent… La fin, qui pointait déjà son nez en 2022 lorsque les Lakers n’avaient pas réussi à se qualifier pour les playoffs, semble désormais imminente. La NBA évolue par cycles, et même les plus grandes franchises n’y échappent pas.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Reste à voir si James et Davis peuvent transcender cette logique et permettre à leur équipe de passer, contre toute attente, au-dessus de l’obstacle. Pour l’instant, on ne peut que les regarder foncer, tête baissée, droit vers ce mur qui se rapproche inexorablement.</span></p>
<p><a class="read-too" href="https://www.basketsession.com/NBA/zach-lavine-meilleure-option-lakers-715471/">Zach LaVine, vraiment la meilleure option pour les Lakers ?</a></p>
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		<title>Gabby Williams, tu es une légende</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Shaï Mamou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Aug 2024 09:06:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Edito]]></category>
		<category><![CDATA[Équipe de France]]></category>
		<category><![CDATA[Bleues]]></category>
		<category><![CDATA[Equipe de France]]></category>
		<category><![CDATA[FIBA]]></category>
		<category><![CDATA[Gabby Williams]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2024/08/gabby-williams-1.jpg" alt="Gabby Williams, tu es une légende" /></div><p>Gabby Williams a fait un tournoi olympique et une finale fantastiques. Les Bleues ont une superstar et il faut la considérer comme telle.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2024/08/gabby-williams-1.jpg" alt="Gabby Williams, tu es une légende" /></div><p>Qu'on ne s'y trompe pas, c'est collectivement que les Bleues ont atteint la finale du tournoi olympique et sont passées tout près d'un exploit mythique en finale des Jeux contre Team USA. Mais comment ne pas considérer que tout ça a été rendu possible par la présence et le talent de <strong>Gabby Williams</strong> ?</p>
<p>On pourra raconter à nos petits-enfants qu'on a vu une joueuse française porter les Bleues dans un match face aux Avengers de Team USA et regarder l'adversaire droit dans les yeux. Cet adversaire, on l'imaginait impossible à terrasser, avec 12 des meilleures joueuses du monde et quelques unes qui, une fois leur carrière terminée, seront considérées comme parmi les meilleures de tous les temps : A'ja Wilson, Breanna Stewart, Sabrina Ionescu, Brittney Griner, sans même parler de l'icône Diana Taurasi, restée sur le banc avant d'enfiler sa 6e médaille d'or olympique... Toutes ces superstars, ces filles qu'elle connaît par coeur pour avoir évolué avec et contre elles au lycée, à l'université, en WNBA ou en Europe, Gabby Williams les a affrontées sur un pied d'égalité et sans peur.</p>
<p>En attaque, en défense, à la création, Gabby était partout. Et pas qu'en finale. Sur le tournoi, elle a été la meilleure joueuse des Bleues avec 15.5 points, presque 5 passes et 5 rebonds de moyenne et 18.8 d'évaluation. Fort logiquement, elle a été élue dans le meilleur cinq de la compétition, mais aussi meilleure joueuse défensive du tournoi. A quelques centimètres près, à un coup de sifflet aussi, ce n'est pas seulement dans la légende du basket français qu'elle serait entrée - ça, c'est déjà fait - mais dans la légende des Jeux Olympiques.</p>
<p>Pour le grand public, qui ne regarde le basket féminin qu'au moment des Jeux Olympiques, elle est en tout cas entrée dans les coeurs. Ses drives, ses tirs, ses interceptions, nous ont fait vibrer. Ses larmes, tout le monde les a partagées, elle qui semblait encore plus touchée par l'issue du match que ses camarades.</p>
<p><a class="read-too" href="https://www.basketsession.com/NBA/les-bleues-echouent-a-un-pas-de-lor-olympique-face-a-team-usa-711585/">Les Bleues échouent à un pas de l’or olympique face à Team USA</a></p>
<h2>Merci Gabby !</h2>
<p>Gabby Williams n'est pas née en France. Mais depuis qu'elle a décidé de défendre les couleurs du pays d'origine de sa maman, elle l'a fait à 1000%. A chaque fois qu'elle a pu disputer une compétition internationale avec les Bleues, elle l'a fait, au péril parfois de sa carrière en WNBA. Ses mésaventures avec le Chicago Sky, où on lui a clairement fait à l'envers, le prouvent. Sa volonté de jouer en France, d'abord à Montpellier, puis à l'ASVEL, alors que son niveau lui permettait clairement de continuer à jouer pour des superpuissances européennes, ses progrès gigantesques en français en quelques années et sa volonté d'être pleinement intégrée plutôt que d'être juste "l'Américaine de l'équipe de France", ont rendu son parcours et son attachement envers l'équipe de France encore plus sincères.</p>
<p>Malgré ça, Gabby a quand même dû faire face à des ignares qui parlaient de passeport de complaisance, comme si, à l'image de ce qu'ont fait les Espagnols avec Lorenzo Brown ou Megan Gustafson, elle avait eu droit à une naturalisation sportive sans avoir aucun lien avec la France. Non, Gabby est Américaine ET Française, et a magnifiquement défendu les couleurs de son choix et sa double culture. Elle mérite, comme toutes les joueuses de ce groupe de filles exceptionnelles, d'être suivie au-delà des compétitions avec l'équipe de France. Gabby sera prochainement en Euroleague avec le Fenerbahçe, avant de retrouver la WNBA où sa cote va forcément grandir encore, avec le Seattle Storm ou n'importe quelle autre équipe qui saura tirer profit de sa polyvalence et de ses qualités.</p>
<p>En attendant, elle va très certainement prendre un repos bien mérité, se plonger dans les mangas et les animés qu'elle aime tant. Puis, déjà, penser aux prochaines échéances avec cette équipe de France qu'elle a marqué de son empreinte : l'Eurobasket en 2025 et la Coupe du monde 2026, où Gabby Williams et les Bleues tenteront de faire tout sauf de la figuration.</p>
<p>Merci Gabby !</p>
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		<title>LeBron plus puissant que jamais ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Shaï Mamou]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jul 2024 09:47:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Edito]]></category>
		<category><![CDATA[LeBron James]]></category>
		<category><![CDATA[Los Angeles Lakers]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2024/07/LEBRON-TOUT-PUISSANT-une.jpg" alt="LeBron plus puissant que jamais ?" /></div><p>La semaine a été animée pour LeBron James et les Lakers. Le King en ressort avec les clés de la maison ou presque.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:10px auto"><img src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2024/07/LEBRON-TOUT-PUISSANT-une.jpg" alt="LeBron plus puissant que jamais ?" /></div><p><strong>LeBron James</strong> a presque toujours, plus ou moins directement, eu de l'influence en coulisses dans les franchises dont il a fait partie. Rien d'anormal dans le fond. C'est le propre des très grands joueurs. Les organisations sont prêtes à se damner pour leurs superstars et, parfois, à hypothéquer leur avenir pour les satisfaire ou prolonger l'aventure avec elles.</p>
<p>Si clamer que le King était un GM ou un coach de l'ombre était souvent vu comme une critique ou un reproche - ce qui n'était pas toujours le cas - c'était avant tout un moyen de mettre en lumière le rayonnement sportif et extrasportif inédit du "Chosen One". Ce n'est toutefois pas quelque chose qui lui plait. Depuis toujours ou presque, et encore plus depuis son arrivée aux Los Angeles Lakers en 2018, il a continué de vouloir tordre le cou à l'étiquette de joueur omnipotent qu'on lui a collé. Il va devenir de plus en plus difficile pour lui d'y arriver.</p>
<p>Faisons un petit bilan des derniers jours, qui ont débouché sur la prolongation de contrat de LeBron James mercredi. En l'espace de quelques jours, LeBron a donc :</p>
<ul>
<li>signé un contrat de deux ans avec une player option sur la deuxième saison</li>
<li>inclus une no-trade clause dont seul Bradley Beal disposait encore en NBA</li>
<li>pris le max en termes de salaire à 39 ans avec plus de 50 millions la saison et un total potentiel de 104 millions</li>
<li>vu son fils Bronny être drafté au 2e tour par les Lakers, avant de signer un contrat de 4 ans pour presque 8 millions de dollars, alors qu'il n'a pas encore joué le moindre match professionnel</li>
</ul>
<p>Si on ajoute à cela le fait que Rich Paul, son agent, est toujours très bien implanté chez les Lakers, avec une vraie influence auprès du General Manager Rob Pelinka, et a fait la tournée des plateaux ces dernières semaines, le constat est clair : LeBron James est le membre le plus important de la franchise et n'a probablement jamais été aussi influent et décisionnaire.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-705112" src="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2024/07/LEBRON-TOUT-PUISSANT.jpg" alt="" width="1000" height="1500" srcset="https://www.basketsession.com/statics/uploads/2024/07/LEBRON-TOUT-PUISSANT.jpg 1000w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2024/07/LEBRON-TOUT-PUISSANT-234x350.jpg 234w, https://www.basketsession.com/statics/uploads/2024/07/LEBRON-TOUT-PUISSANT-313x470.jpg 313w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></p>
<h3>Beaucoup de questions...</h3>
<p>Les sceptiques diront qu'il tient la franchise par les gonades. Les autres qu'il a fait ce qui était le mieux et le plus logique, après avoir vu les Lakers échouer à recruter l'un des noms qu'il leur avait suggéré (Klay Thompson, James Harden, DeMar DeRozan et Jonas Valanciunas), dans le but d'accepter un salaire moins élevé.</p>
<p>On ne pourra néanmoins juger ce qui vient de se passer qu'une fois la saison bien entamée. Les questions sont toutefois nombreuses autour de cette équipe, articulée autour de LeBron, et qui devra encore composer avec une attention médiatique toute particulière.</p>
<ul>
<li>Les Lakers ont-ils un effectif assez fort pour éviter de passer à nouveau par le play-in tournament ?</li>
<li>JJ Redick résistera-t-il à la pression pour son premier job de head coach ?</li>
<li>LeBron James est-il toujours l'un des 10 meilleurs joueurs de la ligue ?</li>
<li>Anthony Davis pourra-t-il refaire une saison aussi fiable en termes de matches joués ?</li>
<li>Bronny James sera-t-il capable d'être ne serait-ce qu'un joueur de rotation ?</li>
</ul>
<p>LeBron et les Lakers ont quelques mois pour apporter des réponses à ces questions.</p>
<p><a class="read-too" href="https://www.basketsession.com/NBA/live-free-agency-toutes-les-signatures-et-les-rumeurs-704542/">LIVE Free Agency : Toutes les signatures et les rumeurs</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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